‹ Atlas complet d'anatomie chirurgicale topographiqueChapitre 323 sur 323 · Anastomoses nerveuses transversales entre les nerfs · texte numérisé non relu

Anastomoses nerveuses transversales entre les nerfs

collatéraux plantaires.

applications a la pathologie et a la médecine opératoire.

Dans la description anatomique des couches qui constituent la face plantaire des orteils nous avons suivi la même méthode que pour la face dorsale des mêmes organes. En effet, le premier orteil nous représente la couche sous-cutanée ; les deuxième et troisième orteils nous montrent les couches plus profondes jusqu’à l’aponévrose ; le quatrième orteil nous offre la gaine des fléchisseurs ouverte ; et enfin le cinquième orteil nous donne le squelette d’un orteil vu par sa face plantaire. Il est donc superflu de revenir sur les blessures et sur les inflammations de cette face des orteils ; nous n’aurions qu’à répéter ce que nous avons écrit à propos de la face dorsale. Nous ferons cependant une seule remarque, c’est que, dans le tissu cellulo-graisseux du gros orteil, on trouve un riche réseau veineux qui est comme taillé dans ce tissu un peu fibreux. Il en résulte que ces veines toujours béantes ressemblent en quelque sorte à des sinus. Si l’on se rappelle qu’à la face dorsale du même orteil on voit un autre réseau veineux, on s’explique, sans doute, pourquoi dans la goutte le gros orteil rougit, se congestionne et devient douloureux au point d’empêcher complètement la marche. Eu égard à la médecine opératoire nous appellerons tout de suite l’attention sur les sillons transversaux qui existent à la face dorsale comme à la face plantaire des orteils. Le chirurgien se guidera souvent avec avantage sur ces sillons pour trouver plus facilement les jointures quand il voudra faire une désarticulation partielle d’un orteil.

Quand il s’agit de l’ablation de tous les orteils il faut savoir que le chirurgien doit utiliser à la fois la peau de la face dorsale et de la face plantaire du pied. Sur la face dorsale la peau se prolonge au delà de l’articulation de la première phalange avec l’os métatarsien correspondant d’au moins 2 centimètres, il y aura donc là à prendre un petit lambeau fort utile. A la face plantaire le coussin adipeux et cutané se prolonge encore plus en avant, il dépasse l’articulation phalango-phalangienne. Il y aura là possibilité de tailler un lambeau de 3 à 4 centimètres de longueur. Cette longueur des deux lambeaux sera très-favorable à la formation d’une cicatrice qui, occupant la face dorsale, ne sera pas tiraillée pendant la marche. Pour faire cette opération on prend de la main gauche, entre le pouce et les autres doigts, tous les orteils. On fait l’incision dorsale en partant d’un côté de l’articulation métatarso-phalangienne et aboutissant au côté opposé. On a soin de faire arriver la pointe du couteau jusqu’au niveau de la rainure des orteils. Pour tailler le lambeau plantaire on place le pouce de la main gauche sous les orteils réunis, les autres doigts sont sur la face dorsale, on relève les orteils ainsi maintenus, et de gauche à droite on taille le lambeau en suivant exactement la rainure qui existe entre la racine des orteils et la face plantaire.

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