‹ Athènes (volume 3)Chapitre 188 sur 234 · Dictionnaire des beaux-arts., au mot Oiicuestiik · texte numérisé non relu

Dictionnaire des beaux-arts., au mot Oiicuestiik

G. On recevait les ambassadeurs étranyîrs au théâtre. Kn l'an de Home i'I, les Tarentins y reçurent les envoyés du sénat romain, suivant l'usarje des Grecs' ut est consuetudo Grœciœ, dit \a\(:vc Maxime (L. II, c. 2).

Parfois aussi les causes importantes étaient jugées par le peuple assemblé dans le théùtre. C'est là que furent condanmés Phocion et ses compagnons. i> Encore fut la façon dont on les mena ignominieuse; car on les traîna dessus des chariots tout le long de la grande rue Cérami(|ue, iuscpies au Ithéàtre, là où Clitus les tint tant que les magistrats eussent fait assenihlrr Ir priiplr, sans fordore [exclure) de ceste assemblée ni serf, ni estranger, ni honnne notT' d'inramie, ains laissant le théâtre ouvert à tous et à toutes de quelque condition qu'ils fussent. » Pi.irr.VHyiK. Vie de l'horion.

7. C'était sans doute du haut df la tliymcle (juc le poi'tc Pliili'nion avait connnencé la lecture d'une comédie que la i>luii' iuini-ompit et qur la uiort subite, (|ni Ir frappa pi'ndani la nuit, ne lui piMinit pas d'achever le Irmmnain. (Apllki;. !'li>r. \\\.)

8. 11 Les sophistes annonçaient un discours connue aujourd'hui un musicien voyagein- annonce nu concert, et les peuples accouraient de toutes parts pour les enteiuire et leur payer gi'ni'n'usrmi'nt le plaisir qu'ils procuraient. » lioissownr. liionr. Midiaul. An. I.kiin.

C'est en effet à ce métier, dont ou ntniuM'rait encore aujounl'lnii iiuili|uc trace eu Angleterre, (pic Lucien gagna une fortune considérable, en parcouraut l'Asie Mineure, la Grèce, l'italii' et les (■ailles.

11 Anaxandride parut un jour à ihe\al au ileaiiv ir\ilii'Mie-> pour > n'i'iiei- nu dilliyrambr tl une partie de sa tragédie de Tliérée. « \\\\\\^^•.. Deiinnis. I,. I\.

L'orchestre F de l'Odéoii d^Vtliènes était |);ui'aitement semi- circulaire ; il avait 18'". 80 de diamètre. Son dallage est en carreaux de marbre noir d'Eleusis, de 0'".57 de large. Sous celui-ci s'étendait une vaste citerne.

Aux côtés du proscenium s'ouvraient deux grands vomitoires CC, c[ui. faisant coude,' débouchaient par huit degrés parfaitement conservés aux deux extrémités de la façade méridionale du monument. Ils étaient dallés comme l'orchestre, et, à leur entrée dans celui-ci, étaient décorés de grands pilastres de marbre cjui subsistent encore en partie.

La scène. cx-/;vvi, construction rectangulaire, AB, qui faisait face au /.oîXov, à l'hémicycle, comprenait le proscenium, Xhyposcemum, la scène proprement dite, et le postscenium.

IjQ proscenium, 7:poax-/)viov, A, ne correspondait cjue fort imparfaitement, malgré son nom. à ce ciue nous appelons aujourd'hui avant-scène. Au devant était une plate-forme avançant sur l'orchestre, \e pulpitum , 6y-piêa;, estrade, ou ^oye^ov, endroit où l'on parle, et c^ui serait chez les modernes l'espace compris entre le rideau et la rampe ; c'était sur le proscenium et le pulpitum c^ue se tenaient les acteurs. Le petit mur qui soutenait le plancher du pulpitum, du côté de l'orchestre, était revêtu de grandes dalles de marbre ornées d'élégantes moulures. Dans ce mur, aux extrémités de l'arc de l'orchestre, étaient les deux petits escaliers de cjuatre marches, 7nm, dont nous avons parlé ^.

Uhyposcenium, uxog/.-zi'viov ou ii7roGx-/i'via, était le dessous du théâtre, qui, comme chez nous, restait vide pour les apparitions, les descentes sous terre, etc. On lui donnait aussi le nom de hronteium, Ppovxeîov, parce que c'était là qu'étaient placés les vases d'airain remplis de pierres que l'on agitait pour imiter le bruit du tonnerre, PpovTvi'. \j'/iijjmscenium est encore parfaitement reconnaissable à l'Odéon d'Athènes.

Le haut de la scène, que nous appelons les frises . était nommé épiscenium, èziG/z/iviov, et servait, comme chez nous, aux chan^'cuients de décorations, aux descentes de f/loires, etc.

1. « On voit, écrivait Cliandlcr on ITCm, dans la muraille du proscenium, une petite niche ou cavité dont l'entrée est fort basse. Les derviches ont au-dessous un teckeh, on lieu d'adoration, et une chambre dans laquelle iout Turc condamné à (Mre étranglé trouve onliuaininent une corde d'arc pour cet oITice. » Voyage en Grèce. T. 11, p. i30.

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La scène, mr^^-n 11, correspondait à notre toile de fond, avec cette différence que c'était une construction solide, embellie des ])lus riches ornements de rarchiteclure ^. Sa largeur était ici de o/i'", 75. La distance qui la séparait du mur du pulpifiDn était de 8'". 20. mais ses décorations en saillie réduisaient l'espace réservé aux acteurs à 5 mètres seulement.

La scène, comme à l'ordinaire, présentait trois portes au fond et une en retour à chaque bout. La porte du milieu /, plus grande ({ue les autres, s'appelait la porte royale. tî'JXvi pacriXi-/.-/;, aula rc(/ia, parce qu'elle était censée conduire au palais du protagoniste, du personnage i)rin(ipal chez lequel le drame se passait. Les deux portes plus petites nn. (jui accompagnent celle-ci, étaient les ^svixai r.ulai. les hospi taies, ainsi nommées parce cju'elles servaient aux hôtes et aux étrangers. Celle de droite était réservée au second persomiage ou deuteraijonistc, et celle de gauche au menu peuple; souvent aussi cette dernière était censée conduire à la prison-, lùitre ces portes étaient huit niches alternativement rondes et carrées ^, séparée? par des pilastres et des demi-colonnes.

Enlin. les deux portes 00, percées dans les versiwœ , murs en retour qui, aux extrémités de la scène, circonscrivaient l'espace réservé à l'action, étaient supposées conduire l'une au port ou à la ville, l'autre à la campagne^. Entre chacune de ces portes et le vomitoire voisin était une niche destinée également à recevoir une statue.

Les constructions B. qui s'étendaient derrière la scène, mais dont, ainsi que nous l'avons dit, il reste peu de traces, composaient \e posfsceuiiim, -KOL^cuc'/.-ryia., lieu ou les acteurs s'habillaient et où se jM'éparait tout ce (|ui éfait nécessaire aux représentations; c'était aussi ce (jue les anciens nom-

1. « Dans le principe, la scène n'avait d'autre ornement cpie ces colonnes, ces bas-reliefs, ces

statues qui étaient établis à demeure. Un artiste, nommé Agatliarcus, conijut l'idée des décorations

du temps d'Eschyle, et, dans un savant commentaire, il développa les principes qui avaient dirigé

son travail. Ces premiers essais furent ensuite perfectionnés, soit par les elVorts dos successeurs

d'Eschyle, soit par les'ouvrages qu'Anaxagore et Démocrite publièrent sur les règles de la i)erspec-

tive. Les anciens avaient aussi poussé assez loin" l'art du machiniste. »

Ponipeia. 'i'' édit., p. 171.

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