‹ Athenes [microform], décrite et dessinéeChapitre 80 sur 276 · Voy. 'EçrijjLepU àpxato>'OYWT?i, livr · texte numérisé non relu

Voy. 'EçrijjLepU àpxato>'OYWT?i, livr

2. Ainsi, du mot KOpie, seigneur, on a écrit seulement la première et la dernière lettre, KE.

3. 'Atto xTiaewç xofffxou. Ces dates reportent la création du monde à 5508 ans avant Jésus-Christ, suivant l'ère juive adoptée par les Grecs, et non pas à 4004 ans, comme le fait notre chronologie.

ÉTAT ACTUEL DU PARTHÉNON

Ces inscriptions embrassent une période de sept siècles, depuis le vii^ jusqu'au commencement du XIV^ Les lettres ont des formes différentes, selon l'époque à laquelle elles furent tracées; les plus anciennes sont les plus simples; les plus modernes sont plus contournées, plus ornées et beaucoup plus difficiles à lire.

A la première époque appartient cette inscription :

.+MOKTa)BPi^l£HMK ;.

|lW4ZeT€>AlCï)0H

(AKAPGACOArKÏ)

HMcniC^ €TOYC

/ÎCB

« Le 15 du mois d'octobre, le premier jour de l'indiction 7, est mort André, notre saint évêque,

en l'an 6202 {Ap. J.-C. 694). »

C'est à la dernière époque que doit être rapportée cette autre :

« Est mort dans le Seigneur le serviteur de Dieu, Nicolas, prêtre et vicaire de la

sainte église d'Athènes, au mois de juillet, le... et de rindiction...

le jour quatrième, en l'an 6822 {Ap. J.-C. 1314). »

Dans toutes ces inscriptions, on trouve de nombreuses fautes d'orthographe; mais on ne doit point s'en étonner, puisque ces fautes ne sont pas rares dans les inscriptions antiques qui approchent le plus des premiers siècles du christianisme, et qu'on en reconnaît même dans celles des plus belles époques grecques.

Les inscriptions qui nous occupent peuvent être divisées en deux classes principales; les unes, ecclésiastiques comme celles que nous avons citées, contenant la date du passage de ce monde en l'autre d'évêques , £7riGy.o7rot , archevêques , àpj^teTUKjy-oTrot , de métropolitains ,

ATHÈNES

p.vjTpo7ro^tTat, et d'autres personnages revêtus de dignités ou de fonctions ecclésiastiques, tels que prêtre, irpsa^uTepoç; officiant, ^siToupyoç; chargé du soin des orphelins, opçavorpocpoc ; diacre, Siaxovo;-, économe, ôi)covo(xoç; archiviste, x^P'^^^^^ap^o? ou ^ap'^oÇ'^^^a^ ; procureur, xouparcop ; sacristain^, o)ceuo(p'j>.a$; secrétaire ou scribe, ypap.|xaTiîco;; premier chantre, 7:p(oToi|;à^T-/;ç; moine, pva/o;; supérieur de couvent, r^youiAevoç; lecteur, àvayvtGcWçrchancelier, 7up(«)TO(yuyye>.o; ; archiprêtre, 7:p(0T07:a::Traç; familier ou bedeau, iwjAéaTuoçj prêtre secondaire ou vicaire, Upeùç ^guTeps'Jcùv; doyen, ^sjcavwp; chanoine, xavovwcoç; abbé, âp^aç, etc. Les autres inscriptions contiennent une prière à Dieu de se souvenir du défunt et de pardonner à son âme. Ce personnage n'est pas toujours un ecclésiastique; on trouve même le nom d'une femme appelée Anastasie. Ces inscriptions commencent invariablement par les mots en abrégé MvviaÔyiTt, Kupie, « souvenez-vous , Seigneur, » etc., comme celle-ci, qui est double :

ÉTAT ACTUEL DU PARTHÉNON

Aoywjj r?Hropii

eiClCAHCJACÀ^HNLiJ K€ B0HT4/IC

« Souvenez-vous, Seigneur, de votre serviteur Grégoire, diacre et économe de Téglise d'Athènes. »

H Seigneur, secourez votre serviteur, le diadre Cyriaque. Seigneur, secourez-le. »

Sur la troisième colonne, à partir de l'angle sud-ouest, au milieu de ces inscriptions anciennes accompagnées d'une foule de noms de voya-

\, Ce mot ne répond pas aux fonctions subalternes de nos sacristains, mais au poste plus relevé du sacrista des Italiens, qui nomment ainsi le prêtre chargé du soin et de la conservation des vases sacrés, reliquaires, ornements, etc , appartenant à l'église.

geurs de tous les pays et de toutes les époques, on en trouve une bien plus moderne, qui n'est pourtant pas sans intérêt, car elle rappelle une date malheureusement trop importante dans l'histoire de l'Acropole : « Ducrocq, philhellène ^ entré au fort avec le colonel Fabvier, le 13 décembre 1826, sorti le 5 juin 1827 {le tout, la citadelle étant assiégée par les Turcs). »

Le côté méridional, bien plus intact que celui du nord, conserve encore en place onze colonnes complètes, six à l'ouest et cinq à l'est; les six autres n'ont plus que quelques assises. Les onze colonnes entières portent leur architrave et leurs triglyphes, mais c'est dans cette frise que sont surtout apparentes les dévastations sauvages de lord Elgin. Pour tirer les métopes de leurs coulisses, il a brisé en partie celles-ci, et il a renversé la corniche dont les débris jonchent le sol. Heureusement que, respectant, par hasard, l'extrémité du fronton qui protégeait la dernière métope à l'ouest, il a laissé celle-ci en place. Cette métope, la mieux conservée de toutes celles restées au Parthénon, représente le combat d'un Centaure et d'un Lapithe, et il n'y manque qu'une jambe de derrière du Centaure.

Dans les deux entre-colonnements du centre de cette aile du péristyle, les chrétiens avaient taillé dans les degrés deux petits escaliers B C , larges seulement de 0'", 78.

De ce côté du Parthénon, les assises des fondations, au-dessous des trois degrés du stylobate, étaient évidemment destinées à rester visibles, car chaque pierre de T avant-dernière assise est entourée d'une bande creuse taillée régulièrement et avec une certaine élégance; au nord et à l'ouest, au contraire, les fondations que nous avons signalées ne sont formées que de blocs grossièrement équarris, et, de ce rapprochement, nous croyons pouvoir conclure, contrairement à l'opinion, si respectable d'ailleurs, de M. Pittakis, que celles-ci étaient destinées à rester à jamais cachées dans la terre.

En avant de la troisième colonne, à partir de l'angle sud-ouest, existe dans le sol une casemate turque remplie d'ossements des victimes de la guerre de l'indépendance.

Pour pénétrer dans l'intérieur du Parthénon, revenons à la façade postérieure ou occidentale, l'entrée du temple par sa véritable façade ayant été supprimée par le mur d'abside de l'église.

Après avoir franchi les escaliers dont nous avons parlé, on se trouve sous le péristyle du temple conservant encore en place de ce côté quatre des grandes poutres de marbre qui soutenaient le soffite.

. On remarque au pied des colonnes un caniveau pour l'écoulement des eaux qu'un dallage postérieur a fait disparaître dans quelques parties.

Le posticum était élevé de deux degrés comme \e pronaos, et, en en faisant le porche de Tég^ise, on avait entaillé dans ses degrés trois escaliers GHl, dont un au milieu, et les deux autres dans les derniers entre-colonnements de droite et de gauche.

Une tour K, ajoutée par les Turcs pour servir de minaret, occupant l'extrémité méridionale du posticum entre le mur de façade, Tante et les deux dernières colonnes, l'escalier I, dont la marche supérieure porte encore l'indication de l'ancienne existence d'une porte, devint inutile, car il n'aboutit plus qu'à la muraille de la tour qui ne présente de ce côté aucune ouverture. Cette tour, formée d'assises de marbre, contient un escalier en vis fort délabré qui permet encore d'arriver au sommet du portique. On y pénètre de l'intérieur de l'opisthodome par une ouverture L, pratiquée violemment dans le mur de façade OL.

Les six colonnes du posticum existent encore, portant leur architrave et leur frise enrichie de ses bas-reliefs assez bien conservés dans quelques parties. Sur ces colonnes, comme sur celles du pronaos, on reconnaît les traces de scellement de la grille qui fermait les entrecolonnements dans toute leur hauteur.

Au fond du posticum s'ouvre la porte M de l'opisthodome, large de 5'", 20 à sa base, et un peu plus étroite au sommet, ayant encore à sa droite, sur la muraille, une peinture byzantine, la Madone entre deux anges. Le seuil est élevé de 0'",30; il n'en reste que les deux extrémités sur lesquelles reposent les pieds-droits ou jambages^ de la porte, et où l'on voit encore les trous de ses pivots, qui ont près de 0"', 13 de diamètre 2. Les portes durent être doubles, car en arrière de la première on voit sur le pavé deux rainures NN, en quart de cercle, aboutissant au milieu de la porte, mais dont le centre n'est pas le pivot

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