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I. Globe oculaire et sclérotique

APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE

Si les muscles de l’œil n’offraient pas leurs tendons orbitaires, leurs bouts s’écarteraient beaucoup trop après leur section, et la strabotomie ne serait pas applicable, puisque l’action du muscle serait abolie et non corrigée, les deux bouts ne pouvant pas se souder. De plus, sans les tendons orbitaires, le globe oculaire serait sans cesse sollicité vers le fond de l’orbite et n’aurait pas de mouvements possibles. Par eux, en effet, l’œil est maintenu dans une position fixe, et il ne peut être porté ni en avant ni en arrière, à moins de violences trop considérables.

La face postérieure du globe oculaire glisse sur la face antérieure de la capsule orbitaire oculaire comme la tête du fémur dans la cavité cotyloïde. Ces mouvements sont facilités par une sorte de tissu filamenteux qui rappelle presque une membrane séreuse ; quand une violence extérieure change ces rapports, l’œil peut être projeté au dehors, et il y a une sorte de luxation de l'œil. Lorsque l'œil est ainsi déplacé, il pend quelquefois sur la joue, et l’on croirait qu’à tout jamais sa faculté visuelle est abolie. Il n’en est rien cependant, et si on le remet en place, il peut reprendre ses propriétés. Cela est dû à ce que le nerf optique, décrivant quelques flexuosités, a pu permettre ce déplacement sans que sa substance ait subi une solution de continuité capable d'altérer ses usages.

Figure 1. — Région lacrymale.

Glandes lacrymales et conduits lacrymaux.

A. Lobe interne de la portion orbitaire de la

glande lacrymale.

B. Lobe externe de la

glande lacrymale.

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