Voy. la lettre en t»>te du chapitre
SANCTUAIRE DE DIANE BRAURONlA.
socle long de 2"', 60 en tous sens, et du côté sud-est une faible partie du revêtement de marbre du piédestal lui-même, composée de deux dalles en- équerre, ayant à partir du socle 0",88 de hauteur et réunies par un crampon qui sans doute était caché par la plinthe de la statue. Le piédestal n'occupait sur le soubassement qu'une superficie de l-,92 sur l-,45, et laissait ainsi vers l'ouest une sorte de degré large de 0'»,81. Cette circonstance suffirait seule pour faire reconnaître dans le monument un piédestal et non point un autel, comme l'ont avancé quelques auteurs qui ont cru y voir celui qui, selon Plutarque, existait en effet près du piédestal de Minerve Hygiée ^. Un autel eût nécessairement fait face à la statue de la divinité adossée aux Propylées, tandis qu'ici le sacrificateur lui eût tourné le dos. Du reste, le style même des moulures annonce une époque de décadence, à laquelle appartient aussi une tête colossale trouvée en ce lieu, et qui doit provenir de la statue que portait le piédestal. Cette tête, coiffée d'une grosse natte et déposée aujourd'hui sous le portique de l'aile gauche des Propylées, près la porte de la Pinacothèque, est, autant qu'on peut en juger, malgré la mutilation du nez, une tête féminine. Sans être absolument mauvaise , cette sculpture ne peut être l'œuvre d'un ciseau grec et nous semble évidemment romaine. SvNCTUURE DE DiANE Bralronia. Au sud et à quelqucs pas du piédestal d, se trouve une muraille ek de construction hellénique, faisant un angle obtus avec la muraille cyclopéenne g, dont nous avons parle, et soutenant comme elle un terre-plein, une terrasse ayant formé le sanctuaire de Diane Brauronia N. La muraille eh est continuée par le rocher taillé verticalement vers la partie h f, et au pied de celui-ci on voit encore dans le sol la trace de nombreuses stèles. En suivant le rocher jusqu'au point f, où il est interrompu, on trouve à droite l'escalier t, dont les huit marches très-douces, très-usées et taillées dans le roc, conduisaient au sanctuaire N, et étaient bordées de piédestaux, de stèles, dont on voit les creux dans le rocher. On arrivait aussi au bas de. ce perron par quelques degrés larges de 1™,85, une sorte de rampe a cordoni, décrivant une courbe partant de la voie principale et taillée
également dans le roc.
•Au delà de l'escalier, il ne reste presque plus de traces de l'enceinte