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2. Nous avons vu ces fragments dans lr iuum'i' (!(• rAcmiKilr. p. i:,().
;<• Voy. p. iôr>.
160 atiii-:nks.
Collyte^ et Agapéiior. Le prix des figures seules est de 60 drachmes; celui des groupes varie de 80 à 2/|0 drachmes suivant leur importance -. Plusieurs de ceux-ci représentent des chars, des guerriers et des femmes. M. Beulé suppose avec toute vraisemblance que les sujets de la frise devaient cire tii'és des diverses fables relatives à Minerve. Ces bas-reliefs durent être coloriés, et, s'ils existaient encore se détachant sur leur fond noir, ils nous rappelleraient l'aspect de certaines peintures de Pompéi^.
La dernière colonne du portique oriental, celle de l'angle nord-est, a été emportée par lord Elgin^, et son enlèvement brutal a entraîné la chute de cette partie de l'entablement. Des morceaux du fronton ont été retrouvés; ils ne portent sur la face sui)érieure de leurs rampants aucune trace indiquant qu'ils aient jamais été surmontés de statues, de griffons, ou de tout autre ornement. Des morceaux du plafond du pronaos sont aussi à Londres ^.
Le pronaos était fermé au fond par une muraille dont il ne reste que quelques arrachements attenant aux antes bb, et (|ui offrait au milieu une large porte c"^. A cette muraille, en face des entre-colonnements. durent être adossés quatre autels d, dont trois mentionnés par Pausanias avaient été dédiés, le premier à Neptune et à Érechthée '', pour obéir à un oracle; le second au héros ^ Butes ^, le troisième à
1. Parmi lus figures conservûes au musée, on remarque une jeune fille agenouillée mentionnée par l'inscription comme étant l'œuvre de lasos de Collyte. '2. Rangabé. Antiquités helléniques, n" 57. — Beulé. Acropole. T. II, p. 285. 3. Entre autres celles de la maison à la muraille noire, délia parete nera. ■i. British Muséum, Elgin Saloon, n"» 125, 126 et 127. 5. Ibid., n" 108, 118,219 et 220.
0. Un fragment du jambage de cette porte est au liritish Muséum, Ehjin Saluo)i, n" 115.
7. Ereclithée et Neptune étaient quelquefois regardés par les Athéniens comme une seule et même divinité. On lit dans le h^xique d'Hésychius cette définition : 'EpexOsù;, rioTsiow-} èv 'AOrivai:, Ereclithée, à Athènes, Neptune.
8. Le mot héros ne doit pas être pris ici dans le sens usité chez les modernes. Non-seulement les grands hommes c(''lèl)res j)ar leur force et leur courage, mais encore ceux qui s'étaient distingui's par leurs vertus on par des services rendus à leur patrie, étaient, après leur nioit, rangi's paiini les héros, sorte de demi-dieux inférieurs auxquels on décernait les honneurs divins. Le culte rendu par les chrétiens aux saints, sous l'invocation des([uels ils placent des églises et des autels, n'est pas sans quelque analogie avec celui des héros dans l'antiquité.
« MÉMi'PE : Au nom de la divination, qu'est-ce qu'un héros? Je l'ignore. » « TnoPHOMis : C'est un composé d'homme et de dieu. »
i( MÉNiPPE : C'est, dis-tu, un être qui n'est ni homme ni dieu, mais les deux ensemble. »
LiciEx. 3'' Dial. des Morts.
0. Butés, fils de l'andion, mari de Chitonia, (ille d'Ércchthée, prêtre de Minerve et de Neptune, honoré comme un demi-dieu. (Apollod. I, c. 14.)
SANCïUAIRI- 1)1-; MINKKVK IM)1. 1 Al) K. K.l
Vulcain^. Le quatrième autel, omis par le voyageur grec, était consacré à Dioné, fille tle l'Océan 2. Sur les murs étaient des peintures, probablement poi'tatives, se rapportant à la tamille des Butades nu Ltéobutades ^.
Sanctuaire de Minerve Polivde. Lorsqu'on avait franchi la porte c, on se trouvait dans le sanctuaire de Minerve Poliade B, enceinte de 7'". 35 de longueur siu- /i"'.125 de largeur, ([iii ne recevait de jour (juc de la port(\ et dans laquelle brûlait éternellement une lampe d'or, ouvrage de Callimaque. qu'on ne remplissait criuiile qu'une fois par an. et dont la mèche de lin carpasicn (amiante) brCdait sans se consumer'^. La fumée se dissipait par le moyen d'un palmier de bronze placé au-dessus de la lampe et s'élevant jusqu'au plafond^. C'est ce singulier candélabre que M. Tétaz met au centre h du sanctuaire; si réellement il occupait cette place, il devait produire un assez mauvais effet, cachant la statue de la déesse à ceux qui entraient dans le temple. Nous ajouterons que la lampe ne pouvait donner assez de lumière pour justifier la présence des peintures murales que M. Tétaz a introduites dans sa. restauration.
La statue de Minerve e conservée dans ce sanctuaire était la plus vénérée de l'Attique; elle passait pour être tombée du ciel^; elle n'était