‹ Atlas des lacs françaisChapitre 279 sur 360 · P. JoANxNE, Dict, géogr. de la France, p. il · texte numérisé non relu

P. JoANxNE, Dict, géogr. de la France, p. il

de la région. Tel n'est pas Tavis de M. LenthéricS qui suppose que les étangs de TEstomac, du Pourra, de Citis, d'Ëngrenier et de Lavalduc, qu'il compare à des Caspiennes en miniature, ne formaient autrefois qu'une seule nappe d'eau en com« municatipn avec la mer; mais il n'a été trouvé aucun indice de cette communication, bien invraisemblable d'ailleurs pour l'étang du Pourra^ qui est séparé de la mer par un seuil dont l'altitude est de 30 à 40 mètres. Je ne saurais me rallier à l'hypothèse de M. Lenthéric, qui n'explique d'ailleurs pas la formation des cavités; les jolies psiges qu'il consacre à ces étangs sont l'œuvre d'un poète plutôt que celle d'un savant ; le brillant écrivain ne s'est-il pas laissé entraîner un peu trop loin par son imagination provençale?

Les fissures se rencontrent principalement dans les roches calcaires; mais elles sont loin de faire défaut dans les autres terrains. Nous avons vu^ que le lac Robert, situé au milieu des amphibolites, et qui n'a pas de déversoir, s'engouffrait nécessairement dans une crevasse souterraine. Les sources qu'on observe dans les terrains cristallins et éruptifs montrent bien que ceux-ci ne sont pas entièrement dépourvus de fissures. Cependant, dans de pareils terrains, elles sont beaucoup moins répandues que dans les terrains calcaires; les disparitions de torrents, si fréquentes dans le Jura, paraissent au contraire être tout à fait exceptionnelles dans les régions cristallines des Alpes et des Pyrénées, et il semblerait bien hasardeux de leur attribuer la présence des lacs si nombreux que nous y rencontrons. Il faut leur chercher une autre origine.

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