‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 110 sur 276 · Elgin Saloon, n · texte numérisé non relu

Elgin Saloon, n

Divers autres fragments de rÉrechthéion portent, au même musée, les n"» 110, 114, 252 à 255 et 280.

d'un travail archaïque, et un joli buste de Minerve, dont malheureusement la tête est brisée.

A la suite des degrés est posé sur le sommet du mur qui domine l'enceinte de l'Érechthéion un bloc de marbre mutilé qui paraît avoir été un siège ^. Sa face porte l'inscription :

lEPEQS BOÏTOr

« Du prêtre Butés. »

« Était-ce, dit M. Beulé, une offrande? Était-ce le siège qui servait aux Butades2? Avait-on refait après l'incendie de l'Érechthéion le siège de Butés, premier prêtre de Neptune^?»

Grotte d'Agl^ure. Dans l'enceinte de l'Érechthéion, près de la muraille septentrionale de l'Acropole, s'ouvre un escalier souterrain ^, en assez mauvais état, déblayé en 1822. On s'accorde à reconnaître, dans la grotte ^ à laquelle il conduit, YAgraulion, sanctuaire qui était consacré à Aglaure ou Agraule^, l'une des trois filles de Cécrops. On ne comprendrait guère, si on s'en tenait aux deux traditions de Pausanias et d'Ovide, que nous avons indiquées à l'occasion du Pandrosion^, comment Aglaure, punie par les dieux pour sa curiosité ou sa jalousie, aurait été jugée digne de recevoir quelques honneurs après sa mort. Cette sorte de culte ne peut être expliqué que par une troisième légende que Stuart cite d'après Ulpien. Suivant elle, Aglaure était regardée comme une héroïne. Les Athéniens, engagés dans une guerre malheureuse, avaient consulté l'oracle d'Apollon qui répondit que, si quelqu'un se dévouait volontairement pour le salut commun, sa mort assurerait la victoire à leurs armes. Informée de cette réponse, Aglaure, sacrifiant généreuse-

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