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[Suite de l’explication de la planche 46.)
se prolonge au-dessous de la portion membraneuse, et qui est comprise entre le point E et la ligne fictive G, G. Celte dernière partie du corps spongieux de l’urèthre est étrangère au canal de l’urine, et mérite assurément d’ètre désignée sous un nom particulier. Nous l’appellerons donc la tête du bulbe, et nous donnerons le nom de corps du bulbe au reste du rendement uréthral, compris entre la ligne G, G, et l’angle prépubien F, F. Dans toute l’étendue de la portion pénicnne, depuis l'angle prépubien jusqu’au voisinage du gland, la paroi inférieure de l’urèthre, H, H, varie fort peu; elle est environ deux fois plus épaisse que la paroi supérieure (comparez avec la «g- I, 1,1).
1, l’angle supérieur du méat urinaire; 1-2, 1-2, les deux lèvres du méat urinaire, écartées en bas, par suite de l’incision médiane qui a divisé l’angle inférieur de ce méat; 3, la fosse naviculaire, présentant sur sa paroi supérieure un sillon médian; 4, la valvule de Guérin, formée par un repli de la muqueuse. Cette valvule manque environ une fois sur sept (Jarjavay). Elle est toujours médiane, et située sur la paroi supérieure de l’urèthre. Elle est formée par un repli très-oblique de la membrane muqueuse, repli dont le bord est dirigé vers le méat, et sous lequel les sondes s’engagent fréquemment. La cavité du cul-d e-sac compris entre la paroi supérieure de l'urèthre et la face supérieure de la valvule de Guérin, présente une profondeur de 5 h 6 millimètres, qui peut s’élever jusqu'il 8 à 10 millimètres. Quoique le siège de cette valvule soit assez variable, son sommet correspond ordinairement au niveau de la limite postérieure du gland; en d’autres termes, une épingle enfoncée perpendiculairement en ce point, irait ressortir à la face dorsale de la verge, au niveau de la couronne du gland •(comparez avec la figure I, 7,7 et H, S).
Depuis la valvule de Guérin, qui limite ordinairement la portion glandaire de l'urèthre, jusqu’à l’angle prépubien, qui établit la limite postérieure de la portion pénienne (F, F), la cavité de l’urèthre est aplatie de haut en bas, et a la forme d’une ligne horizontale sur les coupes transversales; elle présente donc une paroi supérieure, une paroi inférieure, et deux angles latéraux. Chaque angle latéral présente une série de petits orifices, foraminula, ou trous de second ordre, 5,5 (côté gauche), et6,6 (côté droit); ces foraminula se voient également sur la figure 1 (8,8,8). La paroi supérieure de l’urèthre présente sur la ligne médiane, entre les deux séries précédentes, une troisième série de trous plus grands, où l’extrémité effilée des bougies peut s’engager; ce sont les trous de premier ordre , ou foramina, désignés encore sous le nom de lacunes de Morgagni, 7,7. Les lacunes de Morgagni ont en général de ! à 3 millimètres d’ouverture; il en est même d'un peu plus grandes; leur nombre est variable, depuis 5 jusqu’à 22 (Jarjavay). Il y en a ordinairement de 12 à 14. Il y a en outre, dans la muqueuse de la portion spongieuse de l'urèthre, d'autres petits trous visibles seulement au microscope, les uns irrégulièrement disséminés, les autres formant de petites séries longitudinales, et beaucoup plus nombreux sur la paroi supérieure que sur la paroi inférieure; nous les désignons sous le nom de trous de troisième ordre. Tous les trous de la muqueuse uréthrale sont de même nature. Ce sont les orifices de cavités glandulaires en cæcum, contenues dans l’épaisseur de la muqueuse. Ces glandes tubuleuses ne sont pas , comme celles de l’intestin , perpendiculaires à la surface de la muqueuse; elles sont couchées très-obliquement, de telle sorte que leur orifice regarde vers le méat urinaire. Chaque trou de troisième ordre correspond à un tube unique et simple, ou à peu près simple; le tube qui aboutit à un conduit de deuxième ordre est unique encore, mais divisé en plusieurs digitations; enfin les trous de premier ordre, ou lacunes de Morgagni, conduisent dans de petites cavités obliques, où viennent s’ouvrir isolément plusieurs tubes glandulaires. Les trous dont nous parlons occupent la portion pénienne de l’urèthre, en arrière de la fosse naviculaire; ceux des deux premiers ordres cessent à peu près au niveau de l’angle prépubieu (F, F), quelquefois un peu en avant, quelquefois un peu en arrière. Entre cet angle et l’origine de la portion membraueuse (GG), la muqueuse ne présente qu’un petit nombre de trous de troisième ordre; mais c’est dans cette partie de l’urèthre que viennent s’ouvrir très-obliquement les deux conduits des glandes de Méry , dites à tort glandes de Cowper. Les orifices de ces conduits sont situés sur la paroi inférieure de l’urèthre; ils sont très difficiles à apercevoir, et ne sont pas visibles sur la figure. Ils sont en général plus rapprochés de l’angle prépubien que de l’extrémité postérieure du bulbe. La muqueuse de cette partie du canal urinaire présente des plis longitudinaux, 8,8, qu'on efface presque entièrement lorsqu'on la soumet à des tractions transversales. Celte portion du canal est très-dilatable; elle correspond au corps du bulbe, et porte le nom de dilatation bulbeuse de l'urèthre. Les simples coupes longitudinales ne donnent aucune idée de la forme et du calibre de celle partie de l’urèthre, qui diffère du reste du canal par son extensibilité, plutôt que par la largeur qu’elle présente à l’état de repos. Mais, lorsqu’on pousse dans l’urèthre une injection solidifiable, de manière à distendre partout la muqueuse, le moule que l’on obtient se renfle graduellement d’avant en arrière, à partir de l’angle prépubien, atteint son maximum de volume vers l’extrémité postérieure de la portion spongieuse, et se rétrécit brusquement à l’union de cette portion avec la portion membraneuse.
9,9, muqueuse de la portion membraneuse de l’urèthre. Ou y aperçoit les orifices d’un grand nombre de petites glandes en grappes, dites glandes de Littré, qui ne forment pas une masse continue, comme Littré le croyait, mais qui constituent autant de petits grains glanduleux isolés, et contenus dans l’épaisseur de la couche musculeuse ; 10,10, les deux lobes latéraux de la prostate, formant deux saillies arrondies dans l’intérieur du caual, chez les sujets dont la prostate est un peu volumineuse.