‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 158 sur 276 · Att. C. XV · texte numérisé non relu

Att. C. XV

6. «( Marathls, héros éponyme du célèbre dème de Marathon. Il y a sur son compte deux traditions fort différentes.— 1» Fils d'Épopée, qui le força de quitter le Péloponèse, il se rendit en Attique, reparut * dans sa patrie à la mort de son père, puis, après avoir partagé le pays entre ses fils Sicyon et Corinthus, revint dans la contrée qu'il avait choisie comme lieu d'expatriation. — 2° Originaire d'Arcadie, il prit part, avec Échédème, à l'expédition des Tyndarides, et se dévoua avant le combat pour assurer la victoire à son parti. » jacobi. Dict. myth.

« Du nom de Marathus a esté aussi nômé le bourg de Marathon, à cause qu'il s'offrit volontairement à estre sacrifié deuant la bataille, suiuant ce qu'il leur avoit esté enioint et ordô prophétie. » - Plutarqle. Thésée.

7. On a peine à comprendre comment, parmi tant de dieux et de héros, Paninus n'a pas fait figurer Pan, qui joua un rôle si important à la bataille de Marathon.

8. « ÉcHETLus, nom d'un guerrier qui, à la bataille de Marathon, combattit dans les rangs des Grecs, sous la figure d'un paysan , armé d'un manche de charrue, et disparut après la victoire.

Sur ce dernier point, Pline est plus explicite encore que Pausanias: (( Paninus, frère de Phidias, dit-il, représenta même la bataille livrée à Marathon, entre les Athéniens et les Perses. L'emploi des couleurs était déjà si commun et l'art si parfait, que Paninus avait, dit-on, fait ressemblants les chefs qui commandaient dans cette bataille : du côté des Athéniens, Miltiade, Callimaque, GynégireS du côté des barbares Datis et Artapherne^. »

Il est pourtant difficile d'admettre que Paninus eût peint ici de véritables portraits , d'autant plus que les héros grecs qui avaient figuré à Marathon étaient morts depuis longtemps, et qu'en supposant même qu'on eût conservé d'eux quelque souvenir, il ne pouvait en être de même pour les généraux persans Datis et Artapherne. A cette époque encore primitive, on se contentait ordinairement d'inscrire le nom du personnage à côté de la figure qui était cessée le représenter, ainsi que nous le voyons dans plusieurs des peintures antiques qui sont parvenues jusqu'à nous \ Cependant, il ne paraît pas en avoir été ainsi au Pœcile. Dans son discours sur la couronne, Eschine s'écrie : « Transportez-vous encore par la pensée au portique du Pœcile ; car c'est là, c'est sur la place publique que se trouvent pour vous les monuments de toutes les grandes actions; et quel est celui dont je vous parle. Athéniens? Là est peinte la bataille de Marathon, et quel est le général? A cette question vous répondez tous : Miltiade. Oui, sans doute, et pourtant son nom nest pas tracé sur la peinture. » Que conclure de ce passage ? seulement que l'action, le costume, la tradition, faisaient reconnaître tel ou tel personnage, ainsi que cela nous arrive continuellement pour les tableaux modernes, dont le sujet connu nous permet de nommer chaque person-

L'oracle ordonna de lui rendre les honneurs héroïques sous le nom d'Échetlus, c'est-à-dire Vhomme au manche de charrue, èyéxln. H était représenté sur le grand tableau de la bataille de Marathon dans le Pœcile d'Athènes. ,» j^cobi. Dict. myth.

1. « Faut-il pour un scélérat détruire tant de monde, et en outre le portique avec Marathon, Miltiade et Cynégire? » Lucien. Jupiter tragique.

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