‹ Athènes (volume 3)Chapitre 203 sur 234 · DÉMosTin;\E» C. Aristuçi · texte numérisé non relu

DÉMosTin;\E» C. Aristuçi

3. « Varron refuse d'ajouter foi aux fal)les qui sont au désavantage' des dlfiiv, di- pi'ur (l'iunir (|uelque sentiment indigne de leur majesté. C'est pour cela qu'il nr vent pas (luc l'An'-opane, où l'apotre saint Paul disputa avec les Athéniens, ait été ainsi nouuné de ce qui- Mars, (pic les (îrecs appellent Ares, étant accusé d'homicide devant douze dieux qui le jugèrent en ce lieu, fut renvoyé ahsous, ayant eu six voix jjour lui, et le i)art:ige, parmi eux, étant toujours favorahii' h l'arrusé. »

S\iM \i(.isii\. Citi' (If Dirii. I.. WIM. r. ',0.

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de l'Ecoli^ (le l'Vaiicc à Alhriics '. On ne voit partout qu'enceintes aplanies de diverses dimensions; une seule, d'une assez grande étendue, a jiu ])ortei- un édifice de (|iielque importance ; la plupart n'indiquent c[ue des chambres plus petites encore que celles de Pompéi ~. Quelques pièces entaillées \)\u> profondément dans le roc conservent leurs parois naturelles sur une hauteur de plus d'un mètre. Partout on trouve des citernes, des restes d'escaliers, et, dans les enckoits c{ui semblent le moins praticables aux chars , des rues étroites avec leurs profondes ornières. Triste désillusion pour qui chercherait ici les traces de cette ville qu'Homère appelait cùpux'yuiav À6-^'v/jv -^ Athènes aux larges rues^. Temple d'IIerclile Alexicacos. Au milieu de ces substructions s'élève, au-dessus du sol, une espèce de tour percée de fenêtres vitrées; elle éclaire l'église Sainte-Marine, creusée dans le sein même du rocher, et clans laquelle on entre par un bâtiment situé au nord, sur le penchant de la colline. Cette église a succédé à un petit temple dédié à Hercule tuté-

1. i( M. Emile Burnouf, dont le nom nous est sacré, a envoyé h l'Académie un plan d'Athènes dressé avec infi aiment de soin, sur une échelle plus considérable qu'aucun autre, et où il a relevé, d'après des recherches faites par lui en 1849, toutes les ruines que renferme la partie de la ville située à l'occident de l'Acropole, sur les collines ou entre elles, et dans laquelle se di'iveloppait le faubourg compris entre les longs murs. Il y marque la trace d'environ huit cents maisons, de plusieurs rues, de cinquante-huit citernes, de cent onze tombeaux et de beaucoup d'antiquités de diverses natures. Une notice explicative très-bien faite accompagne le plan, et elle est elle-même accompagnée de dessins exécutés avec une rare habileté. »

M. GuiGMAUT. Rapport fait à l'Académie des Inscriptions, te 12 novembre ISà'i. Archives des Missions scientifiques, 111" vol.

2. A cet aspect, on n'est plus étonné de lire dans Xénophon (Ëconomiq.) que le prix d"une maison ordinaire était de 500 drachmes (4ô0 francs).

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« Minerve traverse les plaines de Marathon , la ville aux larges rues des Athéniens, et elle se rend dans la superbe demeure d'Érechthée, » Odyitscc. !.. VII , v. SO.

4. " n serait difficile de trouver un seul exemple de l'existence d'un édifice appai'tenant a un particulier qui se distinguât des autres par sa construction arcliitcctoni([ue, tandis que les exemples du contraire abondent. Athènes ne fut point une belle ville comme le sont quelques-unes de nos rai)itales, qui renferment des rues entières de palais. On pouvait être à Athènes sans se douter qu'on se trouvait dans la ville qui possédait les plus grands chefs-d'œuvre d'architecture... >>

IlEEnE\. De la Politique et du Commerce des peuples de l'unliiiKilé. T. MI.

" Si vous visitez, dit Démosthèiie, la maison de Thémistocle, tic Aliltiudc ou de quelque grand personnage, vous n'y trouverez rien qui la distingue des demeures anciennes. Mais, au lieu d'habitations somptueuses, ces hommes illustres nous ont laissé des édifices magnifiques, des monuments tellement imposants, que personne depuis eux n'a pu les surpasser. Je parle des vestibules, des arsenaux, des portiques, du Pirée et des constructions qui font d'Athènes la merveille de la Tirèce..)!

TI:MI'I,K I» IIKIICI LK ALliXICACUS. l'.WX. ;}I7

laire, À>.£;i/.a/.o;i. (jul éloigne les ukuij-. A Sainti^-Marine s'est conservée jusqu'aujourd'hui une pratique déjà en usage chez les anciens Athf'niens; les parents apportent à cette église leurs (Milants malades; après la messe, on retire leurs vêtements (jui sont jetés à la porte et on leur en donne de nouveaux. Souvent le sol, tout autour de l'église, est semé de ces innombrables lambeaux.

Au sud. vers l'extrémité orientale de la colline, au pied d'un escalieianli(iue, et non loin d'un autre escalier encore mieux conservé, est un rocher incliné, haut de 2 à 3 mètres, témoin d'une auti-e superstition des modernes Athéniens. Sur ce rocher poli par le frottemenl. et ([uc Ton nomme la pierre glissaiife, les femmes athéniennes qui veulent devenir iécondes se laissent glisser accroupies.

PiNYX. Les Athéniens donnaient le nom de J^nyx- à la |)lace oîi se tenaient les assemblées du peuple -^ et. par suite, à la colline même sur le flanc de laquelle cette place avait été ménagée en regard de l'Acropole.

Les assemblées régulières ■^, x.'JGiai i-/.y,lr,Giai •', avaient lieu ([ualre l'ois par prytanie ^, les il^ 20". 30' et o.'V' jours de loin- durée; celles (|u'on réiuiissait d'autres jours ])()ur alïaires urgentes se nonniiaient cjyxV/îToi ^^ convoquées .

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