‹ Athenes (volume 2)Chapitre 93 sur 276 · Plan de l’Acropole, entre V et U · texte numérisé non relu

Plan de l’Acropole, entre V et U

3. Cyriacus Anconitanus. Corpus inscriptionum, etc. Roma. 1747. In-f”. Gruter. Inscriptiones antiquœ totius 07’bis romani. In-U. 1001.

Stuart. Antiquités d'Athènes. T. I, p. 10.

Piédestal. Non loin de l’autel de Minerve, vers le centre de la partie orientale de l’Acropole, au milieu de monceaux de ruines et de décombres, se dresse un piédestal carré (Plan de l’Acropole m), portant sur chacune de ses faces une figure en bas-relief fort endommagée. L’une d’elles, la mieux conservée, semble tenir une hache à deux tranchants, une bipenne; une autre, armée d’une lance, pourrait être une Minerve. Toutes deux gardent dans leurs draperies des traces très-visibles de peinture.

A quelciues mètres au nord de ce cippe, sont encore en place plusieurs assises de construction hellénique; mais nous n’avons aucune donnée sur ie nom et la destination de l’édifice auquel elles ont pu appartenir.

Dans sa partie sud-est, le rocher de l’Acropole, loin d’avoir été abattu, comme au nord et au sud-ouest, pour être aplani, avait dû être remblayé à une grande profondeur, et ces remblais étaient soutenus par la muraille de Cimon qui, descendant assez bas pour s’appuyer sur le roc, était devenue un mur de soutènement de plus de 16 mètres de hauteur. Il est probable que cette portion de l’esplanade fut ajoutée à l’enceinte primitive, au moins en partie, par Cimon, après la destruction de l’Acropole par les Perses, car lorsque dans ce remblai (Plan de l’Acropole T) on creuse à une certaine profondeur, on le trouve formé de cendres et de débris de toute sorte, dont beaucoup, portant les traces de l’action du feu, proviennent évidemment des monuments incendiés par les soldats de Xerxès. Au-dessus est une couche épaisse d’éclats de marbre, résultant de la taille des blocs destinés aux nouveaux monuments de l’Acropole, et enfin, presque à fleur du sol, des fouilles, qu’il serait bien à désirer que l’on continuât, ont mis à découvert de nombreux tambours de colonnes simplement dégrossis, et tels qu’ils avaient été apportés de la carrière du Pentélique. Ce sont ceux qui pour quelque défaut, quelcpe tare, avaient été rebutés par les architectes du Parthénon, jaloux de n’employer que des marbres irréprochables.

M. Beulé suppose qu’à droite de ces ruines se trouvaient les piédestaux des groupes donnés par Attale ^ ; cette hypothèse est confirmée par Plutarque ^ qui, racontant les présages funestes qui signalèrent ]e commen-

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