Pausanias. Att. C. XXVI
6. « La plus vénérée des statues de Minerve est celle que l'on voit dans la citadelle nommée anciennement Polis, la Ville. Déjà même elle était l'objet du culte de tous les peuples de l'Attique, avant qu'ils fussent réunis. L'opinion commune est que cette statue tomba jadis du ciel ; je n'examinerai pas si elle est vraie ou non. » Pausanias. Att. C. XXVI.
Ce simulacre devant lequel les habitants de la Tauride sacrifièrent longtemps des victimes humaines, et dont Iphigénie fut la prêtresse, fut, d'après la tradition, apporté à Athènes par Oreste.
« Faisant entendre sa voix par le trépied d'or, Apollon m'ordonna de venir en Tauride pour enlever la statue descendue du ciel et la déposer sur le sol d'Athènes. » Euripide. Fphigénie en Tauride.
ATHÈNES
que de bois d'olivier^, mais la simplicité de la matière et sans doute aussi la barbarie du travail disparaissaient sous le magnifique péplus dont l'antique simulacre était revêtu à chaque fête des Panathénées. Ce fut cette "statue qui, au dire de Dion Cassius, se retourna subitement vers l'occident et vomit du sang à l'instant de la mort d'Auguste 2.
On voyait dans le temple un Mercure également en bois offert, disaiton , par Cécrops , et qui disparaissait presque sous des branches de myrte ^, sans doute pour en dissimuler l'indécence, si, comme tout porte à le croire, cette figure était du nombre de celles dont parle Hérodote^. Elle pouvait surmonter l'un des deux piédestaux f et g que M. Tétaz suppose avoir accompagné celui de Minerve; mais alors quelle eût été la destination de l'autre piédestal ? Peut-être devrait-on placer la statue de Mercure et le palmier en face l'un de l'autre contre les murailles latérales du sanctuaire. La statue de Minerve se fut ainsi
trouvée démasquée.
Parmi les nombreux ex-voto consacrés dans le sanctuaire de Minerve Poliade, on remarquait un siège pliant qui passait pour l'œuvre de Dédale, la cuirasse de Masistius qui, suivant Hérodote ^ commandait la cavalerie des Mèdes à la bataille du Cithéron qui précéda celle de Platées, et non pas à cette dernière , comme le dit Pausanias ^, et un cimeterre ^ attribué à Mardonius , mais dont le voyageur grec conteste l'authenticité ^.
1. En ran 503 avant J.-C, les habitants de nie d'Kgine étant affligés d'une grande stérilité, l'oracle de Delphes leur ordonna d'ériger à Minerve des statues de bois d'olivier franc. Cet arbre ne se trouvant pas dans nie, et d'ailleurs les oliviers de l'Attique passant pour plus sacrés, les Éginètes s'adressèrent aux Athéniens qui leur permirent de couper le bois dont ils avaient besoin, à condition qu'ils amèneraient tous les ans des victimes à Minerve Polias et à Erechthée. (Voy. Hérodote. L. V,