‹ Athènes (volume 3)Chapitre 124 sur 234 · Voy. p. 208, note · texte numérisé non relu

Voy. p. 208, note

4. Ces colonnes n'étaient pas de marbre blanc comme celles que nous voyons aujourd'hui, mais de marbre tacheté. Voy. Pi,ine. L. XXXVI, 5.

5. « Les rois amis et alliés bâtirent chacun, dans leur royaume, une ville qui prit le nom de l'empereur, et tous ensemble firent achever à leurs dépens le temple de Jupiter Olympien, commencé

anciennement à Athènes, et le dédièrent au génie d'Auguste. »

Suétone. Vie d'Auguste. § LX.

C. « En la ville d'Athènes, écrivait Plutarque {Vie de Solon) vers la liii du premier siècle de notre

ère, le temple de Jupiter est demeuré seul imparfait. »

C'était à Adrien, le second fondateur d'Atliènes^, qu'était réservé l'honneur de mettre la dernière main à cet édifice, qui avait subi tant de vicissitudes, six cent soixante-dix ans après sa fondation par Pisistrate-. Avant Adrien, on avait déjà dépensé pour sa construction la somme énorme de 7.088 talents (;38.275,!200 francs).

(( C'est l'empereur Adrien . dit Pausanias , qui a fait ériger la nef, Tov vaov, du temple de Jupiter Olympien et une statue de ce Dieu^, admirable moins par sa dimension (car. à l'exception des colosses qu'on voit à Rhodes et à Rome^, les autres statues colossales sont à peu près de la même taille) que parce qu'elle est entièrement d'or et d'ivoire^ et que , malgré sa grandeur, elle est travaillée avec beaucoup d'art. Avant d'entrer dans ce temple, vous trouvez quatre statues de l'empereur Adrien, deux en marbre de Thasos et deux en marbre égyptien. Devant les colonnes s'élèvent d'autres statues que les Athéniens appellent les statues des colonies ^. »

C'est à l'occasion de l'achèvemenl du temple de Jupiter qu'Adrien reçut le surnom iVOh/iiipicn, (\uo nous avons déjà lu sur une inscription conservée au leniple de Thésée^, et ([ue nous retrouvons dans une autre insrrijition (jui dut être placée sur la base de l'une des statues

1. La partie orientale de la ville Mtic par Adrien prit dès lors le noni d'Adriauopolis,

'2. Lucien fait, avec sa finesse ordinaire, la satire de cette Ifntciir, iiuaiul, dans son Icaroménippe ou Voyaoe au-dessus des nuages, il fait demander à Ménippe par Jupiter lui-mùme : » si les Athéniens sont toujours dans rintention d'achever le teniphvOljmpien. »

3. Ce n'est donc point i\ la statue d'Atlii''nes, qui n'existait point encore, mais à celle d'Olympie que doivent, quoi qu'en aient dit quelques auteurs, s'applicpicr ces passages de Suétone:

Il Caligula fit venir de la Grèce les statues des dieux les plus fameuses par l'excellence du travail et par le respect des peuples, entre autres celle de Jii|iitcr ()|\ inpirii, et, leur enlc\aiii la totc, il y substitua la sienne. » Vie de Caliijula. § XXll.

« Dans le jour, il s'entretenait (Califîula) avec Jupiter, tantôt lui parlant à l'oreille et fei^inaiil d'écouter ses réponses, tantôt élevant hi voix et niOme le querellant ; car on l'entendit une fois lui dire avec menace : Je te renverrai en Grèce d'où je t'ai fait venir. >> /</. Ibid.

Dans un autre passage, Suétone semble se contredire et faire supposer que Caligula n'aurait pas eu le temps de n«ilisei- le, projet d'amener la statue à Home.

» La mort de Galigula, dit-il, fut annoncée par |)lusieurs présages. La statue de Jupiter tJiympien, qu'il avait ordonné qu'on portiU à Kome, fit tout à. coup un si grand éclat de rire, lors(pi'on y mil la main, (juc les ouvriers laissèrent tomber leurs machines et s'enfuirent. » Id. ^ \.\ II.

l. I.a statu»; d'Apollon à Hliodes, celle de Nému h Home.

.■>. Il est probable que cette statue fut la dernière production iiupnrtaute et de grande dimension de la statuaire chryséléphautine.

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