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British Muséum, Elgin Saloon, n

ATHÈNES

FRONTONS DU PARTHÉNON

qui heureusement a échappé à la destruction. Après une lacune que remplissait peut-être la nymphe Callirhoé, sœur de Fllissus, se trouvaient les deux figures de Cécrops et de sa fille, Aglaure encore en place aujourd'hui, celles mêmes qui ont été prises pour les statues d'Adrien et de Sabine. A la suite, entre Pandrose et Hersé, les deux autres filles de Cécrops, était le jeune Érichthonius^, tenant la main de Tune d'elles et cherchant à l'entraîner loin d'un char monté par la Victoire 2, attelé

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Tête de la Victoire.

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de deux chevaux, qu'accompagne Érechthée et devant lequel se tenait Minerve. De cette déesse, il ne reste au Musée de Londres que la partie

1. Quatrième roi d'Athènes, fils, selon les uns, de Vulcain et de Minerve, selon les autres, de Vulcain et de la Terre, ou môme de Vulcain tout seul.

Sine matre créât am

Lemnicolœ stirpem

Ovide. Métam. L. H.

2. Le torse de cette Victoire est au British Muséum, Elgin Saloon, n« 105, et la tête apportée à Venise par le secrétaire de Morosini, San Gallo, fut retrouvée en 1824, lors de la démolition de la maison qu'il avait occupée, et acquise par un amateur allemand, David Weber, établi à Venise. Des mains de ses héritiers, ce chef-d'œuvre est passé dans celles de M. le comte Léon de Laborde, qui le possède aujourd'hui. Ce savant archéologue en a donné la description et une photographie dans son ouvrage sur Athènes aux xv% xvi* et xvii« siècles. T. II, p. 228.

supérieure de la tête S et un fragment de la poitrine couverte de l'égide 2.

Au même musée , on lui attribue aussi deux pieds fixés encore sur une

plinthe ^ Suivant l'opinion d'Ottfried Mûller adoptée par M. Beulé,

« Neptune a frappé la terre de son trident, et fait naître le cheval

frémissant et indompté; Minerve aux yeux du dieu étonné l'a saisi,

soumis au joug; on la voit le contenir d'un bras puissant, tandis que

la Victoire et Érechthée, sur le char, tiennent les rênes d'une main déjà

confiante^. » J'ai peine à accepter Cette donnée; le char de la Victoire

est attelé de deux chevaux, et ce n'est qu'un seul cheval que fit sortir

du sol le coup de trident de Neptune. Je proposerai une explication, à

mon sens, plus conforme au génie poétique des Grecs. La Victoire, sur

son char, assistait à la lutte dont elle devait être le prix, et Minerve,

arrêtant ses chevaux de son bras puissant, en^ prenait possession après

la défaite de Neptune. Entre Minerve et le dieu des mers on chercherait

vainement, il est vrai, l'espace nécessaire pour placer et l'olivier et le

cheval qu'avaient fait naître les deux divinités rivales; mais comme,

ainsi que nous le verrons, beaucoup d'accessoires de métal avaient été

ajoutés aux marbres des frontons, il est assez vraisemblable que l'olivier

de Minerve, aussi bien que le cheval de Neptune, n'y figurait qu'en

bronze, de très-petite proportion et d'une manière en quelque sorte

symbolique. Bien plus, il est probable que le cheval n'a jamais existé

dans cette composition , et que le sculpteur s'était contenté , suivant une

autre tradition plus répandue, de faire jaillir sous le trident de Neptune

la source d'eau salée qui plus tard fut, comme l'olivier sacré, renfermée

dans l'enceinte de l'Erechthéion.

Neptune , entièrement nu , semblait se reculer violemment et comme irrité de sa défaite. La partie supérieure de son torse est au Musée de Londres ^ A sa suite venait Téthys, dont on croit que la tête est conservée à Paris, au Cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale «;

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