L.V TEir.i' TmCIIOPIIVTiglJK
mycéikm fragile, diirère absolum(3nt de celle du tricliophylon euilollirk à mycélinm résistant,. Celui-ci donnait une culture cratériforme (lig. (SI,
<S2, 83); le trichopliyton à mycélium
l'ragile fournit une culture acuminée (üg. 92, 95, 94). C’est un cône très aplati, partagé en secteurs réguliers par des scissures plus ou moins profondes.
Kt à mesure que la culture vieillit, ces scissures se multiplient avec une régularité géométrique (lig. 93.96, 97).
Fir.. Il],
1/immense majorité des tondantes tri-
culture. A^o, seiuaiiics. , , . ‘ , ,»
chophytiques est causée par 1 une ou par rautre des deux espèces que nous venons de présenter, et dont la première est la plus fréquente.
/.) Le T. endothrix à rnycélium résistant, à culture cratériforme.
IL) Le T. endothrix à mycélium fragile à culture axuminée.
Fig. Fig. 05. Fig. 94.
Cultures du T. à mycélium fragile sur milieu d’épreuve, cultures aciminées.
(Voir lig. 81, 82, 85). Age, 5 et 4 semaines.
j] faut ajouter que le parasite, dans tous les cheveux d'une inèinc lète, est identique. Le cheveu est plus ou moins envahi, mais dans tous les cheveux d'une même tête, la morphologie du parasite (dimension et forme de la spore, agmination des .spores entre elles, habitat dans
Mêmes cultures. Age 5 et 0 iemaiiies.
Dans quelques cas, le trichophyton, cause de la tondante, ollre des détails morphologiques différents. La spore est ovoïde, sans double contour, etc. La culture, dans ces cas, est particulière (fig. 98) sur moût de bière, et aussi sur le milieu d’épreuve (fig. 99).
Fig. 98. Fig. 99.
Culture d’uii T. endothrix (rare) sur moût de bière. La même sur milieu d’épreuve.
On trouve ainsi de temps à autre, et sur un grand nombre de tondantes trichophytiques de provenances diverses, quelques espèces atypiques encore non classées (fig. 100).
Os cas lonnent à |»ciiic 10 ponc 100 du lolal des loiidaiilcsdiics aux U'icdiojdiylons ciidolhrix. Tous les clicvtuix delà luèine lète donneru
Fig. 100.
•luire espèce rare de T. endolhrix (milieu d'épreuve).
Heu encore à une culture semblable, et de même, tous les individus contaminés dans une épidémie familiale.
LES TRICHOPHYTIES ANIMALES TRANSPORTÉES SLR L’HOMME H y a des teignes tondantes trichopbytiijues de caractères objectils particuliers, présentant des surproductions diverses (abcès folliculaire.
nomme (100 diamètres).
ET IA TEIGNE SPÉCIALE DE GHÜIIV
impétigo, kérion...) qui montrent un trichophytoii ectolhrix, situé eu dehors du cheveu, entre lui et sa gaine folliculaire (lig. 101).
Ici le parasite au lieu d’ètre inclus dans le cheveu lui forme comme une écorce adhérente (fig. 102) et on peut voir que cette gaine parasitaire ii’existe que dans la portion radiculaire du cheveu.
Fig. 102. .
Racine d’un poil envahi (180 diam.).
Ces cas forment rinlîine minorité des trichophyties du cuir chevelu, mais au contraire la totalité des trichophyties de la barbe présentent cette localisation spéciale du parasite.
Suivant le cas, la morphologie Idu parasite est différente. Certains cas présentent des spores très grosses, d’autres des spores relativement petites. Le mycélium est quelquefois résistant, d’autres fois il est fragile. Enfin certaines espèces ectothrix offrent ce caractère de présenter leurs spores mycéliennes qucléées. Leur noyau rond et central est d’une couleur sépia (fig. 105),^
La plus grande partie des filaments parasitaires adhère au cheveu et est extirpée avec le cheA^eii oii le poil. Cependant quelques filaments pénètrent et dissocient les éléments épidermiques du follicule
Cette localisation spéciale des trichophytons ectothrix, non plus
L\ TEIGNK TRICHOPHYTFQUE
dans le poil mais autour de lui, n’est pas un accident mais une règle absolue qui se reproduit sur tous les cheveux ou poils malades de la
Fig. lüô.
Spores mycéliennes iiucléées d’un T. ectolhrix (gr. 1000 diani.).
région. Et cette systématisation se retrouve jusques autour des poils follets les plus minuscules (fig. 105).
Ce type microscopique des T. eciothrix correspond aux trichophytons
Fig. 104.
Kpideniie folliculaire autour de la racine d'im poil malade.
animaux quand ils sont volontairement ou accidentellement inoculés à l’homme, ainsi que de très nombreuses expériences l’établissent.
ET LA TEIGNE SPÉCIALE DE GRÜBY
Le plus grand nombre des trichophyties d’origine animale que l’on rencontre sur l’homme se rattache au groupe des T. Ectothrix à
Fifi. 105.
Poil follet atteint par un T. ectothrix (150 cliam.).
cultures blanches qui causent des lésions tri ch ophy tiques suppurées. Ces trichophytons, dont la vitalité en culture est extraordinaire, sont des organismes pyogènes, quand ils possèdent leur virulence maxima et leurs lésions sont suppurées, pour cette cause et non d’autre.
Déplus chacune des espèces de ce groupe, quand elle n’est pas de virulence atténuée, cause sur l’homme une lésion spécifique de caractères objectifs spéciaux.
A ce groupe appartient d’abord le trichophyton du chat dont la lésion est Vherpès iris véskuleux de Biett (fig. 106).
On le rencontre le plus souvent chez l’enfant du premier âge et chez la femme, très rarement chez l’homme. Chez l’enfant, comme chez la femme, on ne le rencontre guère que sous la forme de trichophytie des régions glabres, très rarement chez l’enfant sous la forme de tondante.
\A TKK.NK TUICIIOl'IlYIIQli;
Si! culture sur luoùt do l)i(''ro osl tout à fait spécialo (fig. 107, 108). Sa caractéristique est d’ètro d’uii hlauc pur, d’un blanc de neige.
Cette culture, (pii présente sur inoùt de bière les rayons péripbé-
Frc. 1015.
Ilfirpès iris vésiculeux de Bien. T. eclolhrix du chat.
Fie. 107.
T. cctüthrix du chat. Culture directe de la lésiiiii sur tube de moût de bière gélose.
Fie. 108.
T. ectothrix du chat.Culture faite avec le pus de la môme lésion.
riques que toutes les cultures trichopbytiques présentent sut ce milieu, offre en outre cette particularité d’être duveteuse en son centre.
Sur une grande surface plane
de gélose au moût de bière, la culture, qui couvre un décimètre carré en moins de cinq semaines, se présente avec un centre occupé par des cercles concentriques, finement duveteux. D’innombrables rayons fins et flexueux occupent sa périphérie. Ces rayons sont couverts d’une poudre blanche ressemblant à de la farine (fig. 109).
Le trichopbyton du chat fournit la culture la plus belle de
Fig. 109.
Culture (le Trichophyton du chat après 5 semaines (moût de bière gélosé).
du cheval, qui appartient au même groupe, est infiniment plus fréquent
Sycosis. Perifolliculite agminée. Trichophyton du cheval.
\A mCÆ TIUCIKIPHYTIOI K
chez l’homme. Sa lésion est plus caractéristi(|ue aussi et plus ürave.
Cette lésion est le « sycosis «, gâteau surélevé, exulcéré, suintant, couvert d’abcès folliculaires. C’est une iiérifollieulite agmiiiée en placards.
Elle se montre ordinairement à la barbe chez riiomme adulte en
Culture du ïrichophytoii du cheval après u seniauies (iiuiùt de bière gélosé).
Comparer cette figure à la figure 109. Les deux cultures ont été faites ensemble sur un milieu fait en même temps dans le même vase. Leur ensemencement a été pratiqué ensemble. Elles ont passé par les mêmes conditions d’aération, de température. Elles ont été interrompues au même moment.
contact fréquent avec'•le cheval. Elle peut se rencontrer comme ton' dante chez l’enfant et même chez l’adulte ; elle est exceptionnelle chez la femme.
Sur moût de bière, sa culture ressemble beaucoup à celle du tricho' phyton du chat (fig. 111). Mais la partie duveteuse du centre est beau-
coup moins prononcée. Ses rayons périphériques sont gros et lancéolés, moins fins et llexueux que ceux de la culture précédente. Ils sont marqués par une poussière blanche semblable à du plâtre.
Enfin la couleur de la culture est saumonée et non
pas rigoureusement blanche comme celle du tricbophvton du chat.
Sur pomme de terre, cette espèce se différencie nettement de la première, car le trichophyton du chat forme un épais relief sur le milieu, relief couvert d’un duvet court et serré, tandis que le trichophyton du cheval forme sur le même niilieu (fig. 11 *2) un relief mince, une plaque de poudre blanche et fine, quelquefois de surface un peu gau-
Pour se convaincre de l’absolue spécificité de ces deux trichophytons, il faut les cultiver sur un niilieu moins nutritif que le moût de bière pur,
Fig. nü.
sur une gélose au moût de bière, dilué au 1/10, par
T. ectothnx du ® ^ ^ r
cheval. Culture exemple, alors ces deux cultures Cesseront absolument sur pomme de ^
terre. de se ressembler (fig. 113 et 114).
Âge, 3 semaines. . ”
Pour différencier les espèces de ce groupe, le meilleur milieu de culture est le moût de bière dilué au l/5‘‘. Le trichophyton du cheval prend sur ce milieu l’aspect indiqué par la figure 115.
Un trichophyton du veau qui appartient au même groupe prend sur ce milieu la fo rme indiquée par la figure 116 . On le retrouve ordin airement chez les bergers, les nourrisseurs, etc....
Le même milieu permet de différencier le trichophyton du porc également du même groupe (fig. 117), retrouvé chez un boucher de l’abattoir spécial des porcs de Paris.
Enfin il existe dans le même groupe des espèces ou variétés, botaniquement très proches des précédentes, et dont l’origine animale ne saurait faire de doutes, mais qui n’ont été rencontrées que sur l’homme et dont l’animal d’origine est inconnu (fig. 118, 119).
:-clotbrix du c.hat. Hème espèce que la flg. 109. Culture de 10: moût de bière au l'IO*.
T. ectothrix du cheval. Même espèce que la fig. 111. Culture de 10 moût de bière au l|lû*.
ET LA TEIGNE SPÉCIALE DE GKGBY
î. 117. — Trichophyton du porc. Même milieu que la figure 115. Même
LA ÏEIGNK TlUCHOrilYTlQüE
ET LA TEIGNE SPÉCIALE DE GRÜBY
Fio. 119. — Autre Trichoph. du m«
p'oupe, d’origine inconnue.
LA TEIGNE TKICIIOPIIYTIQIE
L’extrême vitalité de ces espèces, même quand elles sont portées sur des milieux artificiels pauvres, a fait penser à leur origine saprophyte. Cette origine n’est pas démontrée mais ces espèces se cultivent très bien sur le bois, les graines, sur la feuille du mûrier (fig. 120) et même, quoique pauvrement, sur le liquide exclusivement minéral de Winogradsky.
LES TRICHOPHYTIES DE LA BARBE Les trichophylies de la barbe chez l’homme sont exclusivement causées par des trichophytons ectothrix, c’est-à-dire d’origine animale. La plupart relèvent du trichophyton du cheval à cultures blanches (fig. 111) étudié plus haut. Mais il existe des trichophyties de la barbe de forme moins inflammatoire que le sycosis et qui ont pour cause une deuxième espèce d’origine équine que ses caractères botaniques rapprochent du groupe des trichophytons à cultures blanches, sans quelle en fasse cependant partie, au point de vue objectif des cultures (fig. 121).
Cette espèce observée dans une épidémie équine de 250 chevaux avec sept contagions humaines, a fourni sur moût de bière les cultures suivantes (fig. 121- 122 et suiv.), d’une couleur jaune-brun rappelant celle du trichophyton endothrix à mycélium résistant sur le même milieu, mais dépourvues de grosse éminence centrale.
De plus les spores externes de ces cultures sont facilement déhiscentes et donnent lieu à des colonies secondaires quand le vase de culture a été agité (fig. 125).
T. ectothrix à culture jaune, (2‘ espèce d’origine équine), moût de bière gélosé.
T. ectothrix à culture jaune. Culture de 4 semaines en rnatras, moût de bière gélosé.
KT LA ÏEIGNK SPÉCIALE DE GRÜBY.
Oîl
Les figures 1"24 et 125 montrent l’aspect que prennent ces colonies sur le milieu d’épreuve.
Ces cultures <ju'on pourrait prendre à tort comme représentant une
Fig. 125.
T. ectothrix à culture jaune. Culture de Y semaines en rnatras (même milieu).
simple variété des premières espèces endotbrix, d’origine humaine, décrites plus haut, est tout à fait spéciale, non seulement par
Fig. 124. Fig. 125.
Culture du même ïrich. sur milieu d’épreuve, 4 semaines.
Cultures craquelées vermiculaires, jaunes.
ce fait qu’elle végète hors du poil, à sa base (ï. ectothrix;, mais encore par ce fait botanique très important que sa culture est la seule culture trichophytique qui donne lieu à des ébauches de péritlièque.
LA TEIGNE TRICIIOPIIYTIQUE
C’est encore une autre espèce trichophytique d’origine animale, probablement d’origine aviaire, qui cause les trichophyties pilaires sèches de la barbe chez l’homme. Cette espèce fournit sur moût de bière (fig. 126) une culture d’un beau rose, fleur de pêcher, dont la face dorsale est d’un violet framboise.
Sur gélose maltosée (formule du milieu d’épreuve) la culture garde sa couleur d’un rose pâle et tendre, elle a des tendances à prendre sur ce milieu une forme mamelonnaire et contournée (fig. 127, 128).
Fig. 126.
Espèce de Trich. ectothrix d’origine aviaire (?). Cultures roses sur moût de bièré gélose (6 semaines).
Fig. 127.
Fig. 128.
3Iême espèce. Culture de six semaines, sur milieu d’épreuve. (Formule n’ 2.)
LES TRICHOPHYTIES EXOTIQUES
Il est vraisemblable que les trichophytons qui sont très nombreux en un même pays ne sont pas les mêmes en tous pays.
La teufne imbriquée (Patrick Manson) des îles du Pacifique, qui se caractérise par une lésion si proche de nos trichophyties d’Europe, (fig. 129) et qui s’en distingue cependant par sa chronicité, par sa tendance à l’extension indéfinie (fig. 130) et surtout par sa forme spéciale (la constance de plusieurs cercles d’exfoliation épidermique
ET LA TEIGNE SPÉCIALE DE GROBY
inscrits les uns dans les autres), doit être due à une espèce très voisine de nos trichophytons ectoï/tna; d’Europe.
La squame (fig. 151) montre des filaments spôrulèsqui se multiplient
Fig. 129.
Teigne imbriquée de Patrick Mansoii. (Cette photographie nous a été confiée par M. le D' Bonnafy, médecin en chef de la marine, qui a publié récemment une excellente monographie sur le sujet.!
par dichotomie. Ces filaments sont presque absolument identiques à ceux que montrent les trichophyties serpigineuses sèches de nos pays.
La culture de ce parasite n’a pu être obtenue des squames trop vieilles apportées en Europe. Mais il est extrêmement probable qu’elle
Eï LA TEIGNE SPÉCIALE DE GRÜBY.
ÉTUDE MYGOLOGIQÜE DES TRICHOPHYTONS
Les trichophytons dans la vie parasitaire, cheveu, poil, squame et ongle, ne fournissent que des spores mycéliennes ou des filaments mycéliens et jamais de spores externes portées sur des hyphes sporifères ; au contraire, dans la vie en culture artificielle, en quelques jours, les cul-
Fig. 132.
Culture trichophytique jeune. Sporulation externe commençante (gr. 250 diam.).
tures jeunes, formées de filaments mycéliens non sporulés, se couvrent de spores externes, supportées chacune par un pédicule court (fig. 152).
Âu bout de huit ou dix jours, la culture en goutte suspendue e.st devenue tellement touffue et tellement couverte de spores, qu’elle forme un tissu impénétrable à l’œil. Et c’est sur le bord de la culture qu’oiL peut voir le mode de suspension des spores sur les hyphes sporifères (fig. 133).
Dans certaines des espèces dont nous connaissons la culture {T. endothrix) les filaments mycéliens donnent lieu latéralement à des spores externes solitaires, et cela sur de grandes parties de leur longueur.
Les spores sont chacune isolées. La cellule qui leur a donné naissance est courte. La spore est supportée sur un rameau fructifère très bref (fig. 134).
Sous ce rapport, le trichophyton endothrix à mycélium fragile est
Culture trichophytique adulte (gr. 250 diam.).
rapproche ce parasite du groupe des Sporotrichum de Link. Mais sur certaines espèces, sans que les filaments mycéliens perdent
Spores accessoires, portées directement sur le mycélium (gr. 600 diam.).
le pouvoir d’émettre latéralement des spores externes isolées, ces spores ont une tendance manifeste à s’agminer en forme de grappes terminales (fîg. 136).
ET Là TEIGNE SPÉCIALE DE GRÜBY. 75
En affaiblissant le pouvoir nutritif du milieu de ces cultures, on peut
Fig. 155.
Sporulation externe disséminée. Trich. à mycélium fragile (gr. 500 diam.).
voir que la sporulation externe redevient latérale et Isolée (fig. 157).
Sporulation externe. Tendance à l’agmination eu grappe (gr. 200 diam.).
Au contraire, quand le milieu nutritif est riche, et dans certaines espèces eclothrix, on peut voir Fhyphe sporifère se différencier de
LA TKIGNE ÏHK'.IIUI'IIVTIQUE
plus en plus. Il U y plus de spores isolées Intéralos aux mycéliums.
Sporulatioaexterneen milieu pauvre. Les spores externes redeviennent solitaires (gr. il5() diani.).
Les spores forment des grappes tout à fait dilférenciées (fig. 158).
Sporulation par grappes. L’hyplie sporilere se dill’érencie des tilaineuts non fruclilëres (gr. 1000 diain.).
J.es espèces ectothrix fournissent d’autres, formés de reproduction
ET LA TEIGNE SPÉCL4LE DE GKÜBV
que la spore externe en grappe. Ce sont de longs fuseaux multilocu laires (fig. 1
Fig. 140.
Chlamydospores à éperon saillant. Forme chlamydosporée supportant deux grappes (gr. 800 diam.).
Fig. 153.
Chlamydospores des espèces à cultures blanches (gr. 850 diarii
LA TEIGNE TIUCHOPHYTIQIE
Ces fuseaux peuvent dans une grappe occuper la place d’une spore ou celle du pédicule de la grappe (fig. 140).
Beaucoup sont terminées par un éperon saillant. Leur forme variable, leur enveloppe épaisse à double contour, leur siège souvent terminal
au mycélium (fig. 141) ctce fait que les fuseaux sont plus nopibreux quand la culture est vieille et qu’elle soulfre, enfin leur nombre inveisement proportionnel à celui des spores externes teiiflent à faire considérer ces organes comme des chîaynydospores.
En dehors de ces formes spéciales,, il faut mentionner l’existence de filaments vrillés en spirale qu’on trouve dans presque toutes les cultures trichophytiques et qui sont peut-être le rappel de formes de fructification de familles voisines. Enlin il faut mentionner aussi parmi les filaments sporifères fertiles, l’existence de mycéliums inféconds et stériles qui prennent une forme rappelant celle d’une branche d’épines dépouillée de feuilles (lig. 142).
Quand une culture trichophytique vieillit, ou que le milieu nutritif devient impropre à sa végétation, les spores mycéliennes reparaissent. Elles ont une forme vésiculeuse, chaque vésicule remplaçant un article mycélien (fig. 145).
ET LA TEIGNE SPÉCIALE DE GliÛBY.
La masse de ces cellules renflées et vacuolaires remplace progressi-
Filaments mycéliens terminaux stériles (gr. 200 diam.).
vement le mycélium fin et élancé du début (fig. 144). Ce sont là des formes de dégénérescence.
On peut faire naître, dans les cultures trichophytiques, d’autres
Spores mycéliennes de dégénérescence. Spores grosses et vésiculeuses (gr. 400 diam-).
LA TEIGNE TRICIIOPIlYTlQlE
forriies de spores mycéliennes qui semblent plutôt des formes de résis- Innce et d’adaptation que des formes de dégénérescence (lig. 145).
Spores mycéliennes de dégénérescence. Spores grosses et vésiculeuses (gr. 400diain.).
Ce sont des spores mycéliennes carrées qui rappellent extrêmement
Spores mycéliennes d’adaptation aux milieux azotés (gr. 300 diam.).