‹ Athènes (volume 3)Chapitre 139 sur 234 · Att. G. XV · texte numérisé non relu

Att. G. XV

6. « Mahatuls, héros éponyme du célèbre dème de Marathon. Il y a sur son compte deux traditions fort différentes. — ITils d'Épopée, qui le força de quitter le Péloponèse, il se rendit en Attique, reparut dans sa patrie à la mort de son père, puis, après avoir partagé le pays entre ses fils Sicyon et Gorinthus, revint dans la contrée qu'il avait choisie conmic lieu d'expatriation. — 2" Orighiaire d'Arcadic, il prit part, avec Kchédènie, à l'expédition des Tyndarides, et se dévoua avant le combat pour assurer la victoire à son parti, n JACOBr. Dict. myth.

« Du nom de Marathus a esté aussi nïïmé le bourg de Marathon, k cause qu'il s'offrit volontairement h estre sacrifié deuant la bataille, suiuant ce qu'il leur avnit esté enioint et ordô prophétie. » Plltarqie. Thésée.

7. On a peine à comprendre comment, parmi tant de dieux et de héros, Paninus n'a pas fait figurer Pan, qui joua un rôle si important à la bataille de Marathon.

8. « Kcheti.us, nom d'un guerrier f[id, à la hutaille de Marathon, combattit dans les rangs des Grecs, sous la figure d'un paysan, armé d'un nianclic de charrue, et disparut après la victoire.

PŒCILE. ub

Sur ce dernier point, Pline %st plus explicite encore que Pausanias. (( Paninus, frère de Phidias, dit-il, représenta même la bataille livrée à Marathon, entre les Athéniens et les Perses. L'emploi des couleurs était déjà si conmiLui et l'art si parlait, ((ue Paninus avail. dit-on, fait ressemblants les chefs qui commandaient dans cette bataille : du côté des Athéniens, Miltiaclc. Callimaque. Cynégire ^ . du côté des barbares Datis et Artapherne-, »

11 est pourtant difïicile d'admettre que Paninus eût peint ici de véritables portraits, d'autant plus que les héros grecs fjui avaient figuré à Marathon étalent morts depuis longtemps, et qu'en supposant môme (|u'on eut conservé d'eux quelque souvenir, il ne pouvait en être de même pour les généraux persans Datis et Artapherne. A cette époque encore prinn"tive, on se contentait ordinairement d'inscrire le nom du personnage à côté de la figure qui était censée le rcprésentÊr, ainsi ({iic nous le voyons dans plusieurs des peintures antiques qui sont parvenues jusqu'à nous-^ Cependant, il ne paraît pas en avoir été ainsi au Pœcile. Dans son discours sur la couroniw. Eschine s'écrie : « Transportez-vous encore par la pensée au portique du Pœcile; car c'est là, c'est sur la place publique que se trouvent pour vous les monuments de toutes les grandes actions; et quel est celui dont je vous parle. Athéniens? Là est peinte la bataille de Marathon, cl (|iirl est le général? A cette question vous répondez tous : Miltiade. Oui, sans doute, et pourtant son nom n'est pas tracé sur la peinture. » One conchu'e de ce passage? seulemeni (|ue l'action, le costume, la tradition, faisaient reconnaître tel ou t(>l [)ei'sonnage, ainsi c{ue cela nous arrive continuellement pour les tableaux modernes, dont le sujet comui nous permet de nonnner chaque pei'son-

L'oracle ordonna de lui rendre les honneurs héroïques sous le nom d'iilchethis, r'ost-Ji-dire Vhoninte au manche ih charrue, iyjxlri. 11 était rcpri'scnté sur le grand tableau de la bataille de .Maratlion dans le Pœcile d'Athènes. » J.vr.oiti. Dict. ittyth.

1. « Faut-il piHir un sc(''lérat dé'triiin^ tant de momie, et en outre le |iorti(|ue avec .Marathon, Miltiade et Cynégire? » Llcien. Jti]<Ucr traiji'iKr.

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