‹ Athènes (volume 3)Chapitre 1 sur 234 · ERNEST BRETON · texte numérisé non relu

ERNEST BRETON

Paris, i" juin 1861 .

Magnum iter ad doctas in'oficisci cogor AtJwnas. PuoPEncE. L. III. i:i. 'il.

OMMK le poêle, <' j'enlre[)rends le i^i'mikI voyage de l:i dodc Allièiies; 1) ;iii pied des colomies de SCS Icmples. sous ses i)or(i- (|ii('s. ;ni soimnel de ses collines, je rclroiivci'îii les iioiuhreiiscs lr;iccs des niclK'ologucs, des arlistes «pii m y <>iil |ir(''e<''d('' -, elles me i;nidei'()nl d:ins une eairièi'e (pi"(''elaii'er<>ul . coiuuie aulaul de phares lumineux, les t^rands noms de l'ausaïuas el d llérodole.

(•('MX (les SliiMil. (If'S (lliaiidlcr. des Dodwcll, des Pciii'oso. des

lioHii^ci'. des OlllVied Millier, des lîi'oiidsled, des Pidakis. des

liaiioalx'. des Raoul -Hoehelte, des Letronne, des Lenormaiit,

des Ueide. el laiil daulivs non moins justement estimés.

Si les anliijuilés de la reine des arts ont déjà trouvé tant de fois de (liLjnes interprètes, nous avons osé croire pourtant que, même a|)rès leurs savants ouvrages, il pouvait rester plaee pour une entreprise i)lus modeste, mais non moins utile peut-être.

11 y a [>eu d'années, je m'efforçais de populariser la eonnaissance des i-uines si curieuses de Pompéi en publiant une description (pii, par son format, par son i)lan, fût à la portée de toutes les intelligences, de tous les âges, de toutes les forlunes. Le bien^ veiilanl accueil l'ait à cet ouvrag<', dont deux éditions onl du paraître dans la même année, m'a pronvé que je ne m'étais [)as trompé en croyant répondre à l'un des besoins de noire époque.

La pensée qui me guidait alors m'inspire encore aujourd'bui. Les anli(piil(''s d'Alhènes, plus belles et aussi intéressantes que celles de l'ouipéi, sont beaucoup moins connues; cai* si d'innombrables voyageurs foideni ( liaque année le pavé de la nip drs Tow- 6(v/j/./ , les mosaï(|ues delà villa de Diomèdc, h'wn ])eu traversent les mei-s pour aller admirer les chefs-d'ouivre de Mnésiclès. d'ictiiuis et de Phidias. D'ailleurs, pour Atbènes comme pour Pom])éi, si les ouvrages s|i('(iaux abondent, la plupart sont d'un loi'mat inc(;nniio(ie ci d uii [)i'i\ ti'ès- élevé; beaucoup sont écrits en langue (''I l'a Mgr le. icMiplis de citations grecques el latines, ou MH'iMc a( ((>MipagM('s de siMi|iles rcMvois aMX écrits des anciens;

ceux-ci ne s'adresseni qu'aux savants de profi^ssion ; d'aulres, destinés exclusivement aux arcliitectes, présentent une foule de détails inulih's. sinon iiiin(('lIiL;il>Ies poui' la p]ii[»ai'l des lecteurs. Nous aussi, nous avons mis i\ contribution les écrivains de l'anliquit(''. mais partout, à moins ({u'ils ne fissent répétition, nous avons transcrit entièrement en notes et traduit les passages ayant ti'ait à notre sujet ; nous avons profité des recherches faites par les voyageui's français, anglais, danois, allemands, italiens, par les archéologues de la Grèce moderne; nous avons enfin puisé des renseignements positifs et précieux dans les magnifi<pies travaux des architectes pensionnaires de la France.

Un excellent ouvrage, ])arn en 1853, nous a ét(' d'un juiissant secours dans une partie de notre tâche, mais aussi plus d'une fois il a fait notre désespoir. En lisant les pages à la fois si doctes et si élégantes tracées par M. Beulé, souvent nous nous sommes senti découragé. Pourtant, si nous ne pouvons faire mieux que le brillant professeur, nous pouvons faii'c autre chose : nous pouvons décrire les monuments d'Athènes entière, au lieu de nous l'enfermer, comme lui, dans renceint(» (]o l'Aci'opob» ; nous ])ouvous*rendre notre livre [dus accessible aux gens du monde; nous pouvons, par des dessins nombreux et scrupuleusement exacts, en laciliter I intelligence; nous pou\<»ns enlin. grâce à nos pi'(»|)res observations, émettre peut-être (piebpies id(''es nouvelles el a|>- [>orler ainsi (piebpies |)iei'i'es à liMlifice doiil nos (le\aiiciei's oui l>ost'' les fondemenls.

]/,\ science est un cliain|i ouNcrt à d incessanles coïKpu'Mes doiil

Dieu seul pciil fixer les liinilcs. ()l).s(iir soldai iiiarcliaiil à la suilc (le laiil (le c\w['s iiliislres, nous n'aiiihilioiinons d'aiilro riMonipcusL' ((lie l'espoii" d'avoir (onli'ibiié . pour notre faihle jtart. à Irayei' le ( heiniii à de nouveaux eonquéraiils (jui peutêtre eussent reculé devant les cailloux et les ronces que nous avons essayé d'écarter.

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Porte lie l'Acropole.

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