Ibid., p
D'autre part, M. le docteur Brocchi*, professeur à l'Institut agronomique, a trouvé les chiffres suivants pour les eaux de surface des lacs d'Annecy, d'Aiguebelette, de lignes, de Gers et de la Girotte.
Lac d'Annecy (moyenne de plusieurs dosages) 0^^01105
Lac d'Aiguebelelte 0«^00852
LacdeTignes 08^,00768
Lac de Gers 0«',00752
Lac de la Girotte 08^,01074
Quelques observations intéressantes découlent de la lecture de ces chiffres : 1® Certaines eaux de lacs sont sursaturées. Ainsi, la pression atmosphérique étant d'environ 0™,600* au lac du Mont-Cenis, dont laltitude est voisine de 2000 mètres, le poids d'oxygène que peut, sous cette pression, dissoudre un litre d'eau à 15^, température de la surface du lac le jour de Texpérience, est de
0^,01236 étant le poids dissous à la température deO^ et lorsque la pression de l'atmosphère est de 0"^,760 ; 0,02989 et 0,04114 représentant les coefficients de solubilité de l'oxygène à 15^ et à 0^'. On trouve, en faisant le calcul, que ce poids est de 0^,00709, tandis que, au lac du Mont-Cenis, nous obtenons 0«?^, 00863. Cette sursaturation tient ou bien à un dégagement d'oxygène par les algues, ou bien à ce que, au printemps, l'eau s'était, à une température basse, saturée d'oxygène qu'elle n*avait pas encore complètement abandonné au mois d'août.
Un calcul analogue montrerait que les eaux du lac du Bourgel sont aussi sursaturées à la surface, celles du lac de Genève jusqu'à une profondeur de 100 mètres et celles du lac de Nantua jusqu'à une profondeur de 10 mètres.
2^ La quantité d'oxygène varie, en général, suivant la profondeur, tout au moins pendant l'été (lacs du Bourget, de Genève, de Nantua). Elle commence par croître à mesure que celle-ci augmente, pour diminuer ensuite dans les grands fonds. Au lac de Genève et au lac du Bourget (autant du moins que l'insuffisance du nombre des prises permet de conclure pour ce dernier lac), le maximum se trouve dans la couche de 25 mètres, au lac de Nantua dans celle de 5 mètres. La diminution dans les profondeurs est très considérable dans ce dernier lac.
Ces variations paraissent résulter de l'effet combiné de la température et de la vie organique. Par l'effet de la température, la quantité d'oxygène doit être moindre dans les couches superficielles que dans les couches profondes ; mais l'effet de la vie organique est inverse; car, dans les régions où pénètre la lumière, les algues dégagent de l'oxygène, tandis que, dans les profondeurs, à Tabri du jour, la vie