ViTRuvE. L. V, c. M
ATHÈNES
Lycée ^, du Cynosarges^, de T Académie ^, ne sont point parvenus jusqu'à nous, et les savants ne sont pas même complètement d'accord sur leur emplacement.
• Gymnase d'Adrien. Nous ne sommes guère plus heureux pour le gymnase d'Adrien, dont nous reconnaissons à peine quelques traces autour de la curieuse église byzantine , la Panagia Gorgopiko ^^ près de laquelle on achève en ce moment la nouvelle cathédrale d'Athènes consacrée au Sauveur.
Pausanias , après avoir décrit le portique d'Adrien , ajoute : <( Le gymnase qui porte le nom d'Adrien est dans le même endroit , il est orné de cent colonnes de marbre de Libye ^. »
De ce vaste et magnifique édifice, il reste seulement épars sur le sol plusieurs fragments à moitié enterrés, des colonnes de divers marbres et de diamètres variés, un morceau d'archivolte, un chapiteau ionique, un siège de marbre en partie brisé, etc. Nous avons vu quelques sièges du même genre déposés devant le temple de Thésée et ayant la même origine.
1. « Depuis assez longtemps, nous nous tuons, nous nous éreintons à courir dans le Lycée pour prendre au sortir de là le bouclier et la lance. » Aristophane. La Paix.
Le Auxetov, Lycée, devait son som à Apollon Avjxoxtovo?, tueur de loups, ou Auxeio;, Apollon aux loups, auquel il était consacré (Plutarque. 5j/mp.), et dont la statue ornait son entrée. C'est là qu'Aristote enseignait la philosophie en se promenant, ce qui fit donner à ses disciples le nom de péripatéticiens^ TrrepnraTrjTtxoî, promeneurs.
u Ceux qui suivaient Aristote furent nommés péripatéticiens, parce qu'ils discouraient en se promenant dans le Lycée; tandis que ceux qui, d'après l'institution de Platon, tenaient leurs assemblées et dissertaient dans l'Académie, autre gymnase d'Athènes, reçurent de ce lieu même le nom d'académiciens. » CicÉRON. 2« Acad. IV.
2. Kuv6<ïapY£ç, de xOwv àpyô;, chien agile, parce qu'un des chiens de Diomus, dans un sacrifice que son maître faisait à Hercule, avait dérobé une part de la victime et s'était enfui rapidement (Hesych. Lex.). Le gymnase du Cynosarges était réservé aux étrangers et aux enfants illégitimes, v66oi , fort nombreux à Athènes, puisqu'il suffisait , pour être déclaré tel , d'être fils d'une mère ne jouissant pas du droit de cité (Plutarqle. Vie de Thémistocle)^ et qu'en outre c'était dans cette classe qu'étaient rangés les affranchis, àneXsûÔepoi. C'est dans ce gymnase qu'Antisthène fonda la secte des philosophes cyniques, xuvixoi, qui prirent le nom du lieu de leurs assemblées, et non point, comme on l'a dit, de leur effronterie et de leur mépris des mœurs et des usages. (Diog. Laert. In Antisth.).
3. « L'Académie, qui est tout auprès de la ville, était jadis le domaine d'un simple particulier ; c'est maintenant un gymnase. » Pausanias. Att. C. XXIX.
C'était dans le jardin d'Académus que Platon donnait ses leçons.
4. C'est cette église qui , dans les Monuments anciens et modernes, publiés sous la direction de - M. J. Gailhabaud, est décrite par erreur sous le nom de Catholicon, cathédrale d'Athènes. Le Catholicon, qui était situé rue d'Éole, est depuis longtemps démoli et remplacé par la place nommée nXateta ïlavTeXerjjjLOvo;.