Pa^'e
4. Cette cote est celle du point le plus élevë de la route départementale n« 1 de la Haute-Savoie, dans la traversée des moraines de la Balrao.
une altitude inférieure, le seuil rocheux de Crains, par lequel il s'est déversé, en formant le Fier actuel.
Le profit en long de cette dernière rivière était, et est encore, loin d'être arrivé à sa forme définitive. Elle se jette en effet dans le Rhône, un peu en aval de Seyssel, à peu près à la limite probable de l'ancien lac du Boorget ; le point de rencontre des deux rivières joue par rapport au Fier le rôle de niveau de base, et l'altitude de ce point, qui est à présent de 249 mètres, était oécessairomenl un peu inoins forte autrefois, puisqu'il se trouve, ainsi qu'il est facile de le constater à l'inspection de la carte géologique au 55^', sur une plaine d'alluvions qui a recouvert le confluent primitif. Quant au niveau du lac d'Annecy, il était autrefois d'environ 430 mètres ; car telle est à peu près l'altitude des couches inclinées visibles audessus du lit moderne que le Fier s'est taillé dans son delta. La pente était donc d'au moins 181 mètres pour 35 kilomètres ou, en nombre rond, de 5 p. 1000, c'està-dire trop forte pourle volume d'eau que charriait le Fier. L'érosion régressive s'est donc mise à l'œuvre, et elle est remontée assez haut pour entamer le seuil rocheux de Crans (fig. 150), après avoir formé un peu en aval, à Lovagny, les célèbres gorges du Fier (fig. 151).
Toutefois, contrairement àce qui s'est Fiû.IBI), —SeuU rocheux de Crana entaillé parie Fiei7
passé au lac de Genève, le niveau du lac "^ ^^ ^ .''■
i^ (Dgprii uaa pholographio de A. Dhleubcqdi.)
n'a pas été abaissé depuis ta période glaciaire ; il a, au contraire, été exhaussé. Pendant que le Fier émissaire travaillait à creuser son lit, le Fier affluent ne restait pas inactif ; il apportait dans le lac son delta torrentiel. Toute la partie nord-est du lac s'est trouvée comblée avant que l'érosion régressive ait atteint le seuil de Crans ; en même temps, comme le Ithône au lac Aa Boui^et, le Fier cessait de se jeter dans le lac, dont il recueillait les eaux par l'inter médiaire du Thiou ; de plus, il continuait à exhausser son delta * derrière lequel le lac