PLANCHE XX
Figure 1.
Rétinite leucémique (d'après Liebreich). — Les bords de la papille sonl couverts par la rétine infiltrée. De ce point naissent de larges traînées blanchâtres, opalines, qui occupent le champ rétinien dans diverses directions. Les vaisseaux sont plus ou moins voilés en divers points par un tissu altéré et dépourvu de transparence.
Fig. 2.
Rétinite pigmentaire. — La rétine est couverte d'agglomérations pigmentaires qui rappellent l'aspect de3 corpuscules osseux. Beaucoup de ces amas suivent le trajet des vaisseaux : leur ensemble forme une zone plus large du côté de la macula, à peu près circulaire et située à une certaine distance de la papille. Celle-ci est décolorée; les artères rétiniennes sont filiformes; les veines seules ont conservé leur volume.
Affection qui paraît s'être développée accidentellement chez un homme de 35 ans, à la suite d'un long séjour sous les tropiques. Il y a peu d'années encore, il possédait une vue irréprochable. Le début du mal fut marqué par l'apparition d'une héméralopie rebelle; plus tard, survint un rétrécissement concentrique progressif du champ visuel, qui aujourd'hui permet difficilement au malade de se conduire.
Fig. 3.
Embolie de l'artère centrale. — Les deux divisions de l'artère sont représentées par des stries blanches bien marquées et limitées par un petit liséré rouge un peu moins apparent que sur la figure. Ce liséré semble indiquer que la circulation n'est pas tout à fait interrompue dans le vaisseau, à moins que cet aspect non signalé encore ne soit une illusion d'optique résultant du contraste des couleurs. La même dispositiou s'observe sur la papille et jusqu'au point d'émergence, ce qui n'a pas été rendu sur la figure. La réline n'offre aucune trace d'infiltration, contrairement à ce qui a été observé dans la plupart
des faits connus. Staphylôme postérieur irrégulier. M = ^ Malade de 49 ans. — Goutteux et sujet à des palpitations violentes et durables; trouble profond de la vision d'un seul côté ; un voile épais couvre tous les objets. L'œil fut dessiné quinze jours après l'accident. A ce moment la vision périphérique était un peu revenue, elle permettait de suivre la lumière d'une bougie. Mais, après quelques jours d'espoir, la cécité devint complète et définitive.
Fig. 4.
Rétinite péri-vasculaire. — Papille décolorée. Aspect de la choroïde normal. Deux vaisseaux situés latéralement sont représentés par des stries blanches nettement accusées, le long desquelles se voit avec un peu d'attention un petit filet rouge, avertissant que ces vaisseaux envahis par la sclérose ne sont pas encore tout à fait imperméables au sang.
Fig. 5.
Phase terminale d'une névro-rétinite dessinée (pl. XIX, fig. 3) durant sa période d'augnient. — Cette altération du nerf optique, due à la compression exercée sur le tronc nerveux par un anévrysme cirsoïde de l'artère ophthalmique, fut très heureusement modifiée, par la guérison de l'anévrysme. La papille est redevenue distincte ; ses bords sont nettement délimités, mais son tissu est le siège d'une hypérhémie capillaire très marquée. 11 est aussi resté opalin, ce qui est dû, selon toute raison.au développement de tissu conjonctif nouveau. Il en résulte que les vaisseaux sont plus ou moins voilés depuis leur point d'émergence
hisou'ou limite srlrrotical. La région pért-papllllalro a recouvré une transparence presque complète; il reste pourlnnt encore quelques traces d'innitrutlon, accusées par un ton grisâtre. Dans ces mômes parties, on remarque un nombre considérable de vaisseaux de second ordre qui affectent une forme radiée autour de la papille. Ces vaisseaux trei-délicats sont rendus plus apparents par l'état de la choroïde sous-jacente. Il s'est développé sous l'Influence de la névro-rétlnite une telle abondance de pigment, que le ton de cette membrane est ardoisé et presque noir. Les vaisseaux rétiniens paraissent encore hypérbémlés ; les
veines battent fortement; l'acuité visuelle s'est relevée à -
Fia, 6.
Staphylôme poi'érleur irrégulior, remarquable parsa forme et par son siège. — La plaque d'atrophie est séparée de la papille par une bande étroite de tissu choroïdien qui parait peu altéré. Elle est aussi moins blancbe, moins bien limitée et mouchetée de nombreuses taches pigmentaires. Du côté opposé de la papille, la eboroïde est aussi malade. Les espaces inter-vasculaires sont fortement accusés. On y découvre aussi quelques stries
jaunâtres dues à des vaisseaux dégénérés. - Myopie^ chez un vieillard de 05 ans.