C. A., t. CXXIII, p. 845, 16 novembre
55. Sur les scialets et Thydrologie souterraine du Vercors (Dréme), C. A., t. CXXIII, p. 847,
16 novembre 1896. (En collaboration avec M. E. A. Martel.)
56. Les terrains quaternaires et les lacs du Jura français, BulL C. G. P., n^ 53, t. VIII, p. 197^
Page H, ligne 9 en remontant, au lieu de: Saint-Quentin, lire: Saint-Bonnet.
Page 36, tableau des lacs des Alpes. Les deux accolades situées sur la ligne du lac de Cos devraient être placées sur celles du lac d'Allos. Les profondeurs de 35 mètres et de 45 mètres, la surface de 50 hectares et la mention « deux lies importantes » se rapportent au lac d'AUos; la profondeur de 42°^,50, la surface de 16 hect. 38 et la mention « un seul bassin » se rapportent au lac de Cos.
Page 39, troisième ligne du tableau en remontant (lac du Vernois), au lieu de: hectares, lire: 7 hectares.
Page 88, tableau des vases du lac de Genève, colonne alumine et peroxyde de fer solubles, ligne 8, au lieu de : i, 0, lire : 4,80,
Page 89, tableau des vases du lac d'Annecy, colonne magnésie, ligne 3, au lieu de: 0,49, lire: 0,42.
Page 90, tableau des vases du lac d'Annecy, colonne chaux, ligne 6, au lieu de: 39, tO, lire : 39,32 ; ligne 8, au lieu de: 35,24, lire : 34,24.
Page 94, tableau des vases du lac de Paladru, colonne des profondeurs, ligne 3, au lieu de: 21,00, lire: 32,00; colonne des points de provenance, ligne 1, au lieu de: est-ouest, lire : N.W.-S. E., ligne 3, au lieu de: de l'ouest àl'est, lire: du N. W. au S. E. — tableau des vases du lac de Chalain, colonne résidu insoluble, ligne 2, au lieu de : 6,20, lire: 8,20.
Page 121, ligne 1, effacer le premier des deux mots : superficiel.
Page 128, ligne 2, au lieu de : 70, lire : une trentaine de.
Page 141, températures du lac d'Annecy le 28 février 1891, aux profondeurs de 5 mètres, 10 mètres et 20 mètres, au lieu de : 3,3, lire : 3,4.
Page 142, lac de la MoHe, température de la surface, au lieu de: 10,6, lire: H.
Page 174, 2* ligne en remontant, supprimer les mots d'Orédon.
Page 179, ligne 6 en remontant. La plus grande transparence du lac du Bourget n'est pas de 10"*, 50, mais de 12™, 50 (observation faite par moi le
Page 199, colonne des corps dosés, ligne 9, au lieu de : OC*, lire : CO*.
Page 201, colonne du résidu sec, ligne 9, au lieu de : ,186, lire : 0,186; ligne 10 en remontant, au lieu de : 0,1805, lire : 0,1823.
Page 204, colonne des corps dosés, ligne 11, au lieu de : SiO^ =0,0015, lire : SiO*= 0,003; — Taccolade du lac d'Entressens doit comprendre SiO* et CaO.
Page 219, note 1, ligne 1, au lieu de : page 225, lire : page 227.
Page 224, tableau des eaux du Rhône, deuxième colonne, ligne 16, au lieu de: 08^,3404, lire : 0'^%320 4.
Page 239, ligne 15, au lieu de : par litre, lire : dans 500 centimètres cubes.
Page 416, ligne 7 en remontant, au lieu de : lac de Tignes, vu du chemin (Savoie), lire : lac de Tignes (Savoie), vu du chemin.
Je consigne ici les résultats de quelques explorations que j'ai faites pendant rimpression de cet ouvrage.
Dans les Alpes, j'ai visité le lac (TAntefme et le lac de Gers.
A ma grande surprise, j'ai trouvé le lac d'Anterne encore presque entièrement gelé le 9 juillet 1897, jour de ma visite; seuls les bords étaient libres de glace, et j'ai dû, à mon vif regret, renoncer à naviguer sur ce lac et à en mesurer les profondeurs. La cuvette du lac est dans l'étage oxfordien, et la barre rocheuse qui le soutient à l'aval est formée par le malm ou jurassique supérieur. L'émissaire s'engouffre dans une fissure après un parcours à l'air libre d'une vingtaine de mètres ; il est très probable qu'il revoit le jour un peu plus bas, pour aller grossir le ruisseau qui forme la cascade d'Anterne et se jette dans le Giffre un peu en aval de Sixt.
J'ai trouvé, le 10 juillet, pour le lac de Gers, une profondeur maximum de 5™,30 dans la partie aval. La température superficielle du lac était, à neuf heures et demie du malin, de 13"", la couleur avait le numéro VI de la gamme de Forel, mais en beaucoup plus clair, et la transparence était de 3"^,50 à 4 mètres. Le lac s'écoulait par un émissaire superficiel, et je n'ai pu vérifier s'il existe également des infiltrations souterraines (voir p. 248). Le résidu sec de l'eau de surface, prise le 10 juillet, a été trouvé de Oe^-,085 par litre.
Dans les Pyrénées, j'ai exploré les principaux lacs du bassin du Salât [lacs de LerSy Garbet, de Guzet, d Aube, de Betmale et dAraing), les lacs Bassiès, dans le bassin de l'Ariège, enfin le lac de Peyrelade, situé sur le flanc N. W. du pic du Midide-Bigorre.
Le lac de Lers a une profondeur de 17™, 10 vers le milieu; j'avais donc raison
de dire, à la page 46, que c'était un véritable lac et non point une mare. Il possède une île voisine du bord méridional; entre cette île et le rivage, il n'y a que 0"',70 de profondeur. La température du lac était de 20*" le 17 août 1897 à midi, la couleur avait le numéro XI de la gamme de Forel et la transparence était de 6", 50 à 7 mètres. La cuvette du lac est entièrement dans la lerzolite en place, et Témi^saire, après un faible parcours, s'engouffre dans une cavité qui s'ouvre au contact du calcaire et de la roche éruptive ; il peut être intéressant de noter que c'est dans la partie de la cavité formée de roche calcaire que disparaît le cours d'eau. On dit que les eaux de l'émissaire du lac de Lers forment la source de Neuf-Fonds, qui jaillit à deux kilomètres en aval d'Aulus; je n'ai aucune opinion personnelle sur la vérité de cette assertion; si elle est exacte, le lac de Lers est tributaire du Garbet, et non de l'Arac, comme je l'ai dit à la page 384. Lorsqu'on se dirige du lac de Lers vers le col, situé au S., qui mène dans la vallée d'Aulus, on trouve, un peu en amont du lac, d'abord un lac presque entièrement desséché situé dans la lerzolite, puis un ancien lac situé partie dans la lerzolite, partie dans le calcaire.
J'ai trouvé pour le lac Garbet une profondeur de 26"*, 10 au milieu ; toutefois, le brouillard m'ayant arrêté au milieu de mes observations, il est possible que la profondeur maximum du lac soit légèrement supérieure à ce chiffre. Sur la rive droite du lac existe une petite île formée par des éboulis (voir p. 345). Le 18 août 1897, la couleur du lac avait le numéro VI et la température de l'émissaire était, à la sortie du lac, de 11^,5 à dix heures et demie du matin. Le lac Garbet est dans le granit en place, qui présente, tout autour du lac, de magnifiques surfaces polies par les glaciers; au pied de l'escarpement rocheux qui soutient le lac, se trouve une petite plaine qui paraît être le siège d'un ancien lac.
Le lac de Guzet que, vu son peu d'importance, je n'ai pas mentionné dans le tableau des lacs, a une profondeur de 6^,50. Couleur VIll, transparence 4 mètres (16 août 1897). On ne trouve la roche franchement en place qu'à quelques mètres au-dessous du niveau du lac, de sorte qu'il est difficile de fixer la situation géologique de ce dernier; peut-être est-il dû à une moraine ou à des éboulis.
Le lac d'Aubé a une profondeur de 45 mètres, qui est remarquable, si l'on considère la faible superficie du lac. L'altitude de 1463 mètres que, d'après le dictionnaire de Joanne, je lui ai attribuée à la page 384, est beaucoup trop faible; l'altitude vraie est probablement supérieure à 2000 mètres. La couleur du lac était comprise entre les numéros IV et V, mais un peu plus claire, et la transparence était de 14 mètres le 21 août 1897 ; la température de l'émissaire était de 11^^,5 à 11 heures du matin. Le lac est dans le granit en place, qui présente de très belles parois polies par les glaciers. En aval du lac se trouvent, sur le parcours du ruisseau du Fouillet, deux petites plaines qui paraissent être d'anciens lacs comblés. Le lac d'Aubé est l'un des plus pittoresques, mais l'un des moins facilement accessibles de la région.
Le lac de Detmale a une profondeur insignifiante. Des rives, on voit parfaitement le fond du lac sur toute son étendue. Une digue, construite par l'administration des forêts, a relevé le niveau d'environ un mètre. Le seuil du lac est formé de granit en place; au milieu du lac s'avance une presqu'île composée de bancs calcaires.
J'ai trouvé, pour le lac dAraingy une profondeur de 24 mètres ; toutefois le niveau du lac a été exhaussé d'environ 2 mètres par un barrage; la profondeur du bassin naturel est donc à peu près de 22 mètres. Près du bord sud du lac se trouvent trois Ilots rocheux, dont deux très rapprochés l'un de l'autre, qui sont séparés du rivage par une passe où la sonde accuse des fonds de 3 à 4 mètres. Le lac se trouve dans les schistes primaires en place et les Ilots paraissent formés de ces mêmes schistes, mais injectés et rendus ainsi plus durs; aussi ont-ils pu résister à l'action des glaciers. C'est un phénomène analogue à celui que j'ai décrit au lac de Naguille (voir p. 337). Le 24 août 1897, la couleur du lac avait le numéro IV, la transparence était de 9 mètres, et la température superficielle était, à midi, de 14^. La surface du lac est, d'après le cadastre, de 23 hect. 4 ares.
Il existe cinq la^s de BassièSy dont quatre sont tributaires du ruisseau de Bassiès; le cinquième s'écoule dans le ruisseau qui descend du port de Saleix. Ce dernier lac parait sans importance. Le plus grand des quatre autres a une profondeur de 21 mètres; le 20 août 1897, sa couleur avait le numéro XI, sa transparence était de 5 mètres, et sa température superficielle était, à midi, de 13''. En aval du grand lac se trouve un autre petit lac dont la profondeur est de 6 mètres; en amont, il en existe deux autres, dont le premier, autrefois beaucoup plus étendu, a une profondeur de 7", 20; quant au second, je ne l'ai pas sondé, car il se trouve dans une dépression rocheuse invisible des autres lacs, et je n'ai connu son existence qu'en l'apercevant, à mon retour, du col qui sépare la vallée de Bassiès de celle d'Aulus; il n'est d'ailleurs pas marqué sur les cartes. Tous ces lacs sont dans le granit en place, qui présente d'admirables polis glaciaires et qui renferme, outre les lacs susmentionnés, de nombreuses dépressions qui sont les sièges d'anciens lacs à présent desséchés.
Le lac de Peyrelade a une profondeur de 27 mètres. Sur la rive sud, une muraille rocheuse plonge à pic dans le lac. La couleur avait le n"" III et la transparence était de 16 mètres (27 août 1897). Le lac est dans la roche en place, et la barre qui le soutient à l'aval paraît être formée de gneiss.
Ces diverses explorations ont été faites avec le concours de mon ami Etienne Bitter. Elles ont été en général assez difficiles, car les habitants des Pyrénées n'ont pas encore compris le parti qu'ils pourraient tirer de leurs montagnes s'ils savaient les exploiter, comme on le fait en Suisse. Croirait-on que, dans les environs d'Aulus, qui est une station balnéaire très fréquentée, il n'existe qu'ww chemin muletier convenable? J'ai donc été obligé de faire transporter mon
volumineux bagage par des sentiers à peine tracés, soit à dos d'homme, soit sur des petits ânes dont les bâts sont conditionnés de telle manière que la charge ne puisse s'y tenir que par un miracle d'équilibre. Il en est résulté pour mon bateau Osgood, le fidèle compagnon de mes explorations lacustres, des avaries qui mettront probablement fin à sa carrière aventureuse. J'ajouterai que, dans cette partie des Pyrénées, les cartes lopographiques sont encore plus défectueuses que dans les autres régions montagneuses. J'ai trouvé heureusement un précieux concours auprès des fonctionnaires locaux, parmi lesquels je citerai d'une manière toute particulière M. Campardon, inspecteur des forêts à Saint-Girons, M. Despax, faisant fonctions d'ingénieur des ponts et chaussées dans la même ville, et M. Rieumailhol, conducteur des ponts et chaussées à Bagnères-de-Bigorre.
J'ai parcouru la Bombes , et tous les étangs que j'y ai aperçus, notamment le Grand-Bataillard et Vétang de Vavril, qui figurent parmi les plus considérables, sont bien artificiels, comme je le disais à la page 11 d'après des renseignements dignes de foi, mais non d'après mes observations personnelles. L'étang de Vavril était même vidé le jour de ma visite (25 juillet 1897).
Une excursion que j'ai fdite aux environs de Boussens, dans la Haute-Garonne, m'a permis d'apporter une rectification assez importante aux cartes géologiques déjà publiées sur cette région et en particulier à celle de M. Roussel. Au point où la Garonne traverse la chaîne des petites Pyrénées, elle coule à travers un plateau rocheux continu, qu'on peut suivre depuis Boussens, sur la rive droite, jusqu'à Mancioux, sur la rive gauche. Ce plateau est, en divers points, recouvert par des alluvions qui doivent appartenir à la terrasse inférieure post-glaciaire (voir Boule, le Plateau deLannemesan, etc.). La coupure delà Garonne, de largeur variable, a une profondeur de 15 à 20 mètres. Il semble, en vertu du principe que j'ai exposé à la page 364, qu'un lac existait dans la plaine qui s'étend en amont jusqu'à Montréjeau. Ce lac aurait été une sorte de « Randsee », analogue aux grands lacs subalpins ; il a dû être rapidement comblé par les alluvions fluvio-glaciaires issues des moraines de Labroquère, qui sont, comme l'a montré M. Boule, les moraines les plus avancées de la dernière époque glaciaire.
Un dépouillement incomplet de mes notes m'a fait faire, dans le chapitre IX (Matières dissoutes dans l'eau des lacs) deux omissions qu'il importe de réparer. Le T' juin 1894, le résidu sec de l'eau du lac de Nantua, prise à la profondeur de 11 mètres, était de 0^173 par litre, pour un litre d'eau évaporée (voir p. 201),
et, le 14 octobre 1893, j'ai trouvé les chiffres suivants pour l'eau du lac de Saint Point (voir p. 202) :
PROPONDRCR
en mètres.
RRGION DU LAC
Milieu.
QDATITITi DBàU
évaporée.
RBSIDn SBC
par litre.
Id.
Id.
Ces résultats confirment la loi d'après laquelle la quantité de noiatières dissoutes augmente avec la profondeur.
M. le D' A. Magnin vient de me communiquer des mesures de températures qu'il a prises dans quelques lacs du Jura et qui mettent en évidence, d'une manière frappante, l'influence de la forme du lac sur son régime thermique. Voici les chiffres qu'il a trouvés pour le lac Genin et le lac des Rousses :
PROFONDEUR
ÎJkC GBKIM
LAC
DBS R0DS8K8
en mètres.
(altitude 800 met. approxim>).
(altitude 1 075 met.)
17 sept. 1895.
Defréa.
Degrés.
surface.
lo,2
On voit que, dans les couches superficielles, le lac Genin est sensiblement plus chaud que le lac des Rousses, mais, vers la profondeur de 10 mètres, une interversion se produit et, dans les couches profondes, la température du lac Genin est inférieure de plus de 7"* à celle du lac des Rousses.
Cependant le lac Genin est situé environ 275 mètres plus bas que le lac des Rousses; les profondeurs moyennes des deux lacs sont sensiblement les mêmes (7°\30 pour Genin et 6 mètres environ pour les Rousses); mais leur forme est très différente (voir pi. IX et p. 154).
M. A. Magnin a également trouvé pour le lac de Narlay (27 juillet 1895) 21**,3 à la surface et 5^,1 à la profondeur de 20™, 50, — pour le lac de Chavoley (27 août 1897) 24^2 à la surface et 6%9 à 1 5 mètres, — pour le lac de Rare (7 septembre 1895) , 25^,2 à la surface et 5^,3 à 21™, 50. La forme et les dimensions de ces divers lacs ne permettent pas facilement aux couches profondes de se mélanger avec les couches superficielles.
Enfin j'appellerai l'attention sur les mesures que j'ai prises au lac d'Annecy le 18 août 1893 et au lac d'Aiguebelette le 19 août 1893(voir p. 141 et 143); les résultats obtenus montrent encore une fois que les couches profondes du second lac sont sensiblement plus froides que celles du premier (voir p. 151).
Pages.
PRÉFACE vil
PRINCIPALES ABRÉVIATIQNS xn