Nerf du plexus cervical, branche mastoïdienne
APPLICATIONS A LA PATHOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE
Peau fine, tissu cellulaire abondant, grand nombre de vaisseaux et de ganglions lymphatiques, voilà autant de causes des inflammations fréquentes et variées qui occupent cette région. Si l’on ne craignait pas de blesser ces vaisseaux et ces nerfs, on pourrait, à cause de son volume, faire la saignée de la veine mastoïdienne. Les communications vasculaires de cette région avec les régions précédentes comme avec l’intérieur du crâne, au moyen du trou mastoïdien, expliquent suffisamment l’efficacité des saignées locales dans cette région, lors des inflammations intra-crâniennes et extra-crâniennes. L’application des sangsues dans ce point est basée sur cette notion.
Les rapports de la région mastoïdienne avec l’appareil de l’audition sont très intimes. Ainsi, très souvent les inflammations chroniques de la caisse se transmettent aux cellules mastoïdiennes, et de là aux tissus osseux de l’apophyse de ce nom, d’où la formation des abcès derrière le pavillon de l’oreille communiquant avec la caisse du tympan. Nous en avons observé plusieurs exemples. Ces rapports expliquent pourquoi on- a pratiqué la trépanation de l’apophyse mastoïde dans le but de rendre la caisse du tympan accessible à l’air extérieur, lorsque la trompe d’Eustache est oblitérée. Quelques succès ont été obtenus, mais depuis un revers qui eut un certain retentissement, on a renoncé à cette opération. Nous croyons que la réaction a été trop loin, et nous espérons qu’un jour on reviendra de cet abandon.
Figure 2. — Région occipitale.
EXPLICATION
A. Cuir chevelu, peau établissant les limites de la région.
B. Fascia sous-cutané ou superficialis.