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Carie géologique au ^5-555, feuille Épinal. par Vclain

2. Cil. GnAB, Laes et lUservoin des Vosges {Ann. C. A. F., 1877, p. 505).

3. Hahtinï, Note géologique sur i<( vallée du Vernet et la dhtinclion des fausses et des vraies moraines dans les Pyrénées orientales {Bull. S. G. F., 11" si-ric, t. XI, tSUt, p. 442).

4. D'aprËs une communication que m'a Taite M. Vélain, un li'ouvcrait dans la partie supérieure de cette digue des blocs exo(i<iues de porpliyrile. Il en résulleruit iju'unc portion loul au moins de la digue sérail morainique.

nique; on a alors affaire à des lacs mixtes. Tel est, d'après M. Boule', le cas du lac de Meoet^ dans le Cantal.

Les tacs d'origine morainique peuvent se diviser en plusieurs groupes :

A. — Ln moraine barre la vallée occupée par le glacier {lacs (le dépression centrale).

Il est reconnu à présent que la moraine Trontale d'un ancien glacier ne forme qu'une partie d'un assemblage lopogrupliique plus complet. En général, elle est suivie à l'aval d'une terrasse de matériaux roulés dont la penle, qui dépasse rarement 1 p. 100, décroît insensiblement à mesure qu'on s'éloigne de la moraine, et elle est précédée à l'amont d'une dépression dont le fond se trouve notablement plus bas que la terrasse. La terrasse située à l'aval de la moraine s'appelle

Fin. 80. — Terrasse fluvio-glncinirc de Ootenay (vallée (ie l'Ain, dans le Jura), s'amorçnnl h

un peu h droilc (le l^'^lise. 3 septembre iB95.

(D'après uns ptaologmiihio do A, Dui.bubcuur.j ,

terrasse fluvio-glaciaire; elle a été formée par les matériaux que déposait le torrent issu du glacier pendant le stationnement de ce dernier; la figure 80 représente une des plus belles que je connaisse, qui fait suite à la moraine frontale de l'ancien glacier de l'Ain, près de Champagnole. On voit d'ailleurs, au pied de presque toutes les moraines un peu importantes des glaciers actuels, de petites plaines de cailloutis qui sont des terrasses fluvio-glaciaires en miniature. Quant à la dépression située en arrière, elle a été appelée par M. Penck dépression centrale; c'est l'espace occupé autrefois par le glacier, et, lorsque les dépôts situés en avant

\. H. Boule, ta Topographie glaciaire en ^urer^ne (Ann. Géogr., l. V, 1895-96, p. 287). 2. Carte géologique au ■ , feuille Maurinc, par Fouqué. ].c terrain erratique des abords du lac n'est pas représenté sur celle carte.

ont obstrué l'écoulement des eaux de la vallée, un lac se trouve souvent au fond de cette dépression ; c'est ce qu'on appelle un lac de dépression centrale '.

Fin, SI. — Lac de Tignes. vu du oheinin du luI du Pnk't. et inuraine;?) le suulenanl k l'aval, 30 juillet I89~>. (D'apris nne pliDiognphio de A. Dhlebicque.)

On peut citer, parmi les lacs de cette nature ;

Fiii. 82. — Lac dp Chalain. n juillet 1895. Au fend, l/i rn»lR du ilciixii^mc pinlonu du Jura, et, au pied

de celte iTilc, les moraines f|ui soutiennent le lar.

(D'Bprfta ane pholo|;rupliii' de A. Dblebkcquii. ]

(. Le baron von Riciitiioff.n (Fûkrei- pir Forschunysreiscjulc, p. 2G3) a conlftsli? l'existence de ces lacs dp di^pression centrale. D'apn's lui, le torrent i^lnciairc entame la moraine fronlale sur toute sa hauteur el l'eau ne peut, en conséquence, s'accumuler derrif-re crlte-cl. Cependant la conslitution de l'appareil moraînique ordinaire (terrasse fluvio-glaciaire, moraine el dZ-pressiou centrale) nous montre que les eaux issues du glacier ne .se sont point toujours l'cliappiVs par le point le plus bas de la moraine ; elles ont nécessairement coulé à la surface de la terrasse, qui est notablement plus élevée. On se rendra bien compte de cette disposition en lisant le travail de M. Du Pasijuier (les AUuvions glaciaires, etc.) cité à la page 238 et notamment en consTdIanI la figure 'î di' la plainlie de cel ouvrage.

SITUATION GÉOLOr.lQUIi; ET ORIGINE DES LACS. 263

Dans les Alpes : Le plus élevé des deux lacs Rond ', situé derrière la moraine d'un ancien glacier descendu du col de la Vanoise ; — peut-être les lacs de Tignes (profondeur 37",50) (fig. 81) et de la Sassière, dans la haute vallée de

PiG. 63. — Lac de Chambly et au fond lac du Val. On voit la iiioraînc (|ui sépare les deux lacs, 11 juillet 1895.

(D'aprAs uno phatoBraphie do \, t>iiLEiiiC4UB.)

l'Isère, qui paraissent, sans qu'on puisse l'aflirmer, soutenus par d'anciennes moraines des glaciers de la Grande-Motte et de Khême.

Fio. 8t. — Lac du Val, vu d'aniunl, l'i juillet ISfl.ï. (D'dprba nno phoiograpliio île A. Diii.ebi<c<jdk.)

Dans le Jura : Les lacs de Clialain' (profondeur 34 mètres) (fig. 82) et de Chambly' (11 mètres) (fig. 83), barrés par les moraines frontales les plus avancées

1. Carte géolugiiiue au tj^tjtj,, rcuillc Saiiit-Jcuii-dc-Maurieiine.

i. Carte géologi<]ue au g^^, feuille Lons-le-Saulnier. Les diverses natures des dépôts erraliiiues De sont pas Deltemeul inUiiiuées sur celle curie.

des glaciers descendus des plateaux supérieurs du Jura ' ; — le lac du Val* (24'",60) (fîg. 84), derrière le lac de Chambly et séparé de lui par une moraine Trontale située en arrière de la ligne précédente (à l'amont du lac du Val se trouve une troisième moraine, et derrière cette moraine un autre lac, aujourd'hui éteint) ; — le lac de Nantua* (43 mètres), qui doit son origine à une moraine frontale (fig. 85) située à l'ouest du village de Brion (à l'aval de celle moraine se voit une terrasse (luvioglaciaire qui s'élend sur une longueur de 7 kilomètres et dans laquelle la rivière rOignin a taillé des gorges de 35 mètres de profondeur) ; — le lac des Rousses*

K[(i. Bj. — Momine limilnnt la ilépn-ssion rcnlrale (|ui rcnromie le lac de .Nanlua, 13 septembre 1895. Le loo orciipG la l'Iiise située dans la parité gauche de la ligure.

(ll'nprM uno jjhotofraphio do A. Dklibbci»iie.)

(18 mètres) (fig- H6), derrière une des innombrables buttes morainiques que le glacier de l'Orbe a déposées à l'amont du lac de Joux ; — peut-être les deux lacs du Grand cl du Petil-Maclu^ (25'", 80 et H^.SO) (fig. 87),- qui paraissent avoir été formés par les moraines d'un glacier de la vallée de Panessière, Iribulaire de celle

(.Voir pour dt-s lii'-tails sur ces ant-ioiis placiers, A. Hrleuecoub, les Terrasses quaternaires et i« lacs du Jura françiiis [RitU. C. 0. F. , Comptes rcii'lun îles coUahurateurs pour la aimpagne de y 595, p. 197).

2. Carie géologique ou ^y^,, feuille Lons-Ic-Saulnier. Les diverses natures des dépôts erratiques ne sont pas nellemenl indlquÉes sur celle earte.

3. Carte gi''ologiijiic au ;;;;^|. feuille Nanlua. H>^me olisei'valion au sujet des ttépi'ils erratiques que p..ui- la feuille l.ous-le-S;iunifr.

4. Carte gcoloyiquf au ,5j^, fi'uilles Saint-Claude, ]mv Inlihé Bourgrat, et Thunon. Sur celte dernière feuille, la vallée de ITlrhe est indiquée i tmi comme eumbh-e par les alluvious anciennes; on aurait drt marquer des moraines. Voir aussi pi, I.

5. Carte géologique au sj-jj;;; feuille Lons-ic-Saulnier. Sur cotte carte, les deux lacs de Maclu sont représentés l'omme étant eiilivremeiit dans la roelie; mais ee n'est peut-éire pas exact.

de la Laime'; — probablement le lac de Save {15 mètres). Ce lac se trouve dans une

Fiu. S6. — Lau (les Uousscs, partie amont, iS juin 1893. (D'aprËs UDO phatographlo do A. DlCLBHBoiOE.)

ancienne vallée du Rhône, qui s'étend de Morestel à In Verpillière, point où elle est

Fui. 87. — La<- du l'elit-Maclu ; entre In roule et le Inr, In inurnîne 'ijui bnrrc i-e ilumicr; nii tond le Inc (lu Grand-Maclu, 8 juillet 1895.

(D'aprèa nne photographie do A. Dhlebecuue.)

arrêtée par les moraines terminales de la dernière époque glaciaire*; à Morestel,

1. Immédiatement au nord-est du lac du Petit-Maclu, une excavation permet de voir, sur une profondeur de 5 à6 mètres, des graviers irr(iguli&remeiit stratifiés qui ont l'apparence d'une moraine. Entre les deux lacs aucun afilcurement n'est visible. Un peu plus basque le lac du Pelit-Maçlu,i l'origine de la vallée de Pancssitre,on trouve de nombreux cailloux striés. Enlln une moraine IrÈ s caractéristique barre cette dernière vallée un peu en amont de son confluent avec celle de la Laime. Derrière celte moraine se trouve une plaine alluviale qui paraît bien être un ancien lac de dépression centrale.

2. Carte géologique au ^;;^> feuille Lyon, par Fon tannes et Delafond, et carte géologique de la Bresse au 220 0(10' P'"" Delafond et Depéret. Il semble que l'abandon de cette ancienne vallée soit dû à un phénomène de capture du RhAne, qui aurait été dérivé dans le bassin de l'Ain poVun aDIuenldc cette dernière rivière.

elle est barrée par un seuil rocheux. Le lac est situé immédiatement au nord-ouest de ce seuil, à travers lequel il s'écoule dans le Rhône. Depuis le lac jusqu'aux moraines de la Verpillière, la vallée est encombrée d'alluvîons récentes. Il paraît probable que le lac de Save est le reste du lac de dépression centrale, autrefois beaucoup plus étendu, qui s'étendait jusqu'au pied de ces moraines; — le lac, presque entièrement desséché, de Lhuis, dans le Bugey, au pied de la moraine terminale d'un ancien glacier local'.

Km. an. — Lni- ili' liéranlnicr (Viisjjcs;. n\cr- la mcirninc qui le siiulienl, (D'aprfts uao phatogriiphie de M. V. FbiINUi), 1 SaiDl-Did.)

Dans /tfî Vosges : les lacs de Gérardmer* (36", 20) (fig. 88) et de Longemer^ {29"", 50) (fig. 89), derrière deux des moraines terminales du glacier qui, parti des flancs du Honeck, venait rejoindre, un peu en amont de Remiremont, les glaciers de la Moselotte et de la Moselle (un peu à l'aval du lac de Gérardmer se trouvent d'autres systèmes de moraines, parmi lesquelles celles bien connues du Tholy, avec des lacs éteints)^; — le lac de Blanchemer*, dans une vallée tributaire

1. L'absence de cailloux cristallins dans celle moraine fait supposer qu'elle provient des monUignes calcaires qui forment les hauteurs Uu Bugey et qu'elle n'est pas une moraine du glacier du Rhône.

2. Carte géologique au , feuille Ëpinal. M. le colonel de Lamothe (Compt. rend, des Séanc. de la Soc. gi'ol. de Pr., » avril IS97) a pri^tendu que Torigine du lac de (iérardmer n'est pas due à l'inter' venlion des glaciers. J'avoue que je ne puis absolumonl pas comprendre la pensée de mon confrère. L« moraine qui soutient le lac de Rérardmcr est, de l'avis de tous les géologues, une des plus caractéristiques qu'il soit possible de rencontrer. En nier l'existence équivaut k nier la période glaciaire.

3. Voir A. Delrbecque, Us Lacs des Yosgps (Comptes rendtis des séances de la Société de géographie de Paris, ItjOr., p. 270).

de la vallée dite Colline de Vologne; — le lac de Lispach, derrière une des nombreuses moraines transversales qui ont encombré la vallée dite Colline de Chajoux '; — le lac éteint de Foadromé, situé à peu près h 150 mètres au-dessus de la vallée de la Moselle, non loin de Rupt, et formé par la moraine d'un petit glacier issu du pla-

e le soutenant à l*aval. Vue prise ea balcau. 23 mai tS'Jj. (D'après ane phoiographie do A. DKLHBEmDB.)

teau des Faucilles*; — peut-être les lacs des Corbeaux' {23 mètres) (fig. 78) et de Séchemer, au-dessus de la Colline de Vologne, et celui de la Maix, au-dessus de la vallée de la Plaine.

Dans le Plateau Central : le lac de Madic*, très peu profond, près du confluent de la Rhue et de la Dordogne, el situé, entre deux moraines, dans une ancienne vallée qui parait avoir servi de lit à la première de ces deux rivières.

Dans les Pyrénées : le lac de Lourdes'' (12 mètres), soutenu par une moraine frontale de l'ancien glacier d'Argelès.

t. Un lac étciut se trouve dans une position analogue tout en haut de la vallée voisine et parallèle, la Colline de Vologne, et au pied du col ijui mène de cette vallée au lac de Hetourncmer.

2. On pourrait hésiter sur l'origine de cette moraine et se demander si elle n'est pas un Tragment de la moraine latérale gauche du glacier de la Moselle; mais sa forme, qui est celle d'un arc de cercle convexe vers la vallée de la Moselle, porte à croire qu'elle a été déposée par un glacier latéral.

3. Voir ci-dessus les observations faites au hujel du lac des Corbeaux.

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