RÉTINE DÉCOLLÉE. COUPES ÛU PÉDICULE
G. Masson Ecliieur, Pans .
Planche XLV. — Rétine.
Figure I. — G. — 350 D.
Sclérose de la rétine.
Réline provenant d'un décollement de la rétine au deuxième degré (convolvulus). Les altérations y sont plus visibles parce que le tassement était encore moindre que dans la planche précédente.' 1- — Portion du corps vitré en voie d'organisation près de la rétine; elle contient des fibres bien formés de tissu conjonctif et un certain nombre d'éléments cellulaires.
2. — Limitante interne de la rétine, nette et bien conservée.
3. — Gros faisceaux de fibres do MuUer, partant de la limitante interne, pour descendre jusqu'aux bâtonnets.
4. — Noyaux d'éléments cellulaires placés sur ces gros faisceaux hypertrophiés,
5. — Fibres du nerf optique coupées perpendiculairement : elles ont diminué beaucoup de quantité, comme le démontre le vide de certaines loges, elles renferment au milieu d'elles quelques éléments cellulaires.
6. — Vaisseau artériel de la rétine compris entre les faisceaux de MuUer. Les parois en sont scléreuses, hypertrophiées et son calibre, complètement obturé par cette dégénérescence des parois internes.
7. — Rares éléments sympathiques conservés au-dessus de la couche moléculaire.
8. — Couche moléculaire interne ayant pris sous l'influence de la sclérose générale de la réline un aspect fibreux, à couches horizontales. Cette bande est aussi considérablement augmentée de volume.
9-10. — Couche des grains internes. Aucune préparation normale ne pourrait montrer mieux que la pathologie, la structure de la rétine dans ces zones : la dégénérescence fibreuse isole les travées conneclives hypertrophiées, qui apparaissent alors revêtues de noyaux, c'est-à-dire des grains internes.
Comment ces derniers éléments pourraient-ils être considérés comme étant de nature nerveuse quand dans une sclérose générale de la membrane ils sont toujours retrouvés plus beaux, mieux développés que dans la rétine normale. Celte preuve de la nature endothéliale des grains se joint à celle de la sélection de la purpurine indiquée par Ranvier.
11. — Couche moléculaire externe réduite à un liseré fibreux, vivement colore par le carmin.
12. — Travées de Muller venant des régions internes de la rétine; elles sont, comme plus haut, disposées en faisceaux volumineux.
13. — La nature^ f origine des grains internes est encore plus clairement démontrée que dans la couche 9 et 10.
14. — Limitante externe de la rétine sur laquelle s'insérèrent les travées de Muller hypertrophiées.
15. — Exsudât qui sépare la rétine delà clioroïdo et dont l'accroissement marche parallèlement au plissement de la réline.
16. — Pigment de l'épithélium choroïdien, soit en masses, soit pénétrant déjeunes cellules rassemblées contre la limitante interne. Quelques cellules subissent la dégénérescence colloïde.
Retuve
ANATOMIE PATHOLOGIQUE DE L'ŒIL
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