‹ Athènes (volume 3)Chapitre 51 sur 234 · I. Ilrilish Musotw, VAuin ShIikdi.iV '.Kl · texte numérisé non relu

I. Ilrilish Musotw, VAuin ShIikdi.iV '.Kl

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nous seraient parvenus. » Toute rP^stauration serait donc hypothétique. M. Beulé suppose (|u"il ne manque que neuf à dix figures; on en compte douze dans la restauration proposée par M. Nolau^. Au centre devait èlre Jupiter assis sur son trône- ayant près de lui Junon, Vulcain et diverses autres grandes divinités de l'Olympe, témoins de la naissance miraculeuse de la déesse de la Sagesse^.

De toutes ces figures, il n'a été retrouvé ta terre, au-dessous du fronton, qu'un torse viril mutilé déposé aujourd'hui dans la casemate voisine de riù'echthéion. Dans la partie du tym])an qui succède à la brèche se présentait d'abord une femme ailée, dont le torse, renversé sur la base du fronton, avait échappé à Carrey, qui ne l'a point fait figurer dans son esquisse; ce doit être une Victoire^. A côté se trouvait le fameux groupe de trois femmes, dans lesquelles, malgré leur jeunesse, on s'accorde généralement à reconnaître les Parcjues^, et dont les draperies sont peut-être les plus belles que nous ait léguées l'antiquité grecque. Enfin, la composition était terminée par la figure de la i\uit qui, s'enfonçant à mi-corps dans la base du fronton, guidait, comme llyj)érion, son char attelé de quatre chevaux dont les têtes seules étaient visibles. Deux de ces têtes sont également au Musée de Londres^. Renversée par la chute de la partie du rampant cjui la

1. I.es Antiquités d'Alltènes et autres moiiumenls r/recs cVaprès les mesures de Stuart et de Revett, piiricliis des nouvelles découvertes. In-i8. 1835.

2. « Le moine Cédrénus dit qu'au xi'^ siècle on voyait sur la place publique de Constantinople un Jupiter en marbre blanc de Phidias. Le dieu était assis sur un siège sans dossier, sorte de banc que recouvrait un tapis ou un coussin. Tels sont les sièges qui servent aux divinités sur la frise du Partbénon. Au milieu du viii'' siècle, le Partliénon fut converti en église grecque. Ou construisit l'abside sur l'emplacement du pronaos, et, pour que les rayons du soleil pénétrassent par les petites fenêtres byzantines, on abattit la couverture du portique et le milieu du fronton oriental. Alors, neuf ou dix statues disparurent sans ([u'on eu ait retrouvé de traces. C'étaient précisément les principaux personnages de la grande composition c[ui représentait la Naissance de Minerve; Jupiter y occupait la première place. Je me suis demandé si ces statues, une fois enlevées par les chrétiens, n'ont pas été' transportées à Constantinople, où les empereurs entassaient tous les chefs-d'œuvre que llunic avait respectés, et si le .lupiter du Partbénon n'était point celui dont parle le moine Cédrénus. Assis au centre du fronton, il ((intcmplait sa fille qui venait de s'élancer de son cerveau, et « qui eulevnit, <( comme dit Hésiode, de ses épaules immortelles ses armes divines, et le cœur de Jupiter se réjouis- " sait. » K. Bkm.i';. !m Jeunesse de Phidias {Revue des Deux Mondes. Mars 18(iO).

.'{. La naissance de Minerve a fourni h Lucien le sujet de son huitième dialogue des dieux, intitulé Vidcain et Jupiter.

i. lirilish Muséum, Kt(iin Saloon, n" 'M>.

■^ Ibid., n" 97.

<>. liiid.. n" 98.

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