‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 265 sur 276 · L. XXXII, S · texte numérisé non relu

L. XXXII, S

le bouclier attaché au bras gauche pouvait protéger l'assiégeant; mais que, d'un autre côté, les assiégés, dans leurs sorties, trouvaient le même avantage pour se défendre des attaques de l'ennemi.

Indiquons encore, parmi les antiquités de Mycènes, la culée d'un pont jeté sur le torrent qui contournait au sud la base de l'Acropole, et à dix minutes au nord-ouest de celle-ci, au milieu d'un champ, une espèce d'allée couverte, composée de quelques assises pélasgiques, supportant trois énormes pierres plates. Ce passage, qui aujourd'hui sert d'abri aux troupeaux, a encore 4 mètres de profondeur, 2 mètres de largeur et i'",30 de hauteur; il paraît avoir été l'entrée d'un troisième édifice souterrain, dans le genre de la Trésorerie d'Atrée.

A onze heures un quart nous quittons Mycènes, au bas de laquelle se trouve la plaine d'Argos ; nous traversons celle-ci à son extrémité, et, laissant à droite le sentier qui conduit à Corinthe, nous entrons dans un long défilé, arrosé par une petite rivière qu'à chaque instant nous sommes forcés de franchir à gué pour chercher la rive la moins impraticable, et dont souvent le lit même nous sert de route. Nous remontons son cours ombragé de lauriers-roses, de myrthes, d'arbousiers, d'agnuscastus, etc. L'étroite vallée est formée par deux chaînes de montagnes assez hautes, toutes hérissées de rochers. Des animaux de toutes sortes animent ce beau paysage ; des chèvres bondissent sur les hauteurs ; de nombreuses colombes voltigent d'arbre en arbre, des serpents fuient sous les pieds de nos chevaux, faisant frémir les broussailles ; de grosses tortues traînent péniblement leur lourde carapace brune, luisante et trèsbombée, et un gypaète, posé à quelques pas, nous regarde tranquillement passer en fixant sur nous son œil tricolore. • A une heure et demie nous faisons halte un moment, auprès d'un moulin à eau entouré de noyers, de peupliers, de mûriers, d'oliviers; nous nous croirions dans l'une des plus riantes vallées de la Provence. Après vingt minutes de repos, nous gravissons le mont Tritos; nous en descendons le versant septentrional au milieu des rochers et par une gorge presque impraticable ; nous sommes dans la plaine de Némée. Cette plaine, de peu d'étendue, est entourée de montagnes d'une médiocre élévation ; elle est fraîche, fertile et couverte de nombreux troupeaux; le paysan y pousse encore devant lui l'araire primitif, sans roues et à un seul manche. Nous passons près des ruines d'une chapelle

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