Carie géologique nu—, feuille Sore
3. D'après mes sondages et les reuseigoemeuls du service des pouls el chaussées des Landes.
ramoncellement irrégulier des sables. Tel est, par exemple, un peu au sud de Bayonne, le petit lac de Chiberta, très peu profond, sans écoulement ni affluent apparent.
Le littoral gascon n'est pas d'ailleurs, en France, le seul où les dunes aient formé des lacs. Les dunes de la baie d'Âudierne et celles de la côte du Morbihan abritent quelques petites nappes d'eau, dont les plus importantes sont celles de Trunvel, du Loc, de Lannenec, de Kersine, de Loperhet.
Très souvent des dunes se développent sur des cordons littoraux, sans exhausser le niveau de la lagune qui reste en communication avec la mer. Il en est ainsi au bord de la Méditerranée, où l'appareil littoral est généralement recouvert de petites buttes de sable. Mais le contraire pourrait très bien se produire, et Ton conçoit facilement que les dunes prennent assez d'importance pour obstruer le grau qui traverse le cordon. Alors la lagune verra son niveau s'élever, et, comme elle ne sera plus alimentée que par les affluents venus de l'intérieur, elle se convertira peu à peu en un lac d'eau douce. En même temps son fond s'exhaussera par les atterrissements et, au bout d'un certain temps, il n'y aura plus moyen de reconnaître son origine marine. Certains géologues* pensent que les grands lacs des Landes se sont formés de cette manière et ne sont que d'anciennes lagunes incorporées à la terre ferme. Mais la présence, sur le plafond de ces lacs, de lits de rivières respectés par les alluvions montre bien que ce plafond n*est qu'une portion de continent submergée, et dès lors l'hypothèse d'une origine lagunaire doit être écartée*.
Les dunes maritimes ne sont pas' d'ailleurs les seules derrière lesquelles des lacs puissent se développer ; on trouve aussi des amoncellements d'eau derrière les dunes continentales; j'en donnerai comme exemple le lac Moses, dans la grande plaine de la Colombie (États-Unis) ^
m. — Lacs dans la roche en place.
Toutes les modifîcations qui s'exercent sur Técorce terrestre peuvent se rapporter à deux grandes causes générales : ou bien cette écorce est disloquée par des forces d'origine interne, forces qui se manifestent par des éruptions volcaniques, par des plissements de couches, par Tafifaissement d'un massif montagneux; ou bien, au contraire, elle est travaillée par des agents d'origine externe, tels que