‹ Athènes (volume 3)Chapitre 167 sur 234 · CI · texte numérisé non relu

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donne. On met sur son autel de l'orge et du blé mêlés ensemble qu'on laisse là sans aucune garde; le bœuf destiné au sacrifice s'approche de l'autel et mange ces grains; alors un des prêtres, qu'on nomme le Buphonus. lui lance sa hache (ainsi le veut la coutume), et prend aussitôt la fuite; les assistants, comme s'ils n'avaient pas vu celui qui a commis cette action, font faire le procès à la hache. C'est ainsi que cela se passe i. »

Les objets (jui. dirigés par une main inconnue, ou qui, renversés par un accident quelconcpie, avaient occasionné la mort d'un citoyen, étaient condamnf's à l'exil et transportés hors du territoire de la république par les plujlobasiles , cp^Vj^acrùcî; -.

Le Prytanée fut renversé par un tremblement de terre, la sixième an-

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Ruines du rrytaoée.

née de la guerre du Péloponèse (l'an /|2G avant Jésus-Christ), mais il fut reconstruit, et Leake regai'de comme certain qu'on peut lui attribuer (|uel(|ues ruines dont la position est parfaitement d'accord avec le récit

1. " Les Athéniens, dans une certaine fête, immolaient un bœuf; c'était la coutume que tous ceux qui étaient censés avoir eu part à la mort de ranimai fussent appelés en justice, l'un après l'autre, ut successivement décliargés de l'accusation, jusqu'à ce qu'on fut arrivé au couteau <|ui était seul condamné comme ayant réellement tué le bœuf. » ' .Ei.ifN. Ilhl. div. L. VllI, c. 3.

Porphyre nous apprend comment se faisait cette procédure. On intentait d'abord l'accusation contre les lilles qui avaient apporté l'eau pour arroser la pierre sur Ia((ueIIe on aiguisait le couteau; les filles rejtjtaient le «rime sur ci-lui qui avait aiguisé le couteau; celui-ci sur l'honinn' qui avai frappu le ba;uf; l'homme sur le couteau, qui, m; trouvant ainsi le seul coupable, était jeté dans la mer.

'i. Magistrats qui présidaient aux sacrifices offerts par leurs tribus, de yjtr,, tribu, et |ia7i>*y;, roi.

de Pausanias. C'est en elïel au jMcd de T Acropole, à peu de distance à l'est de la grotte d'Aglaure, et près du lieu ou couinicnçait la rue des Trépieds, (juc. au l'ond d'une impasse ouvrant sur la rue d'Adrien, on trouve un pan de nuu'aille, seul reste du Prytanée.

La partie inférieure de cette muraille formant un angle très-ouvert est composée de grandes assises régulières de pierre du Pirée. Ce soubassement avec la plinthe qui le surmonte nous semble seul appartenir aux beaux temps de l'art grec; le reste date évidemment d'une époque déjà presque barbare. Les pierres inégales paraissent provenir d'édifices plus anciens. Au-dessus règne un bandeau de marbre noir d' l'Eleusis sur lequel s'élèvent des constructions tout à fait modernes de briques et de moellons.

Le côté extérieiu- de la muraille, entièrement défiguré par les bâtisses turques (|ui y avaient été accolées, donne sur une place nommée place du Prytanée, Twlaxeioc Ilp-jxavsîou.

Derrière le Prytanée était un terrain consacré à Apollon, appelé Aifxoî Trsf^wv. champ de la Famine, parce que l'oracle avait ordonné aux Athéniens de le dédier au dieu, à l'occasion d'une famine. Leake croit reconnaître le Aiij.ou TTc^iov dans un petit jardin ([ui s'étend entre la muraille antique et le pied du rocher de l'Acropole.

Bains romains. En nous dirigeant du Prytanée vers l'arc d'Adrien, arrêtons-nous un instant à la charmante église russe récemment restaurée; nous y trouverons, dans sa nef même, une trappe et un escalier à marches très-élevées et très-étroites par lesquelles nous descendrons dans un petit bain romain {[ui mérite de fixer un moment l'attention, ne fiit-ce que par la parfaite conservation de ses trois hypocaustes ^ et de ses deux petits pavés de mosaïque. On y voit aussi quelques fragments de sculpture trouvés dans les fouilles.

Arc d'Adrien. Ce monument 2 est situé au sud-est de l'Acropole et à rangle nord-ouest du périhule du temple de Jupiter Olympien. Ses deux faces de marbre pcntéli((ue étaient absolument semblables, et formées de blocs de grand a|)j)areil réunis ])ar des crampons sans

1. Fourneaux souterrains (ÛTtôxa-j^i; ou OTtôxauTTOv, de ûtto, sous, et xai'o), lirùler) qui chauffaient les diverses salles des bains.

2, Voy. la vignettCsà la fin du rliapitro, et la vue du tmiple de .Tupiter Olympien, p. '21 i.

HAIX? ROMAINS I-T ARC D'ADRTFN. 263

chaux ni ciment. A ce nionunient avait été adossée une église chrétienne qui déjà n'existait plus à l'épuciue du voyage de Cliandler^. L'arc enterré alors de pkis d'un niMre est aujourd'hui dégagé. « 11 paraît, dit Stuart. avoir été destiné à rester isol»'. et cependant il se trouve placé si près des restes du péribole de l'Olynipium. et en même temps il est dans une situation si obli(|ue à l'égard de ce mur, ([u'il semble difficile de concilier sa position a\er aucune idi'e de convenance ou de beauté, et de concevoir j)c)ur (luelle raison les Athéniens lui assignèrent une pareille |ilace-. ') Stuai't cherche cependant une explication et s'elTorce d'établir qu'en ce lieu existait rancicn arc d'hlgée, et (iifil fut sans doute reconsliiiit religieusement à la même place par Adrien. Ce qui est plus certain, c'est que le monument n"a jamais pu être une porte de ville, et qu'il ne se trouve nullement dans l'alignement des anciennes murailles dont la direction est facile à suivre.

Sur la frise de l'arc, du côté qui regarde l'Acropole, on lit :

AlAKIi:^ AHHXAI OHlKLll U Ul'lMlOAJi:

« C'est ici Atli(''iies, ranciomir ville de Thésée. »

Du coté opposé est cette inscription :

AlAF.Ii: AAPIANOV KAI OVKH OHSEQï: HOAIS « C'est ici la ville d'Adrien, et non plus celle de Thésée ». »

Cet arc séparait en-elTet l'ancienne ville de la nouvelle, ([ui. construite en grande partie j)ar Adrien, avait reçu le nom (V/Iadricoiopolis. I*;uisanias ne parle pas de ce momimeiil . mais Leake remaniue (jull y a

1. "Il paraîtrait, d'après les traces de peinture qui restent sur W liant des murailles, qu'on avait éiigé une église contre. Ce monument est cuterré. »

Cii.\m)u:r. Voyages en Grèce. T. TI, ]>. ii7.

•i. AIAEIS, contraction de al oi eiat, celles-ci sont... On sait que le nom d'Athènes, Aell.^AI, est pluriel en grec. Chiicuuc des inscriptions est censée faire suite à l'autre; c'est ce qui motive l'adverbe conjonclif os, mais. « C'est ici la ville de Thésée, » dit uw inscription, « mais c'est ici celle d'Adrien, » dit l'autre, etvjce versa.

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