Plan de l'Acropole Z
PIÉDESTAL DE JUINERVE PROMACHOS.
inachos'Jv; ce ne sont que quelques assises de tuf indiquant un angle.
« Cette statue, dit Pausanias -, est en bronzo ; elle a été érigée aux dépens des Mèdes débarqués à Maratlion. Elle e^^t l'ouvrage de Phidias, et c'est Mys qui a, dit -on, gravé sur le bouclier de la déesse le combat des Lapithes et des Centaures, et les autres sujets qui y sont représentés. On ajoute (luil a gravé ce bouclier et ses autres ouvrages d'après les dessins de Parrliasins. fils d'Évenor^. La pointe de la pique de Minerve et l'aigrette de son casque se voient de la mer dès le promontoire de Sunium. » Nous avons dit ce qu'on devait penser de la tradition rapportée par Zosime, suivant laquelle ce colosse aurait arrêté Alaric effrayé à sa vue'^.
(( On peut, dit M. Beulé, calculer les dimensions ciuc Phidias donna à sa statue sur les médailles de Paris et de Londres 5, de fabriques et
MédaiUo de Minerve Promaclios.
de modules différents; elle est d'un tiers plus haute que le Parthénon. Le temple avait environ 55 ])ieds ; la statue en avait donc 75. Il faut (li'duire de ce chiffre la hauteur du piédestal (jui la supportait*^. »
En ii()ji< (lii'igeaiit vers les Propylées, nous laissons à droite remplacement présumé d'un piédestal sur leciuel. sui\aut Hérodote, dut être placé tin cliar de bronze pi-ov(Mi;int de |;i dîme du butin fait en Tan oOo sur
I. llpô|j.a/o;, qui combat pour, qui défend. Dans sa coinôilio dvs Cheval icrs, Aristophaiu; lui doiiiu' le nom (le llj).at|Aa/o;, Pyluîiiiaclios, qui combat à la porte, allusion à la position de cotte statue auprùft des Propyli'es.
'1. Alt. C. \.\\lll.
.t. Pausanias commet ici un anarhrnnisnu': le peintre Parrliasins, lils d'Kvonor, ne n:t(iiiit ;\ Éplièse que vers l'an 4'20 avant J.-C, an nmins dix ans après la nimi iji' Phidias. M. Beul<} [Revue des Deux Mondes, mars iSdO) substitue au nom <\r Piurliasius celui d'un ccitain IVrasius.
i. Voy. p. I:M).
T). Ces médailles représentent l'.\crnpole avi c le Parthénon et la statue de Minerve Promachos.
•5. K. Bkii.k. La Jeunesse de l'hidins {Hevne des Deux Mondes, mars IHOO).
180 ATIIKNKS.
les Chalcidiens et les Béotiens i. Traversant les Propylées et passant entre la riiincolhéquo et le piédestal d'Agrippa, nous trouvons dans l'angle o le point d'où partait un escalier conduisant de l'intérieur de la citadelle à la grotte de Pan -. Aujourd'hui cette communication n'existe plus, aussi ne décrirons- nous la grotte qu'après être sorti de la citadelle.
Fontaine Clepsydre. Dans l'angle opposé de l'esplanade où s'élève le piédestal d'Agrippa, nous trouverons auparavant un autre escalier p par lequel nous descendrons visiter la fameuse fontaine appelée d'abord Empedo, et qui prit ensuite le nom de Clepsydre^, et aux eaux de laquelle les anciens paraissent avoir attaché quelque idée religieuse ^.
En 1821 et 1822, pendant la guerre de l'indépendance, M. Pittakis fit partie d'une commission chargée de trouver de l'eau pour le service de la citadelle; il pen-sa à rechercher la fontaine Clepsydre que les auteurs anciens indiquaient comme existant dans le voisinage de la grotte de Pan 5. Ce fut en etîet dans une petite église byzantine consacrée aux saints apôtres, située à peu de distance de la grotte, et que M. Pittakis croit avoir succédé à un temple dédié à Neptune, que la fontaine fut retrouvée. Elle existait devant l'entrée de l'église et depuis longtemps était comblée. On la dégagea et on y retrouva l'eau aussi abondante qu'à l'époque où elle était conduite à la clepsydre de la Tour des Vents. La fontaine étant située en dehors de l'Acropole, Odyssée, chef des
1. (I Les Atlicnicns consacrèrent aux dieux la dixième partie de l'argent qu'ils retirèrent de la rançon des prisonniers, et on en fit un char de bronze h quatre chevaux qu'on plaça à main gauche, tout à l'entrée des Propylées de la citadelle, avec cette inscription : » Les Athéniens ont dompté par leurs exploits les Béotiens et les Chalcidiens, et, les ayant chargés de chaînes, ils ont éteint leur insolence dans l'obscurité d'une prison. De la dime de leur rançon, ils ont ofTert à Pallas ces chevaux. 1) HÉRODOTE. L. V, c. 77.