‹ Athènes (volume 3)Chapitre 96 sur 234 · Page · texte numérisé non relu

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meut sa vie au salut de sa patrie, se précipita du sommet du roclier. au lieu même où Ton ('leva di^puis un temple en son honneur. C'était dans ce temple ([ue les jeunes Athéniens venaient jurer de donner leur vie pour la défense de la patrie, de ses lois et de sa religion ^ toutes les fois que les circonstances l'exigeraient, et prenaient à témoin de leurs serments Aglaure-. Mars Knyalius^ et Jupiter.

L'escalier ({ui conduisait de l'Acropole dans l'Agraulion connnence par quelques marches modernes, surmontées d'une voûte grossière; on se trouve ensuite dans un corridor antique taillé dans le roc, ainsi que levS douze marches qui lui succèdent. 11 serait dangereux de s'aventurer sans lumière dans cet escalier, car il s'interrompt tout à coup, et un seul pas de plus précipiterait le voyageur imprudent d'une hauteur de sept mètres sur les rochers qui forment le sol de la grotte. C'est donc par l'extérieur de l'Acropole qu'il faut pénétrer dans l'Agraulion. Cette autre entrée, à laquelle on parvient assez difficilement, en escaladant \o l'ocher abrupt, se trouve au pied de la muraille septentrionale , juste au-dessous des triglyphes antiennes employés par Thémistocle dans sa restauration. Lors du siège soutenu par les Grecs dans l'Acropole, en 1822, les assiégés, instruits peut-être par rexem})le de leurs ancêtres, fermèrent cette entrée par un mui- épais percé de meurtrières. Depuis on a ouvert dans ce mur une baie d'environ un mètre en carré, [)ar laquelle on pénètre aujourd'hui ^.

Dans les parois de la grotte, ((ui est fort irrégulière et de peu d'étendue, étaient creusées de petif(\<i niches contenant des c.r-voto, mais elles ont pr('S({ue (Mitièrement disparu sous les stalactites qui les recouvrent. Au fond, à droite, est une espèce de cori'idor naturel, haute fissure inclinée à droite de la verticale et qui ne tarde pas à devenir imj)raticable. En revenant sur ses pas, le voyageur ([ui Ta parcourue aperçoit le join- il une assez grande liaiileur; c'est là qu'il voit se terminer brus-

1. Dùiiiostliriii: vl l*liitari[in; iiiciitioiiniuil i)luï,icurs luis K; surinent des jcnncs {icns clans le temple d'Agraule : 'Eçyi^wv opxo; êv tw tyjç Ay^aûXoM.

(( Ali-iliiadc nippi'laii sans rcsse aux jeunes gens le sernKMit qu'ils avaient prûté dans le temple d'Agraule, r\ il les sonunait di.' l'accuniplir. » Pi.i lAr.ni e:. Vie d'Alrihiadi'.

2. Les femmes d'Atiiônes juraient aussi ordinairement pai- Aglaure.

« Par Aglaurc, 6 femmes, vous avez perdu le sens, n Ar.isroi-n. I.cs FiHcs de Cérès.

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