V'oy. le frontispice, l"' plan
4. Stuart avait, dans un premier plan, as^;igné vingt et une colonnes aux ailes du temple, mais Revett, son compagnon et son collaborateur, a reconnu depuis ([u'elles étaient au nombre de vingt seulement, et son opinion est aujourd'hui généralement admise. Li; plan ainsi modifié se trouve dans le 3'' volume des Anticiuilés d'Athènes pi XVII.
disparu. Do rimmense colonnade, dix-sept colonnes étaient encore debout en 1753, treize sur trois rangs à l'angle sud-est, trois du second rang de Taile méridionale, et une du i)reinicr rang du portique occidental. Cette dernière c fut abattue vers 1760, par un vaïvode ou gouverneur turc nommé Chalzi-Ali. pour en faire de la chaux.
Des trois du porti(iue méridional, celle du milieu f a été renversée par un ouragan en 1852; elle gît tout entière sur le sol, et ses éiiormes tambours, qui n'ont fait que glisser l'un sur l'autre tout en conservant leur ordre primitif, nous permettent de nous rendre compte de la manière dont ils étaient assemblés.
Coupe horizontale i\'une colonne.
ku milieu de chacun est le trou carré a qui avait contenu le pivot de bois sur lequel on les avait fait tourner pour les j^olir et rendre leur adhésion parfaite, mais il n'y a plus de traces de ces pivots qui paraissent n'y a\oir point été laissés. Les tambours n'étaient réunis que par deux toui-illons de fer hh (|u'on y voit encoi-e.
Il iK' reste donc plus aujourd'hui (lue deux colonnes isolées et les treize du sud-est, encore réunies par leurs ai'chilraxes en deux groupes de di'ii\ fl (11' nii/c coloimes *.
Le diamètre des colonnes est de 2".2'|. •■! kur circonférence de 5'". 50. Leur él('\ati()n est juste de 9 diamètres ou 20'", 10. dont r".20 pour la base. \VrJ\V) poni- le lut r\ 2'". 50 pour le (•li;ipit(^ui. Cet éiiorm(^ chapileau Ji'est l'onm'' (|ue de deux hlocs seulement.
« Les colonnes du temple, dit \\ . Iieveley. continuateur de Sluart. sont diminuées à pjrlir du pii'd. de manière à présenter mie helle ligne conrbe. et elles ont ('\idemnienl moins de 10 diimièlre.-. de lianleiir. Le
I. Viiy. l;i vi;;ni'tto patji.' sui\;iiiti'. I.'.iii' d'Adiii'ii \ li;5iirr.
chapiteau paraît ]-)lus court ([iic ne le comporte la proportion ordinaire. L'abaque a ses angles aigus et porte une rose circulaire sur chaque face, comme on le voit clans l'ordre qui décore le Pœcile*. Les petites volutes sont à i)eu près semblables à celles c|ue l'on voit au Pœcile, mais elles ont plus de saillie sur le vase du chapiteau-. »
Principal reste du temple.
La largeur des entrc-colonnements est de 2'", 92.
Les plinthes des bases étaient fixées sur le stylobate, par des tourillons de fer dont les trous se voient encore à chaque angle , ainsi que le petit canal qui y conduisait le plomb de scellement.
Le stylobate reposait lui -môme sur des assises de pierre du Pirée, qui sans doute étaient cachées par un ou deux degrés de marbre, dont il ne reste plus de traces.
Les deux colonnes séparées du groupe de onze portent sur leur architrave, formée de trois pièces juxtaposées ^ , une espèce de niche de
1. L'édifice que Revcley désigne sous le nom de Pœcile est le stoa ou portique d'Adrien.
2. Stuart. Antiquités d'Athènes. T. III. Préface par Willey Rcvclcy.
3. Au temple de Jupiter Olympien, le bloc d'angle de l'architrave a jusqu'à (j"',08i de longueur sur 1 mètre d'épaisseur, et S'",^^ de hauteur. La plus grande pierre du plafond des Propylées n'a que 6"',40 de longueur.
T e:\iplI' DI-: juimtrr oly.mpihn. 215
maçonnerie comparativement moderne, mais (jui, ainsi qne le remarque Chaiidier'. n'a pu être élevée à une telle hauteur que pendant que la ruine était assez entière pour en faciliter l'accès. Suivant une tradition conservée à Athènes, cette niche aurait pendant de longues années servi de demeure à un nouveau Sfylite-.
« L'enceinte du temple, le péribole. dit Pausanias, qui n'a pas moins de quatre stades de tour, est remplie de statues, chaque ville en ayant érigé une à l'empereur Adrien; mais les Athéniens les ont toutes surpassées en plaçant derrière le temple la statue colossale de ce prince, qui mérite d'être vue. On remarciue divers monuments anciens dans cette enceinte, savoir : un Jupiter en bi'onze. un sanctuaire de Saturne et une enceinte consacrée à la Terre, surnommée Olympienne. Le sol de cette enceinte otTre une ouverture d'environ une coudée, par laquelle on (lit ({ue les eaux s'écoulèrent après le déluge de Deucalion. On y jette tous les ans des gâteaux de l'arine de froment pétris avec du miel. Vous trouvez aussi dans l'enceinte du temple de Jupiter Olympien une statue placée sur une colonne et (|ui représente Isocrate... 11 y a dans le même endroit un tr('pied en bronze, supporté par des Perses en marbre de Phrygie ; les hommes et le trépied sont également dignes de remarque ^. »
Le terrain sur lequel le temple s'élevait présentant un plan incliné dans la direction de l'Tlissus. on avait du établir une plate-forme artificielle soutenue par des luiuiiillcs. (lette esplanade, formant le péribole du temple, était longue de 223 mètres et large de 4 50'". 25, ayant par conséquenl 7/|()"'..')() de circonférence.
Au sud (>t à l'ouest . le mur de soulriirnicut existe encore on gi'ande pai'tif\ Son angle 7 // / est couser\é, et \c \\\uv s'étend au sud jus(iu"à ralignement de la fae;id(> du 1(MnpIe. et à l'est jus(|u'en face de sa huilièuie colonne. \u sud s;i li.iutenr \;u-ie entre .'>"'.2() l't -V".7(). ni;iis à l'est elle atteint p.irlois ii"',80. Il est nmintenn p.ir de puissants contreforts éloignés les uns (\r<. autr(\s de 5'". 57."). ayant une saillie de \"'A() à la base et ()"',92 au sommet. Il e>t l'oruK'' (r(''nornies blocs de pierre