Nerf radial
APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE
La figure' 2 de cette planche, a été faite pour fournir des données relatives à l’amputation de l’avant-bras et aux inflammations de cette même région.
Cette coupe transversale de la région antibrachiale à sa partie moyenne montre bien les vaisseaux qu’il faut lier. Or, ces vaisseaux sont au nombre de trois : 1° l’artère radiale, 2° l’artère cubitale, 3° l’artère interosseuse.
Le premier vaisseau à lier est l’artère radiale. Celle-ci se trouve en avant et presque vers la partie médiane de la région, à peu près à égale distance de la peau et du radius. On peut la voir recouverte par le bord interne du muscle long supinateur, séparée de la peau par l’aponévrose d’enveloppe d’abord, puis par le muscle long supinateur et par l’aponévrose profonde qui constitue la paroi postérieure de la gaine de ce même muscle. On peut s’assurer aussi que le nerf radial est en dehors de l’artère et qu’il est à peu près impossible de le comprendre dans une même ligature que l’artère.
Le secondjvaisseau qu’il importe de lier est l'artère cubitale. On peut la voir tout à fait en dedans du moignon entre les deux couches musculaires de la région antibrachiale interne. Le nerf cubital est en dedans d’elle. On peut voir aussi que, pour arriver sur ce vaisseau, il faut passer dans le premier espace intermusculaire, c’est-à-dire entre le muscle cubital antérieur et.le muscle' fléchisseur superficiel.
Enfin la troisième artère qui doit être oblitérée après l’amputation, est l’artère interosseuse. Cette artère, comme son nom l’indique, est située dans l’espace interosseux au devant du ligament interosseux. Comme toutes les artères, elle est élastique, c’est-à-dire qu’elle se rétracte; or le ligament interosseux ne subit point de rétraction, de sorte qu’il faut aller le chercher quelquefois très-loin dans les chairs. Il arrive môme quelquefois qu’elle est contenue dans une sorte de gaine aponévrotique, et qu’alors sa rétraction est telle, qu’elle échappe aux yeux du chirurgien le plus attentif. On croit la saisir et l’on ne saisit guère que les parois de cette gaine ; on croit lier quelque chose, on serre et l’on ne lie rien du tout ; le vaisseau est plus loin. Pour remédier à tout cela, il suffit de couper cette gaine d’avant en arrière et l’on finit par découvrir le]vaisseau à la ligature duquel on peut dès lors procéder.
On sait que l’artère interosseuse fournit une branche qui constitue l’interosseuse postérieure et qui vient quelquefois aussi de l’artère cubitale. Ce tronc est assez volumineux pour exiger un lien. On peut le voir représenté en arrière du ligament interosseux. Dans une amputation de l’avant-bras que nous avons pratiquée il y a quelques mois, à l’hôpital Saint-Antoine, nous n’avons pas eu besoin de recourir à la ligature de ce vaisseau, et il ne s’est pas produit d’hémorrhagie, ni primitive, ni consécutive.
Eu égard aux inflammations phlegmoneuses, on peut voir qu’elles ne pourront guère se propager qu’à la condition qu’elles occuperont les espaces cellulaires, les interstices intermusculaires. Or, ces interstices se voient partout où il y a des vaisseaux, et c’est précisément dans ce point que nous voyons se développer les phlegmons, les phlébites, les angioleucites.
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Figure 1. — Région dn poignet.
Face antérieure.
EXPLICATION
A. Coupe de la peau limitant la région.
B. Coupe du fascia superflcialis et du tissu cellulo-graisseux
sous-cutané.