DE LA MAGNÉSIE
an résidu sec.
22 janvier 1893 ... .
29 janvier 1893 ... .
Même mélange que pré-
cédemment
On voit que la proportion de magnésie est aussi plus considérable en hiver qu'en été.
Ces variations dans la quantité d'acide sulfurique et de magnésie s'expliquent
aisément, si Ton réfléchit qu'en hiver, les régions élevées étant couvertes de neige , la plus grande partie des eaux qui alimentent le Rhône provient des régions basses , riches en gisements de gypse et de cargneule du terrain triasique.
Par contre, la plus grande partie des alcalis du lac de Genève doit être apportée parles eaux d'été qui proviennent des régions cristallines.
Pour la Dranse, si l'on fait abstraction des fortes crues (30 décembre 1891, 16 mars 1893 et 14 novembre 1895) qui diminuent le titre de l'eau, il semble que la quantité de matières dissoutes passe par deux maxima, l'un en hiver, Tautre en été, et par deux minima, l'un au printemps et l'autre en automne. Le minimum du printemps s'explique par la fonte des neiges de l'hiver; quant k celui d'automne, moins accusé d'ailleurs que celui du printemps, il a probablement pour cause celle des premières neiges tombées sur les montagnes. Les extrêmes trouvés sont 0?'',132 le 30 décembre 1891 et 0s'",4744 le 13 janvier 1893; ils sont à peu près dans le rapport de 1 à 4, comme pour le Rhône. Les eaux de la Dranse sont d'ailleurs riches en acide sulfurique et ont souvent autant de magnésieque le Rhône, comme le montrent les analyses suivantes :
ISjanvier 1893. — S0« = 0,161.
19 janvier 1893. — SO' = 0,142 ; MgO = 0,0479.
27 février 1893. —S0» = 0,0546.
11 mars 1895.— SO' = 0,1277;SiO» = 0,002;CaO = 0,i42; MgO = 0,0274.
Ces chiffres s'expliquent aisément par la présence de gypse et de cargneules dans le bassin.
Enfin, pour terminer ce qui concerne les affluents du lac de Genève, j'ai trouvé pour la Yenoge, dont le débit vient immédiatement après celui de la Dranse, et la Morge (Vaud), les chiffres suivants :
Venoge, 7 mai 1894. — Ok',22 (T. = i3«]. Morge, 7 mai 1894. —0«', 242 (T. =15°).
Ces résultats, quelque intéressants qu'ils puissent être pour la connaissance du régime des fleuves glaciaires et des rivières torrentielles, sont cependant encore insuffisants pour nous permettre d'en déduire le rapport entre la teneur en matières dissoutes de l'eau du lac de Genève et celle de l'eau des affluents.
B. — Résultats obtenus sur les affluents de quelques autres lacs,
M. Duparc a cherché le résidu sec de l'eau des principaux affluents des lacs
d'Annecy, d'Aiguebelette et de Paladru. Les évaporations ont porté en général sur
500 centimètres cubes.
Voici les résultats qu'il a obtenus :
LAC D ANNECY
NOMS DES RUISSEAUX
Eau-Morte et Ire. . .
Laudon
Bornette
Angon
Entrevernes
Épagny-La Loi. . . .
Premier Talloires . .
Deuxième Talloires .
Mcnthon
Balmette
Les Barattes-Albigny Premier Veyrier. . .
Deuxième Vevrier. .
Péris
Villars