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Branche du nerf radial allant se distribuer aux muscles

extenseurs des doigts.

H. Branche du nerf cubital se rendant au muscle cubital postérieur.

(5. Branche interne et terminale du nerf brachial cutané interne.

APPLICATIONS A I,A PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE

Les lésions physiques de cette région n'offrent pas, en général, un grand danger, parce que nous n’avons ici aucun vaisseau ni aucun nerf capables de compromettre l'existence. Ainsi, que les plaies, les contusions superficielles ne soient pas dangereuses, elles n'atteindront guère que les vaisseaux veineux qui sont sous la peau ; or le volume de ceux-ci n’est pas assez considérable pour qu’il y ait à redouter une hémorrhagie. Que la lésion dépasse l’aponévrose, elle portera son effet sur des muscles qui n’ont par eux-mêmes qu’un usage relatif à certains mouvements et qui au besoin pourront être remplacés par des congénères. Les nerfs qui, profondément, sont susceptibles d’être blessés, ne sont que des branches du nerf radial qui fournit à tous les extenseurs de l’avant-bras. L’artère interosseuse postérieure, branche de la cubitale et quelquefois de la radiale, est trop profondément située et trop bien protégée par les muscles et par les aponévroses pour que sa blessure soit à redouter. Néanmoins si cet accident arrivait, il serait impossible d’aller à la recherche de ce vaisseau; nous pensons que, dans ce cas, il serait préférable de faire le tamponnement avec le perchlorure de fer ou bien la compression de l’artère humérale. Si tous les moyens échouaient, la ligature de l’humérale au pli du coude serait indiquée. Les inflammations qui peuvent atteindre la région antibrachiale postérieure, si elles ne sont pas toujours très-graves, n’en offrent pas moins quelques caractères spéciaux que nous devons signaler. Ainsi les inflammations sous-cutanées, phlegmoneuses, n’y sont point rares, et tantôt elles y sont propres, et tantôt elles y sont venues d’ailleurs. Celles qui sont primitives s’y développent soit spontanément, soit à la suite de plaies ou de contusions ; elles ne présentent rien dt particulier. Celles qui y arrivent du voisinage viennent tantôt de la région olécrâniennc, tantôt de la région palmaire. Ainsi rien n’est plus fréquent que de voir une plaie, une contusion de la bourse séreuse qui revêt la face postérieure de l'olécrane, être le point de départ d’un phlegmon qui s’étend rapidement à la face postérieure de l’avant-bras.

Quand les inflammations sont sous-aponévrotiques, elles sont très-dangereuses parce qu’elles sont multiples. En effet, dans cette région, nous trouvons deux couches de muscles, dans chaque couche il y a plusieurs muscles et chacun d’eux est, pour ainsi dire, logé dans unegaîne aponévrotique, ainsi qu’on peut le constater sur notre planche. Or, que l’inflammation arrive au milieu de tous les organes, elle va se confiner dans chaque gaine qui, présentant des propriétés différentes en étendue, en vascularisation, présenteront aussi un mode spécial d’inllammation, de suppuration, tout à fait indépendant de celui qui l’avoisine. De là, des abcès dans diverses gaines, à diverses profondeurs et à des périodes d’évolutions différentes. Quel est le chirurgien assez habile pour suivre l’évolution de chacun d’eux, pour les ouvrir en temps opportun, et quel est aussi celui qui osera se vanter de les ouvrir par une seule incision, comme on pourrait à la rigueur le faire pour un phlegmon de la partie interne de l’avanl-bras ?

En bas de la région, les muscles extenseurs des doigts sont logés dans des étuis fibreux, d’autant plus forts qu'on se rapproche davantage du poignet. Presque tous les tendons présentent en outre une coulisse synoviale qui est assez souvent le siège d’une maladie que M. Velpeau a désignée sous le nom d’ai ou de ténosite. A l’hôpital Saint-Antoine, nous avons eu de fréquentes occasions d’observer cette maladie. Si l’on embrasse la partie gonflée avec la paume de la main, on sent une crépitation fine qui se traduit à l’oreille par un bruit de frottement. Tout récemment, j’ai montré à mes élèves, à l'hôpital Saint- Antoine, deux exemples remarquables de cette affection siégeant sur les extenseurs du pouce* Quand on appliquait l’oreille ou le stéthoscope sur la tumeur, on entendait un bruit de frottement de cuir neuf très-pro-* noncé et quelquefois un bruit musical trcs-accentué.

Le radius est recouvert par des muscles dans tous les sens, aussi est-il difficile de l’atteindre en avant ou en arrière. Cependant sur le côté externe, on le découvre assez facilement en écartant les muscles radiaux externes et c’est dans ce point qu il convient de le dénuder quand on veut le réséquer, soit à la suite de nécrose ou de carie, soit à la suite de plaies ou de cals vicieux.

Figure 2. — Coupe transversale de l’avant-bras vers sa partie moyenne.

EXPLICATION

A. Coupe circulaire de la peau comme dans une amputation

de l’avant-bras, du fascia superficialis et du tissu cellule-graisseux sous-cutané.

B. Coupe de l’aponévrose anlibrachiale.

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