C. — Résumé
Si l'on compare ces chiffres à ceux des tableaux^ donnant le résidu sec des divers lacs, on remarque que presque toujours Teau des affluents est plus chargée de matières dissoutes que Teau du lac. La seule exception importante a trait au lac du Mont-Cenis. Mais nous avons yu^ qu'il est probable que ce lac est alimenté par des sources profondes qui sont peut-être beaucoup plus minéralisées que les affluents superficiels; de même il parait certain que le lac dissout la partie de son rivage qui est formée de gypse ^.
Même l'influence d'une forte crue ne parait pas faire descendre le titre de certains affluents au-dessous de celui du lac (Leisse, le 8 novembre 1894)*.
Comme, d'après ce que nous avons vu^ l'eau de pluie ne contribue en général que dans une faible mesure à l'alimentation des lacs, il semble bien résulter de la comparaison des eaux des lacs avec celles de leurs affluents que la teneur de cellesci diminue pendant leur séjour dans les bassins lacustres^. L'appauvrissement que nous avons constaté dans les couches superficielles nous avait déjà amenés à cette conclusion. Des dépôts tufacés, signe manifeste d'une précipitation de carbonate de chaux, sont d'ailleurs visibles dans divers lacs, notamment dans celui d'Annecy, sur les cailloux de la beine et le long des parois du roc de Chère. M. L C. RusselF a observé des dépôts analogues, mais beaucoup plus étendus, sur les bords de Tancien lac Lahontan, et sur ceux des lacs actuels Pyramid et Winnemucca, dans la Nevada.
n. — Gaz dissous.
1^ PRISE DES ÉCHANTILLONS d'eAU — LA QUANTITÉ DE GAZ Dissous EST INDÉPENDANTE DE LA PRESSION DE l'eaU
Si les sels contenus dans une eau peuvent rester dissous indéfiniment, il n'en est pas de même des gaz. Le dosage de ces derniers exige donc des précautions toutes spéciales.