‹ Athenes (volume 2)Chapitre 66 sur 276 · FRONTONS DU PARTHÉNON · texte numérisé non relu

FRONTONS DU PARTHÉNON

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supérieure de la tète'’, et un fragment de la poitrine couverte de l’égide^. Au même musée , on lui attribue aussi deux pieds fixés encore sur une plinthe^. Suivant l’opinion d’Ottfried Müller adoptée par M. Beulé, « Neptune a frappé la terre de son trident, et fait naître le cheval frémissant et indompté ; Minerve aux yeux du dieu étonné l’a saisi , soumis au joug; on la voit le contenir d’un bras puissant, tandis que la Victoire et Érechthée, sur le char, tiennent les rênes d’une main déjà confiante'^. » J’ai peine à accepter cette donnée; le char de la Victoire est attelé de deux chevaux, et ce n’est qu’un seul cheval que fit sortir du sol le coup de trident de Neptune. Je proposerai une explication, à mon sens, plus conforme au génie poétique des Grecs. La Victoire, sur son char, assistait à la lutte dont elle devait être le prix, et Minerve, arrêtant ses chevaux de son bras puissant, en prenait possession après la défaite de Neptune. Entre Minerve et le dieu des mers on chercherait vainement, il est vrai, l’espace nécessaire pour placer et l’olivier et le cheval qu’avaient fait naître les deux divinités rivales; mais comme, ainsi que nous le verrons, beaucoup d’accessoires de métal avaient été ajoutés aux marbres des frontons, il est assez vraisemblable que l’olivier de Minerve, aussi bien que le cheval de Neptune, n’y figurait qu’en bronze, de très-petite proportion et d’une manière en quelque sorte symbolique. Bien plus, il est probable que le cheval n’a jamais existé dans cette composition, et que le sculpteur s’était contenté, suivant une autre tradition plus répandue, de faire jaillir sous le trident de Neptune la source d’eau salée qui plus tard fut, comme l’olivier sacré, renfermée dans l’enceinte de l’Erechthéion.

Neptune, entièrement nu, semblait* se reculer violemment et comme irrité de sa défaite. La partie supérieure de son torse est au Musée de Londres 5. A sa suite venait ïéthys, dont on croit que la tête est conservée à Paris, au Cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale 6;

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