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Autre veine spermatique

7 et 8. Nerfs spermatiques.

laquelle il se laisse infiltrer par de la sérosité et l’urine et envahir par les inflammations. Ce tissu cellulaire se mortifie aussi facilement, et cette mortification amène souvent celle de la peau du scrotum, de sorte que le testicule se trouve quelquefois ainsi mis à nu. Chose remarquable, c’est que la peau du voisinage est altérée peu à peu et finit par recouvrir de nouveau les testicules, ce qui s’explique par la laxité de cetle peau.

Les couches fibreuses et musculaires présentent peu de maladies spéciales; mais il n’en est plus de même des tissus et des organes plus profonds : la tunique vaginale, le testicule, le cordon testiculaire, offrent un vaste cadre de pathologie. C’est ainsi que l’on trouve là toutes ces affections des séreuses, des glandes et des conduits excréteurs des glandes. Sans passer en revue toutes ces maladies, nous devrons fixer un instant notre attention sur celles d’entre elles qui ont le plus de rapport avec l’anatomie.

Parlons d’abord des épanchements sanguins du scrotum, désignés aussi sous le nom d’ hé matocèle du scrotum ou des bourses. Ces épanchements étaient décrits incomplètement dans les meilleurs auteurs classiques de notre époque, lorsque, m’appuyant sur des faits observés dans divers services, et particulièrement dans celui de M. Velpeau pendant mon internat, je publiai en 1851 (mars, Archives générales de médecine) un mémoire dans lequel j’ai montré que le siège de ces épanchements était très-variable, et le premier j’ai distingué : 1° i’hématocèle vaginale, 3° l’hémalocèle pariétale, 3° l’hématocèle parenchymateuse, h° l’hématocèle de la tunique vaginale, 5° l’hémalocèle funiculaire. Quelques-unes de ces variétés offrent deux formes, celle par infiltration, et celle par épanchement ou enkystée. Eu égard à l’hématocèle de la tunique vaginale, M. le professeur Gosselin, dans ses remarquables recherches sur les maladies des bourses, a prouvé qu’elle se présentait quelquefois sous forme de couches concentriques, qu’alors la tumeur était dure et qu’il fallait opérer la décortication pour guérir. Ces sortes d’hématocèles décrites par M. Gosselin sont tantôt primitives, tantôt consécutives.

Quant à l'hydrocèle, elle présente encore, comme l’hématocèle, plusieurs variétés bien connues et établies d'après le siège anatomique. J’insisterai plus spécialement sur une forme nouvelle que j’ai décrite en juin 1856 ( Archives générales de médecine). Dans une note intitulée : Remarques sur l’anatomie pathologique d'une forme nouvelle de l’hydrocèle, j’ai décrit une hydrocèle en bissac de la tunique vaginale, dont les deux poches communiquaient par une ouverture assez étroite. Ce fait m’a amené à mieux étudier la tunique vaginale, et j’ai découvert qu’elle offrait des diverliculums dont le développement exagéré donnait lieu à ces hydrocèles en bissac; or ces diverliculums sont au nombre de trois: 1° le funiculaire, 2° l’épididymaire, 3° le testiculaire.

La tunique vaginale est susceptible de s’enflammer sous l’influence de diverses causes, et cette inflammation produit tous les effets qui se montrent dans les autres séreuses; tels que : produits plastiques, fausses membranes, adhérences, etc. L’art cherche quelquefois à obtenir ce résultat dans un but thérapeutique, pour guérir les hydrocèles par exemple, et c’est pour cela que l’injection iodée proposée pour la première fois par M. Velpeau est si utilement employée.

L’organisation des produits plastiques dans la tunique vaginale amène quelquefois la formation de corps étrangers qui sont aussi le résultat de concrétions épithéliales. Ces petits corps sont en général arrondis, durs, blanchâtres, cartilagineux ; ils séjournent quelquefois très-longtemps sans provoquer d’accidents; mais ordinairement, par l’irritation qu’iis provoquent, ils donnent naissance à une hydrocèle ou même à une hématocèle.

Quand l’inflammation envahit le testicule et ses annexes, elle prend le nom générique d 'orchite. Cependant les progrès de l’anatomie ont aujourd’hui permis de distinguer la vaginalite et l’épididymite de l'orchite proprement dite ou inflammation du testicule ; ces diverses inflammations se manifestent surtout pendant le cours d’une affection blennorrhagique ou d’une irritation quelconque du canal de l’urèthre ou du canal déférent. J’ai démontré que l’orchite pouvait avoir aussi sa cause dans une affection générale telle que la variole. Dans un mémoire publié dans les Archives générales de médecine (mars 1859), j’ai décrit toutes les formes de cette orchite varioleuse.

On a décrit sous le nom d'orchite syphilitique une affection dont le caractère inflammatoire n’est pas bien démontré, mais qui n’en est pas moins sous l’influence de la syphilis, et se manifeste principalement dans la période dite tertiaire. Cette affection guérit du reste très-bien sans opération, par l’iodurc de potassium seul, qu’elle soit ou non compliquée d’hydrocèle. J’ai tout récemment obtenu la guérison d’une de ces orchites offrant cetle complication.

Les kystes, le cancer, le tubercule, l’hypertrophie, les engorgements sont très-fréquents dans cet organe.

Contenu dans une coque fibreuse, le parenchyme testiculaire y est légèrement comprimé, de sorte que si la tunique fibreuse ou allongée vient à être détruite dans un point, la substance testiculaire tend à s’échapper par ce point, d’où elle sort sous forme d’un champignon rougeâtre ; d’où l’expression de fongus testiculaire, affection souvent symptomatique de tubercules ou bien d’une inflammation chronique. Parmi les tumeurs du testicule nous signalerons plus spécialement l’enchondrome, qui a été l’objet d’un mémoire très-intéressant présenté par M. Danové, et sur lequel nous avons fait un rapport à la Société de chirurgie à la fin de l’année 1861.

Les opérations que l’on pratique sur les bourses sont assez fréquentes, mais nous fixerons seulement notre attention sur les deux plus importantes, à savoir ; la castration et le varicocèle.

La castration consiste dans l’ablation du testicule ; or, cet organe reçoit par le haut des vaisseaux très-nombreux et assez volumineux qui peuvent donner naissance à une hémorrhagie. Pour éviter cet accident, on a conseillé de lier les vaisseaux en masse, mais ce procédé à l’inconvénient grave de lier en même temps les tissus fibreux et nerveux et même le canal déférent, de sorte que l’on a à redouter la douleur et l’étranglement. Nous préférons employer le procédé de Blondin, qui consiste à couper les éléments du cordon par petits coups et à lier les vaisseaux à mesure qu’on les ouvre. On évite ainsi tous les inconvénients signalés plus haut, et l’on maintient le cordon au dehors pendant tout le temps de l’opération.

Le grand nombre de veines, leur long trajet, la compression qu’elles subissent dans divers points, voilà autant de causes de varices du scrotum, dites aussi varicocèles. Aujourd’hui on n’opère plus que les cas très-graves, et alors on doit isoler avec la plus grande précaution les vaisseaux dilatés, afin de ne pas comprendre dans l’opération, et les vaisseaux, et le canal spermatique. La consistance du canal déférent permet même à travers la peau de le reconnaître et de le mettre de côté.

B. J. BERAUD ANAT CRIRURG.

Région pubio-pcnicnnc.

CÔTÉ DROIT (lre COUChe).

A. Coupe de la peau limitant la région

en haut et sur les côtés.

X'. Coupe de la peau sur la verge.

A". Coupe de la peau vers le prépuce.

B. Bord libre du prépuce.

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