lloixO.ço, varii'', de diverses roulcurs
Lamia, céh'ljrc joueuse de (lùte et courtisane athénienne, avait fait ériger i\ Sicyone un portique auquel elle avait aussi (iimni' le nom de Pd'cile, sans doute en souvenir de sa p.itrie.
II. » Le Pœcile, portique ainsi nommé à cause des peintures dont il est orné. »
Paisamas. au. C. XV.
7. Contrairement à l'opinion de AL Letronne, M. llaoul Hochettc s'est efforcé, mais selon nous sans succès, d'établir que les peintures du Pœcile étaient sur bois et non sur mur.
Voy. U. RocHETTE. Peintures inédites, p. 150. Cf. Letronne. Lettres d'un antiquaire à un artiste sur ta peinlnrc murale.
PŒCILli. 223
monuments qui l'avaient le plus frapj)é dans ses voyages; le Pœcile fut du nombre, et c'est par les ruines de sa copie encore debout à la villa Adriana, qu'il nous est possible de concevoir une idée exacte de ce
(ju'il était à Athènes.
plan probable du Pœcile.
Qu'on se figure un double portique fermé à chaque bout et partagé dans toute sa longueur par un mur. L'une des galeries, exposée au nord, offre en été un abri contre la chaleur; l'autre, regardant le midi, concentre pendant l'hiver les rayons du soleil ; des sièges y attendent les flâneurs, les politi({ues et les philosophes ^ ; une porte centrale E permet de passer d'un p()rli([ue dans l'autre; tel était le Pœcile. Les faces de la muraille centrale offraient de chaque côté deux vastes espaces, AB et CD, propres à recevoir les compositions des grands peintres appelés à y retracer des épisodes célèbres de l'histoire de la Grèce et d'Athènes. C'était là que s'étaient exercés les illustres pinceaux de Polygnote- et de ses deux disciples Paninus et Micon. C'est au premier qu'appartient un sujet parfaitement conforme à la nature de son talent. puis(|u'il excellait surtout à peindre les femmes : « Les chefs sont assemblés pour délibérer sur l'attentat d'Ajax contre Cassandre. On voit figurer dans la composition Ajax lui-môme, Cassandre et d'autres captives^. » Plutarque, d'ailleurs ^ dit en termes précis que cette scène était l'cruvre de Polygnote ^.
1. « Tout entier à ces réflexions, j'arrive au Pircile; j'y vois une foule tri'-s-coniparte, ((uilciues liumnies sous le portique même, un plus grand nombre en plein air, certains autres enlin criant et vociférant des sièges où ils étaient assis. Je me doute, ce qui était vrai, que c'est une discussion philosopliique. » Licie.n. Jupiler (ragiquc.
2. « Polygnote travailla gratuihimiii an l'u'cili.' d" Vtliéiics avec Mirmi, (|iii, lui, se faisait payer. »
l'i.iM . !.. \\\\, :i:i.
:i. Paisamas. .1//. C. W .
4. « Polygnotus, eu peignant les daiiirs tniyi'inirs captives coiitri' les parois du |Hirlii(ui' (iu"iin appeloit alors Plesianaclion et qui se noinc nuiinteiiant Pœcile, c'est-à-dire enrichi dr divrisL-s peintures, il tira, coniiuc Idn dit, ir visage de Laodice siu- le vif de Ilclpinicc, suMir de Cimoii. »
Pi.UTAUQUK. Ciiniin.
Le Combat de Thésée et des Amazones^ était dii à Micon^, aiiquol peut-être aussi doit-on attribuer la Bataille des Athéniens contre les Spartiates à Œnoé ^ dans l'Argolide, le seul des quatre sujets du Pœcile sur l'auteur duquel il y ait incertitude.
Enfin, la quatrième composition, due à Paninus, frère de Phidias, était la plus importante et la plus compliquée ; elle représentait la Bataille de Marathon ^. « Les Béotiens de Platée , dit Pausanias ^ , et des autres villes alliées de l'Attique, en sont aux mains avec les barbares, et de ce côté l'avantage est à peu près égal des deux parts. Hors du champ de bataille, les barbares sont en fuite et se poussent les uns les autres dans le marais. A l'extrémité se distinguent les vaisseaux phéniciens; les Grecs tuent les Perses qui cherchent à y monter. Vous distinguez dans ce tableau le héros Marathus ^, de qui le bourg a pris son nom, Thésée ciui paraît sortir de la terre, et Minerve et Hercule''; car les Marathoniens, à ce qu'ils disent eux-mêmes, sont les premiers qui aient rendu les honneurs divins à Hercule. Les plus reconnaissables parmi les combattants sont : Callimaque, qui était alors polémar([ue; Miltiade, l'un des généraux, et le héros Lchetlus^.»