EpyàvY], ouvrière, qui préside aux travaux
(( Les araignées ignorent et dédaigneraient d’apprendre l’art d’ourdir et de faire de la toile, ainsi que les autres arts inventés par Minerve Ergané. » Ælien. Hist. div. L. I, c. 2.
3. Plusieurs autres inscriptions provenant également de l’Acropole, et publiées par M. Lebas dans son Voyage archéologique, font mention de Minerve Ergané.
4. Ce Myron n’a, bien entendu, rien de commun avec le célèbre artiste du môme nom.
plupart des statues da l’Acropole qui n’avaient point un caractère religieux. « La preuve de ce fait, ajoute-t-il, est écrite sur leurs piédestaux, qui ont été retournés pour recevoir de nouvelles inscriptions et des statues romaines : ici César Auguste, là Germanicus César, plus loin l’empereur Trajan , puis Adrien » Un piédestal plus grand que les autres semble ne pas avoir porté la statue à laquelle il était destiné; il était resté inachevé, et son dé de tuf n’avait pas même encore reçu son revêtement de marbre.
Le côté oriental de l’enceinte était encore occupé naguère par une grande citerne parallèle à sa muraille, et dont la construction rèmontait seulement au xiv® siècle. La destruction de cette citerne en 1859 a mis entièrement à découvert six degrés ou gradins taillés dans le roc que surmontait autrefois un mur, sans doute à hauteur d’appui, formant la limite de l’enceinte de Minerve Ergané et du péribole du Parthénon, c{ui, du côté du posticum, ne conservait ainsi qu’une largeur de 7 mètres seulement. Ces gradins, très-peu profonds, n’étaient point destinés à être gravis ; ils formaient une sorte d’amphithéâtre, j’oserais presque dire d’étagère, où étaient exposés de nombreuses stèles et des ex-voto dont les cavités sont encore visibles dans chaque degré.
Colonnes d’Eortios et de Timothée. Aux extrémités du second gradin, on a placé récemment les deux colonnes que nous avons dit avoir été trouvées dans l’enceinte de Diane Brauronia, et leur sommet est de niveau avec la plate-forme du péribole du Parthénon ; ces deux colonnes ^ sont d’un seul morceau, mais les bases sur lesquelles on a érigé leurs fûts appartiennent à l’époque byzantine. Les chapiteaux à peine dégrossis sont du travail le plus barbare. La colonne de gauche porte gravée verticalement sur son fût en caractères archaïques, que IVt. Beulé pense pouvoir remonter à l’époque des guerres médiques, c’est-à-dire au commencement du v® siècle avant Jésus-Christ, cette inscription qui nous apprend qu’elle était surmontée d’une statuette de Minerve :
^ OfïTlO^ HA lOCD^ lAA^ A
Ata©^ czaAi
« Eortios et Opsiades ont consacré comme prémices à Minerve. »