‹ Athènes (volume 3)Chapitre 11 sur 234 · I. K. 1»KI 1.'^ Arrojhih- (IMIirnrs. J. I, c. I · texte numérisé non relu

I. K. 1»KI 1.'^ Arrojhih- (IMIirnrs. J. I, c. I

KNTHKK l)K LACROl'OLE. 2y

Quant à la contre-tour de droite F, appuyée contre la tour anticjue C, sa construction est toute dilîcrente et bien j)lus barbare; elle n'est pas formée d'assises en retraite comme celle du nord-ouest, et sa face présente une ligne un peu moins éloignée de la verticale; elle est composée d'une réunion de matériaux de nature et de grandeur diverses, grossièrement assemblés. A 3 mètres environ du sol, elle présente un cordon en saillie d'une forme usitée au moyen âge et qui, n'existant pas sur l'autre contretour, se retrouve au contraire sur un contre-fort K, attenant à la première. Cette contre-tour n'est pas parementée du côté G, donnant sur l'entrée, et, si on eût voulu la revêtir d'un parement, celui-ci se fût trouvé tout entier en saillie sur celui de la tour antique, comme nous l'avons indiqué par une ligne ponctuée. Il nous semble donc hors de doute que la muraille de face de la tour de droite se prolongea toujours jusqu'à la tour de gauche , contre laquelle elle venait s'appli([uer sans s'y incorporer, au moins dans sa partie inférieure et ancienne, et qu'elle l'ut toujours dans l'état où M. Beulé la trouva, lorsqu'il d('MiK)lit ce pi-olongement pour faire reparaître au jour le mur et la porte de Valérien, la partie H, comprise entre les deux murs et les deux tours, ayant été comblée pour la métamoi'phoser en bastion. Le raccordement des deux contre-tours ne put être parfait, leur mode de construction étant différent et leur inclinaison n'étant pas tout à fait la même. M. Blouet, dans la planche de VE.rpédilion de Morée, n'a pas reproduit cette particularité, omettant aussi le cordon que nous avons dit régner sur la contre-tour et le contre-fort de droite. M. Beulé ne paraît pas non plus avoir remarqué la différence de construction des deux avant-tours; aussi leur assigne-t-il une seule et même date, celle de la conciuèle d'Athènes par Mahomet II. Nous croyons, au contraire, (|u'elles doivent appartenir à (1<hi\ é|)()(]ues ])cu éloignées peut-être l'une de l'autre, mais aussi ;i deux cisilisations différentes. L'avant -tour E. dont la construction plus régulière cl à assises en retrait(^ ra|)pelle, de loin à l;i vérité, celle de la nuir.iille de ^^ Cimon, pourrait être, selon nous, l'œuvre d'architectes ayant encore conservé (juel(|iie vague souvenir (]('<■ saines traditions de l'ai't. La tour de di'oite 1' et la muraille atten;iiil(^ 1 in(li(|nent au contraire l'oubli com- ])lel (le toutes les. règles et paraissent l'œuvre de la harbaiie. Noih n<' croyons donc ]ias nous ti'om|)er en supposant (|ue V(>rs \o milieu du \v* siècle, un des ducs d'Athènes (le la famille llnrcntine des Acciajuoli,

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pciit-rtic riiilurliiih- l'iaiicesco, le dernier d'entre eux, avait entrepris (raiif;ni(Mit('r les défenses de l'entrée de l'Acropole et avait élevé la contre-tour de ^aiiclu'; il irav'ait pas eu le temps de construire celle do droiti^ (|uaiid Atliônes tomba, en i/i56, dans les mains de Mahomet 11. Ce C(>n(iuérant continua alors l'entreprise, en modifiant le plan précéd.MiinKMit adopt(>; il éleva la contre-tour de droite et la réunit à celle de "•auche . renfermant dans ce nouveau bastion la muraille et la porte de ' \al«Mien. Celles-ci n'avaient guère pu d'ailleurs être masquées beaucoup plus lot, et avaient dû rester à découvert jusqu'à une époque postérieure à celle de l'invention de la poudre; car M. Beulé, avec sa sagacité ordinaire, a reconnu sur leurs marbres des traces de balles aplaties. Tout l'intervalle compris entre le rempart turc et la muraille de Valérien fut rempli de terre et forma une plate-forme armée de canons. Ceux-ci y étaient amenés par un plan incliné qui, à l'intérieur de la citadelle, coniuiençait au palier central des Propylées, palier où, comme nous le verrons, s'ouvrait la porte méridionale dont nous allons parler.

A dater de la clôture de la principale entrée antique, on ne pénétra plus dans l'Acropole que par une porte moderne située au sud, qui avait dû l'emplacer une porte antic[ue dont il ne reste plus de traces, mais ([iii. dominant les ruines de l'Odéon, conduisait au passage que nous verrons avoir été destiné aux victimes.

1nti:iui-:ijr de l'Acropole. Entrés dans l'Acropole, et observant à revers la iiiurailh^ d(> Valérien, nous la verrons se prolonger sur une étendue de 22 mètres, et fermer le côté oriental des tours antiques qui |)rimitivement était resté ouvert. Ce prolongement est, comme le mur lui-iiiènie. formé de grands blocs dont plusieurs, entourés d'une bande creus(?. provieiiiieiit de constructions helléniques de la. j^lus belle époque. Nous reniar(iuerons que, dans toute l'étendue de cette muraille, les blocs (|iii la composent avaient été choisis et ajustés avec moins de soin, les ^.i'yccs les niiriix conservées et formant l'appareil le plus régulier ayant ét(î r(''S(M\('es pour l'extérieur de l'enceinte. Aucune entrée ne fut alors '■* nii'nagée à la, toin- du sud (|ui dut être remplie, et dont la |)late-forme, 'i IjHinelic on aiii\ait du sommet (l(>s renii)arts, fut utilisée pour les besoins di- la dt'tense; mais celle tour, à r('pof(ue où elle était ouverte d'un côl('. axait eu mi dallage dont les traces ont été constatées par M. i'x'uli'', el (jui se Irouvaif de niv(Niu avec le premier palier des Pro-

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pylées, avant qne son niveau eut été abaissé. C'est à l'extrémité de ce palier, près de la tour méridionale, que sont déposés deux bas-roliefs. trouvés et puhlii's par M. Boulé'; ils sont d'un assez bon style et représentent, l'un une danse pyrrhicjue, l'autre un cha'ur cyclique.

A la toui- du nord est une jiorte L que M. Beulé croit être moderne; je ne partage pas son opinion à cet égard, et je pense au contraire que cette porte fut ménagée dès l'époque de Valérien. Un de ses jambages est formé en |)artie par un cippe de marbre gris du mont llymette, qui porte une inscription grecque et romaine 2; et un autre bloc du même marbre, orné de deux couronnes de laurier et engagé plus loin dans la muraille même, me paraît avoir dû appartenir au même cippe. .le trouve une autre preuve à l'appui de mon opinion dans la longueur du linteau de la porte qui, faisant parfaitement corps avec la muraille, ne me pai-aît pas avoir pu y être introduit après coup. 1! était du reste assez naturel qu'au moins l'intérieur de Tune des tours fût resté accessible afin de servir de corps de garde ou de logement aux portiers de l'Acropole, aux À/.po(p'J).a/,£;, ainsi ([u'ils sont nommés dans les inscriptions grecques des époques de décadence.

Lors de la construction de l'avant-tour du nord-ouest et du grand mur attenant au nord, on agrandit ce réduit B aux dépens du mur septentrional de la tour anti([ue. Celui-ci fut démoli, et non-seulement son emplacement fut ajouté à l'étendue du corps de garde, mais en outre un renfoncement l'ut ménagé dans la nouvelle muraille ((ui, de ce côté, fut revêtue de matériaux antiques provenant de la démolition de l'ancienne. On com|)rit (|uo. minces comme elles étaient, les murailh^s do la tour n'eussent |)u supporter la voûte dont ou voulait couvrir le n'diiil nuMiagé dans sa pailie iulérieuiv, \oùle ([ui de\ait eusuile être surt-harg(''e de terres ou (h; mat(''riau\' (|U(^lconf{ues jioui" l'amener à formel" terre-pl(Mii ; aussi (|uali-e pilaslres d'angle et (juatre auti'cs appli(|U(''s au\ parois les plirs l()ngu(?s divisèrent-ils la pièce en trois espèces de lra\t''es \oût(''es, celle du nn'lieu ;i plein cintre et les deux autres en ogixe. Cet emploi de la voûte ogivale est une preiiNc de plus à l'appui de notre opinion siii" r(''po(lue tl(3 cet agrandissemeni soirs les Acciajiioji. an UK^nc leinps où

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