‹ Atlas des maladies profondes de l'oeil comprenant l'ophthalmoscopie [electronic resource]Chapitre 10 sur 165 · APPLICATIONS DU MIROIR AU DIAGNOSTIC DES ÉTATS AMÉTROPIQUES DE L'ŒIL · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DU MIROIR AU DIAGNOSTIC DES ÉTATS AMÉTROPIQUES DE L'ŒIL

GMasson KdiLetir Paris

ImpBecqud. Pans

Figure 1.

Œil normal déjeune homme (16 ans), vu au miroir. - Pupille non dilatée.

Fig. 2.

»r-i tt»mt ri'nn très-lé"er degré d'hypermétropie. - Le champ de la pupille partagé en" ntes inS— = l^ne presque blanche correspond à H^^^^^ deme-

sûrement grande et dLse de la pupille ; l'autre, à la portion en vue de la choroïde.

Fig. 3.

OEil emmétrope soumis à l'atropine et examiné au miroir à une distance de quelques cenumètr on voit l'image droite et peu nette de la papille et de deux vaisseaux rel.

niens.

Fig. 4.

OEil hypermétrope vu au miroir à une distance de 30 centimètres (hypermétropie manifeste i). On obtient une image droite, plus nette, un peu moins grande que dans l'exemV précédent, de la papille et des vaisseaux rétiniens.

Fig. 5.

Œil opéré de cataracte examiné au miroir. Dans ce cas l'hypermétropie étant au plus haut degré, l'image droite est beaucoup plus petite.

Fig. 6.

Œil myope (myopie = }) examiné au miroir. On obtient à une distance de 30 centimètresune ima\e renversée de la papille et des vaisseaux. En se rapprochant davantage l'image disparaît.

PLANCHE Vï

Figure 1.

Œil physiologique d'un sujet de 23 ans, à peau noire mais de race caucasique. — L'élat de la pigmentation choroïdieune a changé considérablement l'aspect du fond de l'œil. L'image a une teinte grise à travers laquelle se laisse à peine deviner la couleur rouge habituelle de la choroïde. Sur ce fond gris-perle, la rétine projette des, refiels chatoyants que le pinceau a plutôt indiqués que rendus.

Fig. 2.

Œil physiologique de vieillard (70 ans). — La choroïde, très-fortement pigmentée, donne à l'image un ton orange sombre qui s'écarte notablement de la couleur habituelle. Papille maigre décolorée. — Vaisseaux rétiniens rabougris.

OEil physiologique sur lequel sont projetées les deux images du miroir fournies par la lentille biconvexe pendant l'examen par l'image renversée. On peut voir sur cette ligure par quels caractères elles se distinguent de la papille.

Fig. 4.

Œil physiologique de jeune homme (17 ans). — La choroïde richement pigmentée donne une image encore sombre, mais beaucoup moins que la précédente ; elle est remarquable par l'aspect et la largeur de l'anneau choroïdien qui entoure les deux tiers de la papille d'une bande pigmentaire noire. La papille légèrement allongée dans le sens vertical est très-riche en fibres nerveuses : la couche qu'elles forment est assez épaisse pour couvrir entièrement la lame criblée que l'on ne voit pas du tout, et pour exagérer la saillie de la papille optique, ce dont on peut juger par l'inûexion de la plupart des vaisseaux rétiniens au point où ils descendent sur la rétine.

Fig. 5.

OEil physiologique de vieillard. — Cette image représente l'aspect du fond de l'œil que l'on rencontre le plus souvent à un âge avancé ; la papille est décolorée, la lame criblée, profonde, le limbe sclérotical, large, très-apparent, la couche des fibres, étroite, plus riche en tissu conjonctif qu'en fibres nerveuses, comme l'indique la teinte grise ardoisée substituée à la teinte grise pénétrée de rouge ou de jaune qui caractérise habituellement la papille. Le stroma choroïdien a conservé tout son pigment; mais les cellules de la couche épithéliale sont rares, ce qui met à découvert les éléments de la choroïde et lui donne l'aspect d'une surface rouge mouchetée de noir. On peut remarquer aussi combien sont grêles les vaisseaux rétiniens.

Fig. 6.

OEil physiologique d'un jeune homme blond. — La choroïde est d'un ton plus clair que d'habitude, ce qui tient à l'état de sa pigmentation. En comparant entre elles les figures 1, 2, 4, 5 et (J, on peut juger combien la pigmentation de la choroïde modifie l'aspect de cette membrane au miroir. La papille présente un modelé qui aide à reconnaître facilement les trois zones dont elle se compose; au centre une tache blanche, située au point d'émergence des vaisseaux, est fournie par la lame criblée; à la périphérie, une ligne claire due au limbe sclérotical ; et enfin entre les deux une zone d'un gris rougeiïtre qui correspond à la couche des fibres nerveuses.

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VARIETES PHYSIOLOGIQUES

G.Masson Editeur Pans

Becquet clipomolith

Figure 1.

Œil normal richement pigmenté. - Le ton général est sombre; l'anneau choroïdien estompe en brun foncé et la tache jaune très-apparente. Cette dernière est entourée d une zone brune, au centre de laquelle figure un petit disque rouge foncé, qui entoure un pomt blanc correspondant à la fossette naviculaire. L'ensemble de l'image représente un beau type d'œil jeune et brun . ^ représente un

Fig. 2.

OEil physiologique peu pigmenté. - Le ton général est beaucoup plus clair que dans limage précédente ; le défaut de pigment de la couche épithéliale et du stroma met à découvert un élégant réseau choroïdien, visible jusque dans ses dernières ramifications La papille est remarquable par sa teinte grise.

Fig. 3.

OEil physiologique. - La choroïde présente un certain nombre d'espaces intervasculaires tres-sombres et de nature à simuler un état pathologique. Les dépôts pigmentaires figurés le long des vaisseaux sur la papille sont une erreur de la chromolithographie.

Fig. 4.

OEil normal vu à un fort grossissement (image droite). - On reconnaît facilement les trois zones concentriques dont se compose la papille. Au centre, un espace clair finement ponctue en gris, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec la coupe d'un jonc et présentant à son bord externe le point d'émergence des vaisssaux; c'est la lame criblée A son pourtour une zone d'un gris rougeâtre : c'est la couche des fibres nerveuses qui paraissent, dans ce cas particulier, former une couche également épaisse dans toutes les directions; enfin, en dehors de cette dernière, une ligne assez claire représentant l'anneau scléroticaL L anneau choroïdien fortement pigmenté est marqué par un croissant noir vivement accuse dans le tissu de la choroïde. Le grossissement employé met en relief les caractères distinct, fs des vaisseaux. Les artères sont moins grosses, plus pâles, figurées par un centre clair et un double contour plus sombre; les veines, plus grosses, plus sombres et d'une einte uniforme. Cette image, très-scrupuleusement reproduite, démontre également que es rapports entre les deux ordres de vaisseaux sont variables, puisque en certains points 1 artère couvre la veine, et en d'autres, est recouverte par elle.

Fig. 5.

OEil physiologique. - La papille est remarquable par la largeur de la lame criblée, et surtout par i existence d'une masse pigmentaire assez volumineuse, isolée et siégeant à proximité dun vaisseau. En raison de l'origine de ces sortes de production, tout porte à croire qu elle représente, soit uu développement anormal de pigment dans la rétine soit le produit d une apop exie miliaire de la papille ou du nerf optique, assez peu cens dérable pour occasionner des troubles fonctionnels, puisque la vision est normale.

Fig. 6.

OEil normal dessiné chez un jeune homme atteint de choléra confirmé. - La papille est de couleur lie de vin . Les artères sont filiformes, à peine perceptibles -, les veines volumineuses et comme étranglées au niveau du limbe sclérotical : sur la papille elles paraissent emiees, ce qui est du à ce que le tissu de la papille est légèrement infiltré et partant moins ransparent. Les vaisseaux clioroïdiens sont très-pàles; ils donnent au fond de l'image une teinte hlas sur laquelle sont accusés fortement en bleu foncé les espaces intervascu-

D-î^ Maurice Perrin

OPHÏHALMOSCOPIE

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VARIÉTÉS PHYSIOLOGIQUES Bec^uet chromoMh

G. Masson Editeur Pavis

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