Voy. p. Il, iioto
'î. Urilisli Miiscutii. Elu>'i ^V/Zoo». ii" ()'.>.
(jui houirusonient a échappé à la destrucliuii. Après une lacune que remplissait peut-être la nymphe Callirhoé, sœur de l'ilissus, se trouvaient les deux figures de Cécrops et de sa fille Aglaure encore en place aujourd'hui, celles mêmes qui ont été prises pour les statues d'Adrien et de Sabine. A la suite, entre Pandrose et Hersé, les deux autres filles de Cécrops, était le jeune Érichthonius*. tenant la main de l'une d'elles et cherchant à l'entraîner loin d'un char monté par la Victoire-, attelé
lUi ik;
Tèto do la Victoire.
de deux chevaux, c[u'accompagne Erechthée et devant lequel se tenait Minerve. De cette déesse, il ne reste au Musée de Londres que la partie
1. Quatrième roi d'Athènes, fils, selon les uns, de Vulcuin et de Minerve, selon les autres, de \ iilraiii et de la Terre, ou même de Vulcain tout seul.
Sine maire ereatam
Lcmnicolœ sth-pem
OviDK. Métam. L. II.
2. Le torse do cette Victoire est au Ifritish Muséum, EUjin Saloon, n" 105, et la tête apportée à Venise par le secrétaire de Mornsini, San Gallo, fut rctrouvi'e en i82i, lors de la démolition de la maison qu'il avait occupée, et ac([iiise par un amateur allemand, David ^Veber, établi à Venise. Des mains de ses héritiers, ce clief-d'œuvre est passé dans celles de M. le comte Léon de Laborde, qui le possède aujininriiiii. Ce savant archéolofçuc en a donné la description et une i)liotograpliie dans son ouvrage sur Athènes aux xv"", xvr el xvir siècles. T. Il, p. 228.
FRONTONS 1)1' l'AKTHKNON. Ml
supéricMiro de la tète^ et un tVa<2;ment de la poiti'iiie couverte de l'égide-. Au môme musée, on lui atlribuiî aussi deux pieds lixés encore sur une plinthe ^ Suivant l'opinion (rOt1IVi(Ml Millier adoptée par M. Beulé, (( Neptune a .iVappt' la terre de son trident , et fait naître le cheval frémissant et indompté; Minerve aux yeux du dieu étoiuK- Ta. saisi. soumis au joug; on la voit le contenir d'un bras ])uissant^^ tandis que la Victoire et Érechthée, sui' le char, tiennent les rênes d'une main déjà confiante.^. » J'ai peine à accepter cette doiniée; le char de la Victoire est attelé de deux chevaux, et ce n'est qu'un seul cheval que lit sortir du sol le coup de trident de Neptune. Je proposerai une explication, à mon sens. i)lus conforme au génie poétic^ue des Grecs. La Victoire, sur son char, assistait à la lutte dont elle devait être le prix, et Minerve, arrêtant ses chexaux de son bras puissant, en prenait possession après la défaite de Neptune. Entre Minerve et le dieu des mers on chei'cherait vainement, il est vrai, l'espace nécessaire pour placer et l'olivier et le cheval qu'avaient fait naître les deux divinités rivales; mais comme, ainsi que nous le verrons, beaucoup d'accessoires de métal avaient été ajoutés aux marbres des frontons, il est assez vraisemblable (jue l'olivier de Minerve, aussi bien ([ue le cheval de Nei)tune , n'y figurait qu'en bronze, de tivs-petite ])i-opoi-tion et d'une manière en queUiue sorte symbolique. Bien plus, il est piobable C{ue le cheval n'a jamais existé dans cette composition, et que le sculpteur s'était contenté, suivant une autre tradition plus répandue, de faire jaillii' sous le trident de Neptune la source d'eau salée (jui plus laid fut, comme l'olivier sacré, renfermée dans renceinle de I iMechlhéion.
Neptune, entièri^ment nu. semblait se reculer \ iideinuieiit et comine irriti' (le sa diMaile. La partie snpt'rieiiiv» de son torse est an MuM'e de Londres^. A sa suite V(Miait T<''tliys. dont en croit (|iie la lète est c(»nservée à Paris, au (lal)inet dr^ médailles d(> la Bil)liolhè(|ue impériale'';