Nerf sous-occipilal
APPLICATIONS A LA PATIIOLOGIE ET A LA MÉDECINE OPÉRATOIRE
La voûte palatine est quelquefois le siège d’une division antéro-postérieure plus ou moins profonde qui accompagne et complique le bec-de-lièvre. Cette division congénitale n’existe pas tout à fait sur la ligne médiane, ainsi qu’on le croyait; elle est un peu à côté, ainsi que l’ont prouvé les recherches de M. Legendre et les nôtres.
La muqueuse est ici épaisse, résistante, et au-dessous d’elle on voit une couche de glandulcs qui sécrètent de la salive et qui peuvent isolément ou par groupes s’hypertrophier et constituer une tumeur que l’on regardait autrefois comme cancéreuse, et qui, d’après les recherches de MM. Michon et Nélaton, n’est autre qu’une hypertrophie, et offre ce caractère fort remarquable, qu’elle s’énticlée avec la plus grande facilité. Il suffît, pour l’enlever, de faire une simple incision ou une incision cruciale sur la partie la plus proéminente, pour arriver à l’extraire soit avec une spatule, soit avec le bout du doigt.
Dans cette couche glanduleuse on rencontre de nombreux vaisseaux qui fournissent beaucoup de sang quand on opère
sur la voûte palatine.
La couche périosliqne est très épaisse et très adhérente, mais quand on la sépare avec soin, on peut arriver à combler des fentes de la voûte palatine par l’auloplastie périoslique, méthode employée, pour la première fois, par M. Jordan (de Manchester), pour la cure des pseudarthroses.
Le voile du palais est quelquefois divisé soit congénitalement, soit chirurgicalement; on remédie à celte division par la cautérisation (Cloquet), ou mieux encore par la staphyloraphie. Cette opération, instituée par Roux, a été modifiée, soit pour le passage des fils (Bérard), soit pour l’avivement, soit pour le serrement des sutures. Souvent après cette opération les bords ne peuvent se rapprocher assez ou sont trop tiraillés; on a proposé de combattre cette disposition en faisant des incisions latérales (Dielïenbach), ou bien la section du pilier postérieur du voile du pillais (Warren), ou bien en pratiquant ces incisions latérales et cette section simultanément (Fergusson).; mais il ne faut recourir à ces débridements que s’ils sont indispensables, et l’on serait blâmable de les faire avant d’avoir essayé l’affronlement.
Comme après cette suture la luette n’existait point et le voile du palais offrait une encoche comme la lèvre à la suile de l’opération du bec-de-lièvre, M. Nélaton a appliqué ici le meme procédé que pour l’encoche labiale.
La voûte palatine peut être le siège de perforations qui ont une origine traumatique, syphilitique ou scrofuleuse, et que l’on doit combattre, soit par le procédé de Roux, soit par celui de Warren, soit par celui de M.Malgaigne. Dans ces dernières années, M. Baizeau a employé avec succès le procédé suivant : Il avive d’abord les bords de la fistule, et afin de redresser les bords qui présentent une courbure trop considérable pour permettre un rapprochement facile, il prolonge ses incisions en avant et en arrière de 5 millimètres au delà de la perforation qui se trouve ainsi allongée d’un centimètre, suivant le grand axe de la voûte. Il fait ensuite de chaque côté le long de l’arcade denlaire, et parallèlement aux bords latéraux de la fistule, une incision qui dépasse environ de 6 millimètres en avant et en arrière de la fistule. Il détache avec des bistouris courbes sur le plat, et une spatule également recourbée, la partie antérieure des parties molles adhérentes à la voûte osseuse: ses lambeaux ainsi mobilisés se rapprochent d’eux-mêmes ; très minces antérieurement, ils sont plus épais à la partie postérieure par suite de l’accolement de la muqueuse nasale à la muqueuse buccale. M. Gosselin a obtenu un autre succès par ce procédé ( Bulletins de la Société de chirurgie, 1862, p. Ô59 et suiv.).
FIGURE 2. — Région buccale»
Paroi inférieure de la bouche et pharynx vu par en haut.
Côté droit.
A. Coupe de la peau.
B. Coupe du Bioiejsous»cul3né.