EXPLICATION DES CARTES
épartition mensuelle et trimestrielle de la mortalité en France et en Suisse.
Cette carte fait connu ttrc l'époque de la plus forte mortalité qui tombe sur le printemps pour la France et pour la Suisse, dans la presque totalité de ces deux pays.
Les seules exceptions à cette règle Bout les suivantes :
r La mortalité est hivernale dans quelques réliions, comme les environs de Cherbourg; dans le département de la Mauc.be ; dans la partie méridionale de la Bretagne; dans les environs d'Aueh, de Toulouse et de Carcassonne; dans quelques portions du Dauphiné et de la Haute-Savoie; dans la vallée du Léman et celle de Neuchatel, ainsi que
pour les villes de Tours, Orléans. Troyes, Vim ■% . Besançon, Limoges, St-Ëtienee.
J" La mortalité' est estivale ou automnale dans les environs d'Amiens, du Havre et sur toute la côte occidentale, depuis Napoléon-Vendée jusqu'à Bayonne; sur toutes les côtes méridionales, dans la vallée du Rhône, depuis Lyon jusqu'à Marseille 1 1 B la Camargue où prédomine la mortalité automnale.
Les deux chiffres qui sont placés en divers points de la carte désignent les mois extrêmes : le chiffre supérieur indique le mois où la mortalité est la plus forte, et .l'inférieur celui du plus petit 'nombre des décès (T0y.Cl»»wtofosriemedtt:.,t.II,p.465ettIII 1 p. M).
Répartition mensuelle et trimestrielle de la plus forte mortalité en Europe.
Répartition mensuelle et trimestrielle de la salubrité ou de l'époque de la plus faible mortalité en Europe.
t'es deux caries soûl établies d'après les mêmes principes que la précédente, c'est-à-dire que l'époque de la plus forte et de la plus faible mortalité est représentée par les teintes qui correspondent aux quatre saisons. L'on y voit quelle est la marche Lombard, Atla» pathologique.
annuelle de la mortalité, que l'on peut ainsi suivre
dans chaque pays.
En outre, les mois extrêmes de salubrité et de
mortalité ont été désignés par des chiffres romains dont le supérieur désigne le plus meurtrier et Fin-
HihTKIiiiiK'V OJiOOBÂPHIQUK DES IIÀIADIES,
Prieur le plus salubre dans la carte II, taudis que i ■v-.f. l'inverse pour la carte III.
Passons en revue les différentes niions de l'Europe, c( ûommençona par celle qui est située a l'extrême nord et a l'ouest, l'Islande, dont la mortalité diffère beaucoup de celle de presque toute l'Europe. C'est, en effet, l'été et le mois de juillet qui sont le plus chargés en décès, tandis ijue le printemps et le mois de lévrier Bonf l'époque la plus salubre (voy.
Çliinfihihijiv mrtliatle, t. II, p, 45),
La Suède, la Norwége et le Danemark ont une mortalité printanière; les mois de janvier, février et mars étant presque toujours les plus insalulires, tandis que c'est juillet qui compte habituellement le plus petit nombre de morts.
Les seules exceptions sont celles du Danemark où juillet est remplacé par septembre, et des envinuis de Stockholm où la plus forte mortalité tombe sur août et la plus faible sur janvier (voy. Climatologie mècttatie, 1. 1, p. 6m et t. II. p. 431 à 437).
Les provinces Baltîques participent à la infime influence, c'est-à-dire que le printemps est l'époque la plus insalubre; juillet, septembre et octobre étant, au contraire, les mois salubres. La presque totalité de l'Europe centrale présente la même répartition, depuis la Pologne jusqu'à la France, le printemps étant l'époque de la plus forte mortalité et l'automne celle du plus petit nombre des décès ; les mes extrêmes étant mars et septembre ou octobre.
Les exception* portent sur la Belgique, la Hollande et l' Allemagne du Nord où la mortalité est surtout hivernale, avec janvier ou février pour le maximum, et la salubrité surtout estivale, avec juillet, août, septembre ou octobre pour l'époque du minimum. Berlin et Dautzick constituent une autre exception, leur mortalité étant surtout estivale ou automnale (voy. CHma&ologû médicalej 1. 1, p. 437 à 442).
Dans la presque totalité des îles Britanniques, l'hiver est la saison la plus insalubre, principalement janvier et février, taudis que la meilleure saison est Pété et surtout juillet. Les seules exceptions s'observent eu Ecosse, dont la plus forte mortalité correspond à février et la plus faible à Septembre. L'on y rencontre même quelques portions où l'automne est l'époque la plus iusalubre (voy. Ciimatùloi/ie uwlicale, t. I, p. 439).
La péninsule ibérique a une mortalité automnale avec août pour maximum, et une salubrité priutaoïère avec février pour minimum.
La seule exception que nous devions signaler se rapporteaux cotes océaniennes, depuis la frontière française jusqu'à l'extrémité méridionale du Portugal, où l'hiver compte le plus grand nombre de morts et l'automne le plus petit nombre (voy. CWiiuituliii/ii 1 mt-ilirale, t. I, p. 433).
La péninsule Italienne présente de nombreuses différences, quant à l'époque de la plus forte mortalité, qui est hivernale dans la majeure partie du Piémont, de la Vénétie et sur les deux versants des Apennins jusqu'à Naples, avec janvier comme maximum, mai et juin comme minimum.
Les exceptions à cette distribution normale sont assez nombreuses; elles portent, en premier lieu, sur la Lombardie dont la mortalité est printanière ; sur le littoral méditerranéen qui a presquepartout une mortalité automnale, sauf dans les villes de Rome et de Naples où c'est l'hiver, avec janvier ou mars, qui sont le plus chargés en décès, et l'automne, avec octobre, comme minimum à Naples.
En second lieu, toute la Calabre a une mortalité estivale avec juillet ou août comme maximum, et une salubrité automnale avec juin comme époque du minimum.
La Sicile est dans le même cas avec juillet comme maximum et le printemps avec mai comme minimum.
La Corse et la .Sardaiguo présentent la même distribution, l'été ou l'automne constituant le maximum des décès que l'on observe surtout en août et septembre, et une salubrité printanière en Corse avec janvier comme minimum, ou estivale en Sardaigne avec juin comme le plus salubre (voy. CIÎmatulof/ii.' mi'dîriiU', t. I, p. 450 à 453).
Toute l'Europe orientale, depuis Vienne jusqu'à la mer Noire, aune mortalité hivernale a\ee février ou mars comme maximum, et une salubrité estivale avec juin ou juillet comme minimum.
Les exceptions sont moins nombreuses que dans les autres régions; elles portent sur Budapest et Constantinople où la plus forte mortalité est estivale et la plus faible automnale (voy. Œmatofogie médicale, t. I, p. 443 et t. IH, p. 213).
EXPUCATÏOS DtU CASTES
IV et V Répartition mensuelle et trimestrielle de la mortalité en divers pays.
Répartition mensuelle et trimestrielle de la mortalité dans quelques villes.
VU Répartition mensuelle et trimestrielle de la mortalité dans quelques villes italiennes.
Ces quatre cartes font connaître Ut répartition de Il mortalité dans différents pays et flans différentes Villes. ( haque saison y est désignée par les mêmes teintes que nous avons employées dans les cartes précédentes.
Biais ce qui fait l'intérêt particulier de ces dia-
(RU 's. c'est que la surface occupée par chaque
mois et par chaque saison correspond exactement au chiffre de la mortalité établie d'après des documents statistiques officiels, ou puisés il des sources authentiques,
Nous ajouterons encore qu'eu adoptant la méthode circulaire, nous n'avons pas séparé les mois consécutifs comme décembre et janvier; en sorte ojfls l'on peut embrasser d'uu coup d'oeil la marche dfl ht mortalité dans chacun des douze mois et dans chacune des quatre Baisons.
L'on voit dans la carte IV quelle est la reparution de la mortalité dans quelques pays du nord de l'Europe.
1" Pourl' Islande, nous avons signalé (.t. I. p. 435) que la mortalité de cette Ile était surtout estivale fit automnale, lundis que l'hiver et le printemps louent l'époque la plus salubre; ces deux dernières Misons ne formant que les 39,62 °/ u de la mortalité totale, tandis que l'été et l'automne en comptent les i;o.:-is centièmes : aussi les quatre mois chauds 1 forment-ils les 42,5G 7, et les quatre mois froids seulement les 2(>,(i2 centièmes.
2" La Nonvêge |v. t. I, p. 435) ne présente pas d aussi grands écarts entre les différentes saisons ;
' Nous rappellerons que les quatre mois froids sont de- ■embre, janvier, février et mars, et les quatre mois chauds juin, juillet, août et septembre.
le printemps, qui compte ta plus forte mortalité, ne dépassant pas les 28,70 '/il et l'été, qui est l'époque du minimum, ayant les 2!,88 centièmes. Les quatre mois froids l'emportent sur les quatre mois chauds dans la proportion des 89,53 ., aux 29,26 centièmes.
:■!" La Suède iv. t. I. p. 430 et 435) H une répartition presque identique h relie de la Norwége. Le printemps y est également au premier rang et l*éW au dernier; aussi les quatre mois froids l'eniporteut-ilssurles quatre mois chauds, avec les 36,23 " au lieu des 27,70 centièmes.
f Le Danemark (v.t ï, p, 437) Be rapprocbedes deux précédents avec un printemps plus chargé en décès et un automne plus salubre que l'été, La proportion îles quatre mois froids est lu même que pour la Suède et la Norvège, niais celle des quatre mois chauds est jilus élevée dans le Danemark; les Chiffres Boni les suivants : 96,31 "/„ pour les premiers et 30,16 centièmes pour les dernière.
;"." La Bàiïawte IV. t. I, p. 437) il une mortalité plus forte en hiver qu'au printemps, et plus faillie en été qu'eu automne: mais les différences sont moins prononcées, aussi les quatre mois froids n'ootils que les 36,69 •/„ tandis que le- quatre mois chauds en ont les 31,57 centièmes.
(>° UÉtogsc (v. 1. 1, p. 438), Les différences de
saison à saison sont un peu plus fortes que pour les pays « tout nous venons île parler. L'hiver et l'automne étant, dans le rapport des 28,1 1 ".'„ aux 22,87 centièmes. Les quatre mois froids diffèrent davantage des quatre mois chauds, ta proportion étant des 37,73 ". , SUI 29,96 centièmes.
Noua trouvons, dan- la carte V, des diagrammes qui représentent la répartition île la mortalité dans
intsTitiiirniis liKniiH.vi'iiiuru m;- m\\ wu--
différeuts paye du centra et du midi de l'Europe; ainsi que celle des Êtuts-Uois dans l'Amérique du Nord.
1° h* Belgique (v, t. [, p. 440) présente la prédominance d« la i talitt hivernale el printanièrs
sur celle de l'été et de l'automne, les deux preauè- Ibrmanl les 56,19* ..et les deux demiène Kulemenl les 45,81 centièmes; l'hiver vient en première ligne h l'été su quatrième ran ■ quatre mois froids l'emportent-ita sur tes quatre mois chauds dans le proportion des 88,88 ■ „ aux 29,31 centièmes,
2° La Franc* (y. 1. I. p. 447) a une mortalité hivernale et printanlère qui diffèrent peu l'une de l'autre; les 27,18 Y, e( les 27,89 "„; l'été est la saison In plus saluera, puisqu'elle ne compte que les 21,89 centièmes de la mortalité totale, tandis que l'âutomneest un peu plus, chargée en décès avec les 93,04 centièmes, Les quatre mois froids remportent sur tes quatre sois chauds dans la proportion îles 87, 18 " .. eux 80,35 centièmes,
:M,:i 8tmse(v. i.I. j». 447) présente a peu près la mené répartition que la France, sauf que l'époque de la plus faillie mortalité est l'automne au lieu de l'été, que l'hiver vient au premier rang el le printenss au second : mais les différences sont fort peu
sensibles, les 27,64 "/„ au lieu des 27,07 centièmes. Lee quatre mois extrêmes diffèrent moins en Buisse qu'en France; les mois froids ayant les 86,74 "/„ de
la mortalité et les mois chauds les 31,30 centièmes.
■)■' L'Espagne (v. t. 1. p. 458 et t. III. p. 158) a
une faillie mortalité en hiver et au printemps,
ainsi qu une forte mortalité m été et surtout en automne. Ces deux dernières saisons rompit 1 !] t. les
65,41 "/n ii» lieu des 14,69 centièmes; aussi les quatre mois chauds l'emportenHlB sur les quatre mois froids dans la proportion dos 37,54 •/» !lu Heu des 90,48 centièmes,
.v L'Z&jîie(v.t. t,p.44oett.III,p. 63).Leequft- Ire saisons s'y rangent dans l'ordre suivant : i" l'hiver avec les 26 13 */ t \ 2- l'été avec les 2'<jm •/»! 8* l'automne avec les 25,27%; ■'" le printemps, qui vient en dernière ligne avec les 22,91 centièmes. Il \ a liuiK' trois saisons ii peu près aussi Insalubres et une seule plutôt salubre; d'où il résulte que la différence entre les quatre mois chauds et froids est moins considérable qu'eu d'autres pays, les 30,24 " pour les premiers et les 34, 15 ° „ pour 1rs derniers.
Il 11 Les f:tnh-JJ„ix (v. t. III, p. 812) ont une mortalité nriutamëre avec les 28,78 "/„, et une salubrité automnale avec les 22,63 centièmes; l'hiver et l'été occupent une position mteraédiaire avec lei 24,83*/»** Iœ Jl '"' J centièmes. La comparaison de* mois entre eux nous montre que juin est le plus salubre i-t mars \<- plus insalubre. La proportion des décès dans les quatre mois froids et chauds diffère fort peu et beaucoup moins qu'en d'autres paya, puisqu'elle M << B'élève qu'aux 84,28 % et aux 32,82 centièmes.
Nous trouvons dans la oorftl VI la ri ■partition
de In mortalité dans quelques grandes villes européennes ou américaines.
!■■ Imeftrâam (v, t. III. p, 260). Les diflteences
de mois fi mois et. de saison fi saison sont peu considérables, comme l'on peut, s'en assurer par te
diagramme qui concerne cette capitale de Is Hollande, oh l'hiver est l'époque de La plus forte i,imi1:i-
lité, avec las 27,60 "..„ le printemps se rapprochant de l'hiver avec lea25,99, tandis quel'éW et l'automne
sonl les Baisons satubres; les proportions sont des 22,44 % ** des 28,97 centièmes; aussi les quatre mois froids l' emportent-ils notablement sur les mou Chauds dans la proportion des 37,07 % et de* 30,89 centièmes.
2* Edimbourg (voy. t. Ht, p. 357). L'hiver et le printemps comptent dans cette rifle la plus grand nombre de morts: l'automne et surtout w-to étant, au contraire, les saisons les plus salubree. Les deux mois extrêmes sont : (évrierel septembre,
et les quatre is froids comptent les 36,76% de
la mortalité, taudis que les quatre mois chauds n'en
ont que les 80,04 centièmes.
3" ftvil (ïOy. t. II, p. 4fJ9). Les dsUX saisons
extrêmes sont : le printemps pour la plus forte mortalité qui approche des rhif/l-it<-<tj\-vnt icines 1 28,98 1 et l'été pour la salubrité avec prés îles vinfft-dew centièmes (21,96). L'ensemble de l'hiver et du printemps forme les 55,77 "/„, tandis que la réunion de l'été el de l'automne ne forme que les 44,23 eent Lentes de la mortalité. Aussi l'écart entre les quatre moil froids et les quatre mois cliauds est-il considérable; 1,-s 86,69% au lieu des 29,46 centièmes. Ainsi donc, l'on compte à Paris beaucoup plus de
morts pendant le printemps ou l'hiver, et beaucoup
moins pendant Tété ou l'automne.
i ' Iforsetlfe (vey, t. II. p, 476), ("est exacte-
ment l'inverse de ce que nous venons de voir a I Paris; l'été est la saison la plus meurtrière et le | printemps la plus salubre, (tans la proportion des ! 28,6;)"/,, pour le premier, et les 22Jtô centièmes pour le second. L'hiver se rapproche de l'été avec les 26,19 V«i et Pautomue avec les i;;,.jn centièmes; il n'est pas et on n a ut. dès tors, que les quatre mois chauds l'emportent sur les quatre mois froids : les premiers comptant les 37.07% des décès, et lt-s seconds seulement las 82,78 centièmes,
5" Philadelphie et New-York sont caractérisées par un climat extrême, quant au froid et a la chèV
ne- CABTKH. 7
leur: ruais quoique le premier SOÎt 1res intense eu hiver et au printemps, il n'augmente pas lu mortalité, qui est surtout prononcée pendant les grandes chaleurs. Elle forme alors près de- vingUneuf Gen? tïèmes (28,93) a New-York, et plus des mngt-net\f centièmes (29,46) à Philadelphie.
Dam ces deux villes, août es] L'époque du maximum des décès ei décembre celle do minimum. Les quatre mois chauds sont les plus meurtrier! dans la proportion des 36,77 " ,.. et des 37,85 centièmes, tandis que les quatre mois froids ne dépassent pas les 32,88 % et les 82, 18 centième-;.
Nous avons figuré dans cette carte la répartition de la mortalité pour six villes italiennes qui représentent des différences assez grandes, quant a l'intimes du froid et de la chaleur sur la proportion des décès.
1° Turin. La mortalité ne diffère pas beaucoup d'une saison à l'autre ; l'hiver, qui est l'époque du plus grand nombre des décès n'atteignant pas les rini/t-xfjit centièmes (20,88). et l'automne, qui est le plus salubre approchant des vingt-trou centièmes [22,76); les deux saisons intermédiaires du printemps (25,02) et de l'été (25,34) se rapprochant davantage de l'hiver que de l'automne, qui est la seule saison méritant le nom de salubre. Les quatre mois froids l'emportent sur les quatre mois chauds dans la proportion des 35,85*/» aux 32,87 centièmes.
2' M/la./ présente lu même répartition qui' Turin. avec l'hiver qui occupe te premier rang (28,82%), l'été et le printemps venant en secondée! troisième ligne (25,98 et 26,72*/*), taudis que l'automne est remarquablement salubre. puisqu'il ne compte que les 18,42 centièmes de la mortalité totale. Ce sont pourtant les quatre mois froids qui l'emportent, quoique faiblement, but Les chauds dans la proportion des 37,67 % au 34)16 centièmes.
3° Vfuine a un hiver très chargé eu décès et un automne assez salubre; le printemps et L'été occupent une position intermédiaire. L'hiver compte les 29,09 % et l'automne seulement les 22,3!) centièmes. Aussi les mois froids l' emportent-ils sur les chauds dans la proportion des 39,09% aux 31.37 centièmes.
4" Borne se rapproche des précédentes par une forte mortalité hivernale qui est presque des trente
centièmes (29,84), tandis que l'été remplace l'automne, comme époque de la salubrité i(22,87). Le printemps et l'automne diffèrent peu de]'été(23,83 et 23,46).
~>° Naple» a également un hiver chargé en décès (27.72). et un automne salubre (21,04), comme à Venise, Milan et Turin. Le printemps se rapproche beaucoup de l'hiver avec près des vingt-sept latitièmes (26,%). Aussi la réunion de l'hiver et du printemps forme-t-elle les 54.68 % de la mortalité, au lieu des 45,32 centièmes pendant l'été et l'automne réunis. Les quatre mois froids l'eraporteol sur les chauds dans la proportion des 37,72 ' „ au lieu des il ,46 centièmes.
6* Gcni'n fait exception à la mortalité hivernale ou priutauière que nous avons signalée dans les cinq autres villes italiennes. C'est, en effet, l'automne et L'été qui sont les plus chargés en décès, dans la
proportion des 27,15*/, el des 26,18 centiè s, (or.
maut ensemble les 53.33% de l'ensemble des i rte,
tandis que l'hiver avec les 24,77 "■■„ et le printemps avec les 21,90 centièmes sent les plus aalubres. Mais en examinant, le diagramme, l'on peut voir que les deux mois de septembre et d'août sont très aaïubres, tandis que les quatrea autres mois de l'été et de l'automne ne comptent qu'un très petit nombre de morts; c'est, en particulier, le cas pour novembre qui est l'époque du minimum, tandis que septembre est celle du maximum.
Les cartes VI11. IX. X. XI, XII. XIII. XIV XV et XVI sont toutes destinées ù, représenter la distribution de la Malaria dans les différentes régions.
MSTStBimaS aiotouPHIOtre usa malaiurs.
Distribution de la malaria, du crétinisme et de l'idiotie en France et en Suisse.
La cai-tr VIII contient, ni outre. La répartition du crétinisme et de l'idiotie en France el an Suisse, but laquelle nous reviendrons, quand nous aurons passé m revue tons 1rs faits qui concernent La malaria.
Km jetant un coup d'œil sur cette carte, l'on s'aperçoit immédiatement combien la malaria est rare dans ces deux pays. Tout le nord de la France en BSl complètement préservé, >auf sur le cours et à l'embouchure de la Somme; ainsi qu'en Alsace sur la rive gauche du Illiiu.
Dans le centre, elle De règne que but le trajet inférieur de La Seine, sur le cours moyen delà Loire Jusqu'à son embouchure. La Bresse et la Sologne sont les deux principaux foyers mnlnriens des régions centrales.
Les cotes occidentales an sont atteintes à divers degrés, ilcpuis l'embouchure de la Loire jusqu'à celle île i'Adour ; il existe également quelques foyers
malariens sur le cours de Ce dernier fleuve. Les eôtes méridionales sont très visitées par l'impaludisme, depuis Perpignan jusqu'à Nice; il y règue avec une paûde intensité, principalement, dans la (. 'a in argue et autour des étangs et îles marais salants.
L'influence nudarienne s'étend dans la vallée du Iîhône jusqu'à Valence. Mais, sauf dans les régions que nous venons de nommer. Ton peut affirmer que la malaria est à peu près inconnue dans toute la France que l'on peut dire être presque complètement indemne à l'égard de rimpaludisnie ivoy. t. II, p. 407 et t. IV, p. 419).
La Suisse est dans le môme cas, principalement dans les hautes régions des Alpes et du Jura, sauf sur le trajet, du Ithône dans le Valais ; dans quelques portions de ['extrémité orientale du lac tic Lucerne et sur les bords des lacs Majeur et de Luga&O. Partout ailleurs, la malaria est à peu près complètement inconnue (voy. t. III, p. HD.
Distribution de la malaria en Europe.
Cette carte nous montre quels sont tes parade l'Europe qui sont visités par la malaria. Nous y voyons également, quelle est. l'époque la plus chargée en malades de ce genre, et celle où l'on en compte le plus petit nombre; ces deux époques sont désignées par des chiffres romains qui correspondent aux différents mois: le chiffre, supérieur désigna ut le mois qui est le plus insalubre et l'inférieur, le mois le plus salubre (voy. t. IV, p. 339).
Si nous commençons la revue des différents pays européens par ceux où rimpaludisnie est complètement inconnu, nous nommerons l'Islande, l'Archipel des Feroe, toute la portion de la presqu'île Scandinave qui est au delà du cercle polaire; le nord de la Russie au delà du (itl" de latitude; la presque totalité des lies Britanniques.
Par contre, les régions où la malaria est plutôt
rare, sans être tout & fait inconnue sont : l'Europe centrale et les principales chitines lie montagne. Enfin, les pays européens très visités par la malaria sont: les côtes occidentales de l'Océan comprenant la Hollande et une portion du Danemark, ainsi que les cotes méridionales delà Baltique jusqu'à la Russie; le centre et le midi de ce dernier pays: les provinces orientales de l'empire Austro-Hongrois; la Turquie d'Europe, la Grèce, la majeure partie de l'Italie et les lies de la Sicile, de la Sardaigne et de la Corse : enfin, presque toute la presqu'île Ibérique. Nous reviendrons plus tard sur les cartes X, XI et XII qui se rapportent à l'influence de la malaria sur la mortalité générale ou spéciale à différents âges, pour ne pas interrompre la recherche de sa distribution en dehors de l'Europe.
EM'Ï.K'ATIiiX nF.fi <'ARTE8.
Distribution de la malaria en Amérique.
Cette carte nous montre quels sont les pays visités par ta malaria dans les deux Amériques (voy. t. IV, p. 340). L'on peut voir que les régions septentrionales sont beaucoup moins atteintes que les portions de l'Europe qui sont situées sous les mêmes latitudes.
Au Heu de s'étendre en Amérique jusqu'au cercle polaire, la malaria ne dépasse pas le 50° de latitude et ne se rencontre que dans quelques portions des États-Unie et du Canada, autour des grands lacs. Hais quand ou descend vers le midi, il n'est presque aucune portion de la grande République oui ne soit atteinte par la malaria. Aussi fait-elle plus de victimes que dans aucun pays de l'Europe (voy. t. III, p. 315).
Et cependant, le graud massif des Montagnes Rocheuses qui sont la continuation du plateau
mexicain est. comme celui-ci, presque complètement à l'abri de l'influence malarienne, tandis qu'elle atteint son maximum sur toutes les cotes du golfe mexicain et de l'océan Pacifique,
Il en est de même pour les régions basses de l'Amérique centrale, de la Colombie et des Guyanes, des Antilles et du Brésil qui sont visitées au plus haut degré par la malaria.
Les côtes occidentales de l'Amérique du Sud ne sont, pas non plus indemnes à cet égard, étant au contraire très gravement atteintes jusqu'au 20" de latitude australe et plus légèrement jusqu'au 40°. Mais l'immunité des altitudes se maintient sur tflul le parcours de la Cordillère occidentale ; il en est de même des régions orientales et méridionales dans la majeure partie de l'Uruguay, dans les régions Platéeunes et dans toute la Patagonie.
Distribution de la malaria en Asie.
L'Asie, qui comprend les régions situées sous des latitudes 1res di Ile rentes, présente également de très grandes divergences a l'égard de la malaria (voy. t. IV, p. 342).
Les paj 9 situés au nord du f.0° de latitude boréale en Bont complètement à l'abri: il en est de ■âme pour la majeure partie de l'Asie centrale. où les déserts de sable et les hautes sommités ue peuvent engendrer la malaria, excepté sur le cours des grands fleuves, là où la chaleur devient torride pendant l'été et où la fonte des neiges amène de fréquents débordements.
Les déserts de l'Arabie ne connaissent pas la malaria, tandis que les cotes de la mer Rouge, de l'océan Indien et du golfe Persique, sont le siège de P impaludisme, qui acquiert, une très grande intensité. La Perse participe à cette dernière influence, sauf dans les hautes montagnes de la chaîne occi- Lombabd, Atlas pathologique.
dentale. La Syrie et l'Asie Mineure présentent pluàetin légions éminemment inalarîennes. La même observation D'applique aui côtes occidentales, aux
Iles de la nier Kgée. ainsi qu'à celles de Crète et de Chypre.
Le Béloutchistan, l'Afghanistan et les Indes Orientales sont atteintes au même degré, à l'eieeption toutefois des pays situés sur les flancs de l'Imlo- Kouch, de l'Himalaya et des Gliattes. L'Indo- Chine, les lies de la Sonde, les Philippines, la Chine et le Japon sont au nombre des régions les plus maltraitées par la malaria.
11 en est de même de la Nouvelle-Guinée et de quelques rares portions septentrionales de l'Aust rulie. taudis que la majeure partie de ce continent, ainsi que la Tasmanie, la Nouvelle-Zélande et la presque totalité de la Polynésie sont préservées de l'endémie malarieune.
Distribution d> I* malaria en Afrique
l/A/riqu* a i in '■ mtri il' le ■
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eomplètetnenl taeonnue dan I i et iVx-
tM 1 I méridionale du continent, an delà du Iront-
que An i aprlcome.
i.. i Me rptentrionale en tonl assez Cort m ni
attablai . I* m fréq • ■ oh ervi ai !.i cote
occidnrtale du Maroc ei du Sénégal; mats c'est a
data '!'■ ce dernier payi que l'endémie atteint la
nta ■'i.ivii/- et dépai e tort ce que l'on ob-
i iui in-.'ihil.n^ (voy.
i. III |i. 6W) I immunité de* alti-
npmit s"é- Itvir sur La lu
parti Inenl ,. puai la mer
. apepp.
. tlemest très meurtriéra inrle bord de h merel très «hibn sn* même pour les Dm .-■i-M batlai qui ■'■m deveaoei pi i •■ des ■■ i - r - aimée i la witi
(OfMs, d ■' résulté ts formation île marais
Distribution de la malaria sur tout le globe.
p i de longue upttea tu, ii . n j ■ t ■ n i r oju la résumé des quatre préeé-
■ i iii- ["■! inri de saisit d'nn cottp d'œél ii ■ J i ' r ; i . i > r |e i.i m. il. m. i ii tu surface du globe
■ IV, p. ::\ ■ >.
L'on ) vnit qu'elle s'étend es Europe jusqu'au cercle polaire tandis qu'eu Amérique elle nedéii.i a que loti peu le 40" de latitude, et que dam
n.. mm pin ir aoatral, elle disparaît presque c -
piéteroenl au niveau do 20 ' de latitude; lea seules ' nrteal -m' la partie méridionale dn Pa- ,n- 1 De de Madaga i ar Kn réunissant toutes les récrions lariennea,
] --n pari '■ tinerl un fiera (voy. t. [V, p. 346) des
■ .m |*n observe \ ■ ■ j j 1 i ■ i ■ ri ■. tandi qui rés.
Il es\ vrai qu'une grande partie de ceDes-d mol ishabitéei ri Inhabitables: au i I
HoJementaux terres habitées, l'on peu!
Il portion Dinlarie i 1 environ la moitié de la tn-
talité. Lea régions froides ei quelques p
la /(iin- tantpérée jouissent ri»- riudemniU i i '■ iajwnj
de la malaria; ce privilège appartient également
au régions tututes, ainsi qu'aux déserts il''
gable des régioni ebandea et torridea.
Répartition mensuelle et trimestrielle de la mortalité dans les localités visitées par la malaria
Cette carte, ainsi que les deux suivantes, nous montre pu une ■ oii de diagrammes quelle est l'iniiiu nci de la malaria or l époque de la mortalité et lur Is nombre des décès, Ls première de ces trois cartes noua mil connaître ls répartît! le la mor-
talité dans trois rifles el dans trois provinces malariennes,
i" Stockholm, que nous avons vu tvoy.t.H,p,436) être très visitée par t'impaludisrae, s nae mortalité
iiulointiiilc iliffinint beaucoup rie m*11p que nous
un. m;- signalée pour l'ensemble de la Suède, ou elle
est surtout printanière ou hivernale. A Stockholm
mitiviii-r. l'automne il surtout la mois
bre qui comptent le plus grand nombre
■ il déi es, tandis que l'hiver est la «saison qui occupe
tepremierrangdelasalubrité. L ■- pnqiortïonssont:
pour l'automne les al,07' „ et pour l'hiver seulement
les21,T5centièmes;rétéet le printemps étant à peu
■ne niveau, c'est-à-dire tes 2.3,13 "■'., el lea
24,05 centièmes. Aussi les quatre mois chauds l'em-
portent-ils décidément sur 1rs quatre tnois froids,
dans la proportion h 1 < ■ s ; 7 . ."> j " „ :uixlî:i,7J centièmes,
■J' \ni bo>me est aussi une ville éminemment maî.nii'iiin'. dont le mortalité est automnale et la salubrité printanière, quoique avec moins d'iuten- -rti' qu'il Stockholm. Les proportions sont: environ tes 28 ",■',. 1 27,79) pour l'automne et les 22,69° ., pour le printemps : l'hiver et l'été occupent une position intermédiaire & peu près identique. La disproportion entre les quatre mois chauds, <|iii comptent près lie* 36 °/a (35,91) et les quatre mois froids (32,34) est cependant moins considérable que pnur la capitale de la Suède,
:;" Montpellier est moins chargé en décès pendant l'automne 124,03] que pendant l'été (30,29), ftol est la plus mauvaise saison, tmidis que le printemps (21,17) est la plus salubre, l'hiver occupant une po>itimi intermédiaire. Les quatre mois chauds t'emportent sur les quatre mois froids dans la proportion de 39,17 ",„ aux 32,53 centièmes.
4' J /-" prùvince de ZtHamle est la plus insalubre de la Hollande, elle comprend l'Ile de Walchemi qui a été le tombeau d'no très grand nombre da soldais anglais pendant les guerres du premier empire, La malaria j est trea intense au autoi ■
duut la mortalité dépasse, arec les 27,67 " ,. celle des autres saisons: l'hiver s'en rapproche avec les 26,83 " ,.. tandis que l'été est le moins chargé en décès avec les 21,24 ' ... aussi lea quatre mois froids remportent-ils sur 1rs quatre mois chauds dans la proportion des 35,16 % sux :;1 --' 1 centièmes.
.v I,'! prtwina de Grossçtto est la plus mala-
riennie de la Toscane. L'automne y est la saison
1 insalubre, puisqu'il compte près des 29 1 /» (28,901
de la mortalité. L'hiver vient an sec I rang
avec près dea 27 7» (26,74); le printemps et l'automne occupent une position intermédiaire; l'été" et l'hiver étant les saisons extrêmes, aussi les mois chauds et froids diffèrent-ils fort pou lea nulles autres, les ;t,i l " ,, et les 35,17 centièmes.
';" La province de Cayluiri, en Sardatgne, a un automne et un été assez chargés en décès (28, 6 et 26,46 7b); le printemps est, au contraire, très salubre et ne compte que les 20,18 Vi de la mortalité: l'hiver se rapproche du printemps avec les
24,4»%. Les (plâtre mois chauds l'emportent sur
les quatre mois froids dans tu proportion des
36,45% aux 32,2] centièmes.
Répartition mensuelle et trimestrielle de la mortalité dans tes pays qui sont à l'abri de la malaria ou qui en sont atteints et dans une ville visitée par la malaria aux XVIII'"" et XIX"" siècles
Nous J avons tiijiiiv la répartition delà mortalité dans les États-Unis, représentés par deux États du Nord, oh la malaria n'existe plus, et deux États du Sud. où elle règne encore avec beaucoup d'inten- -ile [voy. t, III, p. 313). L'on trouve également .bu- cette carte des diagrammes qui donnent la on de li irtalité dans la ville de Rochetort au siècle dernier et iï l'époque actuelle.
I" Étalât New-York. La malaria, qui j régnait ;i. ['époque du défrichement, en a complètement disparu; mais ce qui persiste, c'est un climat, extrême, qui détermine une forte mortalité printa-
niére et estivale (28,70 ''t 26,02 •/•), taudis que l'automneest l'époque de la plus faible léthalité (21,20 "/„]; l'hiver occupe une place intermédiaire, malgré la rigueur de cette saison, la prOBOrtioD étant des 24,08 7 ; février et mars comptent un peu plus de morta que juillet ci août. Les quatre mou
froids et chauds sont à peu près aussi char en
décea avec les 35,037» st les 34,00 centième.
2" L'État de MaëtachutêtU a une répartition un peu différente, puisque l'automne occupe le premier rang delà mortalité, avec les 28,30' », taadia que l'été, l'hiver el le printemps comptent a peu près le
; i.i : ;>ii,K.u'ii!i;rr; ni:-, \i.\i..\nn>.
même nombre tic décès (23 et 24 %); aussi les
quatre mois chauds remportent-ils sur les quatre mois Ertûds dans la proportion des 35£6 aux 23,27 '/«■ Lft malaria, qui existait autrefois:
dans le Massachussets. ne s'y rencontre plus maintenaut.
B B L'État dr Ta Floride est, au contraire, très visité parla malaria, mais sou influence s'exerce d'une manière très différente de ce que nous avons Observa eu Europe; car, au lieu d'augmenter In mortalité en été et eu automne, c'est en hiver et surtout au printemps que le nombre des décès est le plus considérable: les proportions sont des 88,24 "/, et des 29,63"),, en tout prés des 58(55,86) centièmes; tandis que l'automne n'eu a que les 20,18 •/„ et l'été les 23,95°/, eu tout les 44, 14 centièmes. C'est mai qui est le plus meurtrier el novembre le plus salubre.
4" L'ÉttU de tu Géorgie est, comme la Floride, très visité par la malaria, aussi la répartition de la mortalité y est -elle la même et encore plus prononcée que pour l'État précédent, puisque le printemps compte les 32,58 Va du nombre total des décès, tandis que l'automne n'eu a qu'un peu moins des 20 % ( 19,93). Avril et mai sout les plus insalubres, octobre et novembre l'époque de la plus faible mortalité; l'été et l'hiver occupent mie place interméiliaire avec les 23,44 % et les '24,05 centièmes; aussi la différence entre les quatre mois froids et les quatre mois chauds est-elle peu considérable,
30,08° ,. pour les pmiiii.-[> <■< |,ir. .1rs ;i - , c;:-; ■. i-T i
pour iea derniers.
:," et il" La rill,: Se Sachefort i voy. t. II, p. 465) nous présente une éclatante confirmation de l'influence malarienne pour modifier la répartition de la mortalité entre les différents mois ou saisons. L'on voit, en effet, ee qu'elle était au siècle demies et ce qu'elle est actuellement, grâce an desséche nient d'uu marais de 500 hectares, qui développait des effluves pestilentiels, mais que l'on a dès lors transformé en terre arable.
Les proportions de la mortalité, au XVIII""' siècle, étaient d'environ les 40% (89,93) pendant l'automne, tandis qu'au printemps elle ne dépassait pas les 18,40"/,. L'été et l'hiver occupaient une position intermédiaire, avec les 29,99 " ., fA les 24,74 centièmes; les mois de septembre et octobre étant les plus chargés eu décès, et ceux de mai et juin les plus saluhres.
Mais au XIX™' siècle, l'influence nialanenne ayant eu grande partie disparu, la mortalité est devenue automnale et hivernale avec I« Ies28,73 centièmes, tandis que le printemps et l'été ne comptent plus qu'un petit nombre de décès, c'est-à-dire, les 21,90»/, et les 20,69 centièmes. La mortalité est donc devenue plus prononcée en hiver et moins extrême en automne, eu sorte que les quatre mois froids l'emportent sur les quatre mois Chauds dans la proportion des 36,65% aux .'10,20 centièmes.
Répartition mensuelle et trimestrielle de la mortalité des nouveau-nés (0 jour à 1 mois) et des jeunes entants (de 6 à 12 moisi dans les pays visités par la malaria.
Nous y trouvons représentée graphiquement (voy. t. I, p, 400 et 508) l'influence malarienue sur la mortalité des nouveau-nés et des eufanta de six à douze mois.
Ces six figures, qui concernent trois provinces éminemment malarieunes, nous montrent comment la saison froide augmente la mortalité des uouveaunés, taudis qu'au contraire, la saison chaude devient l'époque la plus meurtrière pour les enfants de six à douze mois.
Cette influence du froid pour augmenter le nombre des décès de nouveau-nés se rencontre aussi
bien au nord qu'au midi. C'est ainsi qu'en Hollande, dans la province malarienue de La Zclande. l'hiver occupe le premier rang, avec les 30,29%; l'automne ayant la seconde place avec les 29,66 centièmes, tandis que l'été est remarquablement salubre (18,57%), et que le printemps se rapproefié de l'été (21,46%); les deux mois les plus froids, c'est-à-dire janvier et février, sont les plus chargé! en décès; tandis que ceux de septembre et d'octobre se rapprochent de janvier et de février. Mais les deux mois de juin et juillet qui sont les plus chauds sont aussi les plus favorables aux nouveau-nés.
;['IJCATIOX DES CÀBTE0.
métne influence délétère du froid se manifeste dans tes régioM méridionales avec encore pins d*in-
teusito sur les nouveau-nés dans la province du Levnut sa Piémont et dans celle de CagUarï en Sardaigne,
Dans la première, l'hiver, et surtout janvier et février, sont excessivement chargés en décès de nouveau-nés, de telle manière nue l'hiver en compte les 37,4fi% et l'été seulement les 16,18 °/„; aussi les quatre mois froids ont-ils une mortalité nui approche des 50% (49,96), tandis que les quatre mois chauds n'en comptent que les 21,06 centièmes.
Les mêmes observations s'appliquent k la province de Gagliari, où les 4fi,22 % de la mortalité bb rencontrent dans les quatre mois froids et seulement les 26,01 centièmes- dans les mois chauds; l'hiver comptant les 33,03 •/■ et l'automne les 19,90 centièmes. Les mois de février et mars sont les plus chargés en décès, tandis que ceux de septembre et octobre sont les plus salubres.
Le contraste est frappant entre les diagrammes qui représentent la mortalité des nouveau-nés et Cens qui concernent les enfants de six à douze mois; tandis que les premiers succombent en plus grand nombre en hiver et pendant les mois froids, c'est l'été et le commencement de l'automne qui sont le plus à craindre pour les derniers.
Cette influence atteint son plus haut point dans la province de Cagliari, oii la mortalité compte pour l'été les 44,3li %. tandis que l'hiver n'eu & que les 12,76 centièmes; aussi les quatre mois chauds com-
prennent-ils lea 57,29 "■„, tandis que les quatre mois froids ne dépassent pas Ida 20,23 centième».
L'on peut voir d'après C83 chiffre- combien est désastreuse t'influence de h chaleur en juillet et août et combien i j st favorable celle du froid ex lévrier et janvier pour les enfants de six à douze mois.
La province de la Zéunde noirs oftfe la mette répartition, quniqu'avec moins d'intensité, puisque tes quatre mois froids n'ont que les 27, mortalité, tandis que les quatre mois chauds en comptent tes 37,35 centièmes; l'automne en i lu
H.T2"' e et l'hiver les 19,48 centièmes; septembre est le plus chargé M décès et janvier le plus sa-
lubre.
La province du Levant eu Piémont suit la même inarche pour ta mortalité des enfants de six à douze mois, puisque les quatre mois chauds en comptent les 40,40% et les mois froids seulement les 29,30 centièmes; l'été et surtout l'automne sont l'époque de la plus forte, l'hiver et surtout le printemps étant celles de la plus faible mortalité. Avril et mai sont les plus salubres, août et Septembre les plus meurtriers.
Il résulte de cette comparaison la démonstration de l'influence délétère de la malaria pour augmenter la mortalité des nouveau-nés pendant la saison froide, et celle de la saison chaude pour les enfants de six à douze mois. L'influence de la malaria sur la mortalité daus tout le cours de la vie, à dater du douzième mois, peut être étudiée dans le t. I, p. 530.
Distribution de la malaria, du crétinisme et de l'idiotie.
bfens devons revenir sur cette carte, après avoir passé en revue tout ce qui concerne la malaria. Connue cette endémie ne joue qu'un rôle très secondaire en France et eu Suisse, nous avons utilisé cette carte pour faire connaître, d'après Paillarger, la proportion des crétins en France, et d'après nos pnqtivs recherches pour ce qui concerne la Suisse.
Malheureusement les idiots mit été réunis aux crétins dans le recensement de la France et aux aliénés dans les documents officiels de la Suisse, ee qui ne permet pas d'apprécier exactement quelle est l'étendue du crétinisme endémique.
En ce qui regarda la Trmee ivoy. t. Il, p. 530),
les départements sont désignés par un chiffre arabe qui exprime le nombre proportionnel de- crétins le n" 1 correspondant au département oii ils sont le plus nombreux, comme c'est le cas pour les Hautes- Alpes, taudis que le n" 89, qui correspond à la Seine, est le dernier pour la proportion des crétins.
L'on peut voir que la chaîne des Alpes et des Pyrénées, ainsi que des montagnes de l'Auvergne occupent les premiers rangs pour le nombre des crétins; les Vosges et le Jura n'en comptent qu'une plus faible proportion. Le centre de la France pré-
M dtBTHiBi nos utouB*
sente de très grandes différences il' un département &■ l'autre. C'est ainsi que laCOte-d'Or occupe le 35*" rang, tandis que la département voisin je la Loin.' est l'un 'les moins changés et occupe Le Hl-" rang.
Les côtes océaniennes présentent les même? divergences: le Nord (66) étant presqu'au deraier rang, tandis que la Somme iil) et La Seine-Infe- Heure (12) comptent nu assez grand nombre de crétins et d'idiots, La même observation peut être faite pour le Gironde [85) et les Landes (28), oti l'endémie est très peu prononcée dans la première rt assez fréquente dans le second, quoique les deux départements soient limitrophes et l'un et Vautre situés sur les bords de l'Océan.
Les côtes de la Méditerranée présentent les
mêmes différences : les Bouches-du-Rhôue (87) et
l'Hérault (71) sont fort peu atteints, t Us qui
les Pyrénées orientales (31), et surtout '
Ltpefl (6), les Upee-Maritimee 1 10J el le Vari 18] té
sont a un très haut degré.
Quant a, la Suim (roy. t. IH. p. 52), la projx tlon des crétins a <■!«"■ désignée par «les chiffres r mains, le n- ï correspondant au plus grand nombi et le u" III ii la plus Faible proportion!
L'on peut voir dans notre carte que le Valais e le plus fortement atteint, et que quelques portion! de la Suisse orientale, ainsi que les versants méridionaux ou italiens des Alpes le sont également tandis que la majeure partie des vailles lu Jura ru sent presque eumplètemeut préservées, comme nous l'avons déjà signalé pour la France.
XVII et XVIII
< les iiou\ cartes nous donnent la distribution de tiijièerejaune, qui ne s'est étendue qu'en fort peu de régions en dehors des •{•■m Amériques, La carte XVII montre quels sont les pays qui en ont été
atteinte, ainsi que l'époque des principales épidé* mies; le chiffre supérieur indiquant la première e l'inférieur la dernière (voy. 1. 111, p. 340, 356, -il!*, 445, 475, 509; t. IV. p. 548),
Distribution de la fièvre jaune eu Amérique
La carte XVII nous montreque le golfe du Mexique est le centre générateur de Bette maladie épidômique qui B*ost répandue de là au nord, au midi et à l'ouest.
Les Antilles l'ont connue peu de temps après la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, puisqu'on l'a observée a Cuba dès 1493. A St-Doiniugue, les premières notices ne remontent pas au delà de IT83. Les dernières épidémies datent, de 1879 et 1875.
Los côtes orientales du H&itptê et. ou particulier la Para-Oua sont des foyers permanents de la fièvre jaune. L'on a compté que dans cette dernière ville, sur soix;inte-une années, dix seulement n'ont lias vu d'épidémie de ce genre, ("est pendant les mois chauds de l'été et surtout, en juin que la mortalité v est la plus forte, tandis que les mois froids et surtout janvier ne comptent que fort peu de victimes.
Les côtes occidentales du jMexique eu sont beaucoups moins atteintes que les orientales, nuis n'eu
sont pourtant pas complètement préservées. Les
cotes tiiriiiliiiualesdu yolfe qui comprennent 1 Aiih'rique centrale, la Colombie et les Guyanes ne soi point ft l'abri de la fièvre jaune, taudis que lésait! tmles du Mexique et de l'Amérique centrale I; voient disparaître complètement à dater de mille a douze cents mètres.
Les États-Unis sent l'un des foyers les plus in— tenses de cette épidémie, qui débute ordinairement à l'embouchure du Mîssissipi et remonte dans l'intérieur jusqu'à si-Louis, qui est son extrême limite. Les côtes orientales et en particulier (liai leston en sont très souvent visitées.
Les États du Nord l'ont aussi été à diverses r prises ; elle a même pénétré jusqu'au Canada, : sans y faire de grands ravages. Ces régions septuâ trionales ont été atteintes dés le XVII""' siècle, e lii:i!i, 1068 et 1869, et. pour la dernière foia en l--< : et 1866,
Les États du Sud l'ont été en 1691) et 1791, d lors presque chaque année et tout demièreman en 1B78 et 1879, Notre carte ayant été imprimée à la fin de 187s, nous n'y avons pas inséré l'épidémie
de l-7'.> qui il eu, comme la précédente, Memphis pour siège principal. L'époque tie l'année, où les épidémies de fièvre jaune ont la plus grande hitcnsite est celle dea grandes chaleurs de juin et de juillet, tandis qu'en octobre et dès les premiers froids, le fléau perd de sa titrée et ne tarde pas S disparaître.
Le Brésil avaîl été préservé jusqu'en 1834, malgré les rapports constants que ses porte entreteluiicn! avec les Antilles et les États-Uni»; mais dea lors, la lièvre jaune parait être devenue endémique et se montre presque toutes les années a Etio-de- Janeiro, oit elle a été particulièrement intruse eu 1876 ainsi qu'à lialiia, Parahybo et Fernambouc
ivoy. t. IV. p. 547).
\* Uruguay et les région* Piatèounes avaient été préservées jusqu'en 1*57 et 1858, époque qui a
;n cesser cette absolue indemnité et od l'on a
compté un certain nombre de victimes. Nous avons menu appris, depuis la confection de notre carte, que la fièvre jaune a de nouveau reparu en 1871, oii elle a fait un grand nombre de victimes à Bueuos- Avres et A Montevideo, ainsi que dans les provinces voisines de ces deux capitales.
Les régions montueusee du Brésil, ainsi que les altitudes de V Equateur, du Pérou et du Vliih n'ont jamais été atteintes, alors même que les rotes et les regains liasses subissaient l'iutliienee épîdémique, qui n'a piaulant pas dépassé le ;;n"de latitude australe Guayaquil a été visité par la fièvre jaune dès 1740 et Lima seulemenl en 1852, les dernières àpi-
déiiiies de Ces deux villes entières ont ni lieu en 1842 et !87Q(voy. t. IV. p. H8).
Distribution de la fièvre jaune sur tout le globe.
Elle reproduit la précédente en ce qui regarde les deux Amériques, mais elle signale en outre les rares points en dehors du nouveau inonde, ou la fièvre jaune s'est montrée, c'est-à-dire, les côtes , occidentales d'Afrique, la péninsule Ibérique et l'Italie, oii elle n'a visité qu'un seul point, tandis que l'Asie en a toujours été préservée.
Le Sénégal et Sierra Leone ont été très fréquemment atteintes, puisque l'on a compté neuf épidémies depuis 1830 jusqu'en 1878, où elle a fait de nombreuses victimes. La même influence épidémique s'est fait sentir sur la cote des Esclaves et S celle de Tomba.
Parmi les Iles adjacentes aux côtes occidentales. Madère a toujours été préservée, mais il n'en a pas été de même pour les Canaries, qui ont subi trois épidémies dans le XVITI"" siècle et six dans le XIX™"; la dernière qui date île 1662 fut très meurtrière. Sainte-Hélène a toujours échappé à la contagion qui s'est montrée uue seule fois à l'Ile de V Ascension.
Les cotes orientales de l'Afrique et les îles voisines n'ont jamais été atteintes (voy. t. IV, p. MO),
VEgjxtgne et le Portugal ont souvent subi l'in-
fluence épidémique de la fièvre jaune qui leur était apportée par des vaisseaux venant des Antilles ou «lu Mexique.
Lisbonne a été atteinte dans le XVIII"" siècle, en 1723, et dans le XIX"", en 1850 et 1857 ; cette dernière épidémie fit périr un très j:rand nombre de personnes.
L'Espagne a été souvent visitée par le typhus amaril dès le XVI"", le XVH* et le XVIII»' siècle; pendant ce dernier, les années où il fut le plus intense, sont 1750 et 1751, 17114 et 1780. Cadîlftlt atteint en 1800 et l'épidémie se répandit de la sur tout le cours du (luadalquivir. Elle reparut en 1804 et en 1810.
Mais la plus grave et la plus répandue fut celle de 1820 et de 1821, où <':idix. Xérès, Sévîlleel Barcelone furent envahies. Enfin la dernière épidémie date de 1871, où elle se montra dans Barcelone et y fit assez de ravages ivoy. t. IV. p. .'.■(- 1.
V Italie n'a été visitée qu'uneseule fais, en 1804, a Livourne, et la France n'a jamais eu d'épidémie, grâce aux mesures quarautenaires, car l'on a souvent vu des malades dans tes lazarets deSaint-Na- HUreet de Bordeaux.
îlîRTIHillTTnX r.K<ic.ïiAl>HIi)!'rc WM MALADIFS.
Distribution de la phthisie pulmonaire en Europe et sur tout le globe.
L'on peut voir dans nos deux cartes ûjUfl cette maladie mérite bien le nom d'ttbiquitaire, puisque la régiona où elle est rare ou inconnue, sont ea irès petit nombre (voy. t. IV. p. 404}.
D'après In carte XIX, l'on constate que l'Islande jouit d'une immunité presque absolue; le infime fait se rencontre dans quelques portions restreintes (le la Russie orientale, ainsi qu'il l'extrême nord, Ou cependant Ton voit encore quelques phtbisiques. surtout dans [es Lapoaiee Buédoise, norvégienne et finlandaise.
Les versants des grandes chaînes de montagne présentent le même phénomène que nous avons surtout constaté en Suisse et en Allemagne, oh nous avons vu le nombre des phthisiques diminuer avec l'altitude. Les régions paludéennes sont également peu atteintes par la phtliisie, comme nous l'avons signalé pour la Finlande, la Hollande et la Hongrie.
("est Ce dont on peut s'assurer par les chiffres contenus dans la légende de la carte XIX, oh nous BVOOB désigné chaque pays par un chiffre romain, tandis que les chiffres arabes nous donnent le nombre des morts amenées par la phthisie dans différents pays ainsi que dans quelques villes, sur lesquelles nous avons pu réunir des documents statistiques suffisants.
Nous y voyons tous les degrés d'intensité dans l'endémie phthisique, depuis le zéro île l'Islande et du pays des Kirghises, jusqu'aux 1!)0"" de la Belgique, les rJl"" - de l'Angleterre et les 2W™ de Vienne.
La carte XX nous montre la répartition de la phthisie sur tout le globe (voy. t. IV, p. 404 a 433), Nous y voyons que les régions de l'extrèOM nord en sont presque complètement préservées: niais qu'on l'observe avec une assez grande fréquence au delà du cercle polaire, en Norvège et en Suéde, tandis qu'elle n'existe presque pas dans la Sibérie septentrionale et orientale.
En Amérique, les régions méridionales du I iroén-
land n'en sont pas complètement préservées, non plus que le Labrador et tout le nord de la Nouvelle- Bretagne, au delà du 60" de latitude.
Mais en deçà de cette limite septentrionale, la phthisie existe nvec une fréquence variable dans les deux Amériques jusqu'à la Patagonie. Les seules exceptions sont les altitudes de la Cordillère depuis les .Montagnes Moelleuses jusqu'au midi du Chili.
En Afrique, toutes les côtes septentrionales, occidentales et méridionales et une partie des orientales sont atteintes par la phthisie, quoiqu'il un degré moindre que l'Europe, Les régions centrâtes en sont-elles préservées? C'est ce que nous ne pouvons affirmer en l'absence de notions précises à cet égard. Ce qui est certain, c'est que les Iles adjacentes de l'est et de l'ouest comptent un assez grand nombre de plitliisiques.
Toute l'Asie centrale et méridionale participe à la même influence. C'est, eu particulier, le cas des Indes orientales, de l'Indo-Chine, des tics de la Soude, de l'empire Chinois et du.lapon. En Polynésie, la phthisie occupe le premier rang dans l'ordre de la mortalité.
L'on en rencontre également dans le continent Australien, en Tasmanie et daus la Nouvelle-Zélande.
La carte XX a deux légendes, dont lune est établie sur le même principe que la carte précédente, lu chiffres romains correspondant aux différents pays et les chiffres arabes a la mortalité plithisiqne.
L'autre légende nous montre la proportion des décès amenés par la phthisie dans les années et dans les différentes colonies, désignés en millièmes de l'effectif. Ces chiffres peuvent taire apprécier t'influence du climat suHe développement de cette
maladie. Les années anglaises sont surtout, preneuse. ;i cet égard: il en est de même, quoique ne se rapportant pas à une aussi grande variété de pays, pour ce qui regarde les troupes française..
Distribution du choléra épidémique en Europe.
Cette carte nous montre quelles BODt les portions de ['Europe qui ont été atteintes par le fléau indien, et miellés sont les régions qui en ont été, jusqu'à présent, préservées.
Le choléra, qui a régné de tout temps dans les Indes orientales, n'avait jamais atteint l'Europe jusqu'en 1829, oii il fit sa première apparition h ( jtnoboaig et se répandit de là au nord et à l'ouest dans la Ifussie, qu'il parcourut daus tous [es sens, en 1630 et 1831. C'est daus cette dernière année qu'il continua sa course vers l'occident, se répandant en Allemagne, en Hollande et en Angleterre.
Il atteignit au nord jusqu'à Archangel et à la Finlande, et au midi jusqu'à Constantinople, aux provinces Danubiennes, à la Hongrie, ainsi qu'aux portions méridionales de l'Allemagne. En 1832, la Belgique et la France furent en proie à l'épidémie, qui y fit beaucoup de victimes ; il en fut de même de la Norwége.
L'épidémie se prolongea en 1833, 1834 et 1835, se répandant au nord jusqu'en Suède, en Norwége et au Danemark, ce dernier eu fut très peu visité; il gagna également le midi, c'est-à-dire l'Italie,
l'Espagne et le Portugal.
D yeut dès lors en Europe trois nouvelles incisions, en 1846 il 1M7. m 1864 e* 1856 et entiu de de 1864 à 1872. L'on peut voir dans la légende quels furent les pays atteints à ces diverses époques, en même temps que les régions qui ont été épargnées jusqu'ici.
Parmi celles-ci, nous signalerons l'Islande, les lies Feroè, les Hébrides, les Shetland et le nord de la presqu'île Scandinave. Les liantes régions des Alpes, des Pyrénées, des Apennins, des Carpathes et des autres chaînes de montagnes ont toujours été préservées des invasions cholériques.
Distribution du choléra épidémique en Asie
C'est dans cette partie du monde qu'il a existé de tout temps, et c'est de là qu'il s'est répandu daus toutes les directions.
L'on peut voir dans la légende combien sont nombreuses les épidémies qui ont ravagé les Indes orientules. véritable foyer île ce fléau. En ue remontant i|u au siècle dernier, l'on y a déjà signalé trois ou quatre épidémies cholériques qui furent très meurtrières. Mais c'est surtout en 1817 et 1818 qu'il a spécialement fixé l'attention, à cause des ravages qu'il fit, d'abord h Jessore dans le Bengale et de là dans tout l'empire Indien. Dès lors, il n'y aprèsque pas eu d'année que l'on puisse marquer comme étant tout à fait indemne à l'égard du choléra.
("est a dater de 1818 jusqu'en 1822 qu'il se répandit à l'est, dans l' Indo-Chine, daus l'archipel Indien, dans l'empire Chinois et au Japon ; il gagna de là les portions méridionales de la Sibérie et la l."'iu\!i]i, Atlas pathologique,
Mongolie, épargnant néanmoins toute la Sibérie septentrionale et les régions voisines du grand désert de Gobi, ainsi que les hautes vallées de l'Himalaya et de rMindoti-Kotii li.
A l'ouest, la Perse, la Mésopotamie, l'Arabie, la Syrie et l'Asie Mineure participèrent à l'influente épidémique qui se ranima dans plusieurs régions asiatiques de 1827 à 1830, de 18SS l 1840, de 1850 à 1854 et de 1862 à 1867.
L'Australie n'a été atteinte que très faiblement en 1832 et seulement dans ses régions Beptentrifloales. Il n'a pourtant pas envahi ta presqu'île de York, qui est voisine de la Nouvelle-Guinée.
Les Archipels delà Nouvelle-Bretagne, de la Nouvel, ■ Oalédenie et des Ses Saîoroon ont. toujours été à l'abri du choléra, ainsi que la presque totalité de l'Australie, la Tasmauie et la Nouvelle-Zélande.
ÎMSTRIHITION oé,<nillAI'UIOJ-K I
Distribution du choléra épidémique sur tout le globe.
Nooa voyons dans cetta carte que le Beau Cholérique :l dépasse eu Klll'Ope ]i' cercle polaire, tandis
qu'eu Amérique, il n'a pas atteint le 60 de latitude boréale, ni le 40° le latitude auBtrala,
Toutes los n'-.^i<>ii> Inperlimvennes en ont été, jusqu'ici, i'i.n,|ilririi]r)ii prOaervdflB.
Il au est de même des côtes occidentales al de l'Intérieur de l'Amérique du Sud, a datex du 90' de latitude, tandis que sur les côtes orientales ce n'est qu'en 1865 qu'il a pan pour ta première fois au Brésil, el en 1865 au Paraguay et dans la république argentine. L'on peu! voir dans la légende que C'est en 1832 que le choléra se montra [tour la première (Ois dans l'Amérique du Nord, où il atteignit te Canaan, les États-Unis, et en 1833 il s'étendit au Mexique et aux Antilles. Les (iuyanes et l'Amérique centrale ne furent envahies que de 1835 à 1837.
L'Afrique a été beaucoup moins visitée par le
choléra, en dehors de» côtes septentrionale!
taies, ainsi que île quelques portlOBSdeS COteS
dentales jusqu'au Sénégal et El Sierri Leone, Lé Maroc, r Ugérïe, Tunis- et l'Egypte l'ont été de 1881 B 1836, el de nouveau de 1848 à 1851 ; les lies du CCp Yeri en 1858 et les Canaries en 1851.
Mais SU midi de la Séiiégamliie jusqu'à la colonie duCap, ainsi que l'intérieur du Continent, enont été complètement préservés, tandis que les côtes de Ifosambique et de Zanguebaret jusqu'à ta mer Songe ont été atteintes dès 1820; l'Abyssinle ne l'a été qu'en 1835 et en 1868, L'on peut voir, qu'en tirant une tigneoblique, depuis le 10" de latitude nord SUT La cftte île iluiuée, jusqu'à l'embouchure du Zambèse, toute la partie occidentale du Continent africain est restée, jusqu'à présent, à l'abri des atteintes du choléra, tandis que les portions orientales n'ont point été épargnées.
Distribution de la lèpre tuberculeuse sur tout le globe.
Noua y voyons quelles sont les régions atteintes
par cette maladie aussi dégoûtante que grave et incurable qui est désignée par les Norwënieiis sous te nom de SprtaUkeà (voy. t. IV, p. 515).
Les pays européens qui comptent encore des lépreux sont en très petit nombre; la Norvège occupe le premier rang, i cet égard, avec plus de
deux mille malades de ce genre; ensuite viennent la Suède, ia Finlande, les provinces Baltique», la Russie centrale et méridionale, les régions orientales de l'AuStrO-Hongrie, la Turquie d'Europe, la
Grèce et plusieurs des des voisines.
Tout le centre de l'Europe, quia été autrefois atteint pu Ifl lèpre, en est actuellement complètement préservé; il on est de même des Iles [îritauniques, des I K-lirides el îles l'Vioe, tandis que l'Islande compte encore un certain nombre de lépreux,
Il en est de mémo pour In péninsule Ibérique, dont les régions méridionales sont très fortement atteintes, les Baléares et quelques portions des côtes
méridionales de la France et de l'Italie, ainsi que des des de la Corse, de la Sardaigne et de la Sicile.
Les régions septentrionales de l'Afrique sont très fortement visitées par ia lèpre; il en est de même des côtes occidentales, méridionales et orientales. ainsi que des lies Canaries, de Madagascar et des Seyclielles, L'intérieur (lu Continent africain parait en être atteint, d'après les récits des voyageurs.
L'Amérique du Nord n'a que fort peu de régions Où l'on rencontre des lépreux, ce sont : te Nouveau-
liriIllSWïek à l'est, 1rs lies Sjtka et Aiéolll ielIfleS il
l'ouest et au midi quelques portions du Mexique.
L'Amérique centrale, les Antilles, la majeure partie de l'Amérique du Sud el en particulier le Hrésil eu sont assez fortement visités dans les régions centrales comme sur les côtes; on rencontre Également des lépreux dans les régions l'iatéennes et dans l'Uruguay. La i'atagonie ainsi que la majeure partie des côtes du Chili ou du Pérou, et les altitudes de ces régions ne comptent qu'un très petit
EXPICATION TK8 CARTES,
nombre de lépreux. Miiis l'Asie est, sans contredit, la partie du monde la plus visitée par cette endémie, surtout dans ses régions orientales de la Chine, de l'Indo-Chine, des Indes orientales, des Iles de la Sonde et de la Polynésie. L'on rencontre également des lépreux dans l'Asie Mineure ainsi que dans les Iles adjacentes de Chypre et de Crète, aussi bien que liftai ceUesde la mer Egée. Il en est. de même pour la Perse, la Mésopotamie, l'Arabie et l'Asie centrale. Enfin, l'Australie et la Nouvelle Zélande participent à la même influence et comptent une assez
forte proportion de malades et d'infirmes par suite do la lèpre.
Nous avons réuni dans la légende les chiffres (rès approximatif- in nombre des lépreux dans les différents paya sur lesquels nous avons eu des documents a peu prés exacts; les seuls qui méritent mit'
certaine confiance sont ceux des régions européennes et des Indes orientales qui sont tirés des statistiques officielles ; partout ailleurs, c'est à des appréciations plus ou moins hypothétiques que nous avons dû nous bonier.
Distribution de la dysenterie épidémique et de l'hépatite aiguë sur tout le globe.
Ces deux maladies sont souvent réunies et font beaucoup de victimes dans les pays chauds ou tor- ■ides.
1° Lu tlyarulrrii: rpi/lémlque (voy. t. IV, p. 379) est un hôte tout à fait exceptionnel dans quelques régions froides, comme la Russie septentrionale, la Finlande, les provinces méridionales de la Scandinavie et toutes les régions occidentales de l'Amérique du Nord. La Nouvelle-Zélande, la Tasmanie et quelques portions de l'Australie en sont préservées.
Mais, comme on peut le voir, les régions hyperboréennes ne sont jamais visitées par les épidémies dysentériques; il en est de même de la Patagonie.
Dans le centre et dans l'ouest de l'Europe, la dysenterie est presque toujours sporadique; c'est. en particulier, le cas de l'Allemagne, du Danemark, de la Belgique, île la France, de la Suisse et des lies britanniques, tandis que la Hollande, l'Italie, l' Espagne et le Portugal sout atteintes par les épidémies dysentériques, surtout dans les régions malariennes. Il en est de même des provinces orientales de l' Austro-Hongrie, de la Turquie d'Europe et de la i M'èi-e. où l'on observe quelques cas d'hépatite aiguë comme complication de la dysenterie.
( Vlh-H'i est très répandue dans les pays chauds et torrides de l'Amérique du Nord, principalementsur les côtes du golfe mexicain, ainsi qu'aux Antilles et B les régions basses du Mexique, de l'Amérique centrale, de la Colombie et des Guyanes,
On la voit également dans tout, l'empire du Brésil, dans la Bolivie orientale, dans l'Uruguay, dans le Paraguay et dans les régious Platéennes, jus-
qu'au 40° de latitude australe. Les altitudes sout moins atteintes, sans eu être complètement préservées,
L'Afrique est à peu près partout visitée parles épidémies dysentériques, aussi bien au nord qu'au midi, à l'est qu'à l'ouest, ainsi que dans les régious centrales ; elles se compliquent presque partout d'hépatite aiguë avec ou sans abcès,
L'Asie est aussi atteinte par la dysenterie épidémique qui règne avec une grande intensité dans les régions centrales ou méridionales, ainsi que dans les Iles de la Sonde, dans la Polynésie, dans la majeure partie de l'Australie, en Tasmanie et dans la Nouvelle-Zélande.
2° Lhépatiteair/uë (voy. t. IV, 386) est l'une des conséquences les plus ordinaires de la dysenterie, qu'elle accompagne dans tous les pays chauds et dans quelques régions tempérées.
Nous l'avons désignée par des points rouges que l'on peut suivre dans les régions tropicales, comme, par exemple, sur les côtes africaines et dans toute l'Asie méridionale ou orientale. Elle occupe le premier rang de la pathologie dans les îles de la Sonde.
On la rencontre également sur les côtes orientales ou occidentales, dans l'intérieur de l'Amérique du Nord, dans l'Amérique centrale, aux Antilles et dans les État-Unis du Sud, en un mot, dans toutes les régions situées entre le 32° de latitude nord, et le 40° de latitude australe; Pou peut voir sur notre carte et dans la légende qui l'accompagne, quels sont les pays où règne l'hépatite aiguë et ceux qui en sont préservés.
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