Limitante interne de la réline sinueuse
4. — Travées de Mûller groupées en gros faisceaux ir réguliers qui descendent vers la limitante interne.
5.6.— Fibres du nerf optique. Un fait remarquable dans celte coucho, outre l'hypertrophie des fibres de Mûller, est la présence d'une prolifération assez active des cellules éparses dans l'expansion même, du nerf optique. C'est un phénomène inflammatoire assez rare dans cette région de la rétine.
I. 8. — Cellules sympathiques en voie de dégénérescence colloïde. Elles effleurent la couche granuleuse interne, diminuée déjà d'épaisseur et tassée longitudinalenient contre les grains internes.
9. — Couche des grains internes recouvrant les travées de Mûller. Ces éléments
sont très-bien développés et sans trace de dégénérescence dans celte zone. 10. — Au-dessous des grains internes, la rétine est complètement atrophiée, scléreuse. Les fibres de Mûller (10), parties de la limitante interne, la constituent seule. La couche moléculaire externe fait défaut.
II. — Mais de ces travées connectives (10), les éléments endothéliaux, ou grains externes sont en grande partie tombés, et remplacés par des vésicules colloïdes.
12. — Des masses pigmentaires charbonneuses, venues du pigment choroïdien, se rencontrent en plusieurs points de celle rétine dégénérée, au-dessus de la limitante externe.
13. — Limitante externe, séparée do la choroïde par un prolongement des fibres de Mûller. En ce point la suture est intime, mais cependant la limitante choroïdienne est conservée, et il n'y a pas, jusqu'ici, fusion entre le tissu conjonctif des deux membranes.
14. — Vésicules colloïdes, œdémateuses séparant la réline de la choroïde.
15. — Limitante interne de la choroïde surixiontée d'un épilhélium clioroïdien en prolifération, disposé irrégulièrement, et privé de sou pigment en plusieurs points. C'est ce pigment que nous avons retrouvé plus haut (12).
16. — Choroïde, elle-même atrophiée et scléreuse. {Voir planches 6 et 1.)
Figure II. — G. = 350.
Plaque d'atrophie blanche (rétine -choroïdite.)
1. — Organisation fibreuse du corps vitré en avant de la rétine; quelques éléments du corps vitré, et des globules purulents sont mélangés aux couches fibreuses encore molles.
2. — Limitante interne de la rétine, saine et d'épaisseur normale.
3. — Couche des fibres du nerf optique, réduite à une très-faible épaisseur, atrophiée et contenant plus d'éléments cellulaires qu'à l'état normal.
4. — Couche granuleuse, composée des débris des cellules sympathiques et de la couche moléculaire séparées par une limitante très-nette delà couche des grains externes.
5. — Couche des grains internes, très-bien conservée dans toute sa hauteur, et nettement limitée par deux liserés vivement colorés en rouge par le carmin.
6. — Au-dessous des grains internes, toute la structure de la rétine est cliangée : elle ne se compose plus que de travées connectives irrégulièrement disposées et dirigées vers la limitante interne de la choroïde.
7. — Grains internes. Quelques noyaux sont encore adhérents çà et là au tissu hypertrophié des fibres de MùUer.
8. — Débris de bâtonnets et de cônes enclavés dans les travées connectives. Les travées fibreuses sont séparées de la limitante choroïdiennc (9) par un cxsutad (10) qui contient une grande quantité de globules purulents et de débris de l'épithélium polygonal.
H. — Choroïde scléreuse.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE DE L'ŒIL
ei-ine .
D!'"Ponc^t prép «t. del Becquet chromoHili.
PLAQUES D'ATROPHIE BLANCHE S . [ Retino-ctioroïdite. )
Planche XL VII. — Rétine.
Figure I. — G. = 350 D.
Phlébite de la rétine.
La phlébite de la rétine est un fait commun à un grand nombre de maladies des membranes profondes de l'œil, et nous en avons déjà donné un exemple (pl. 42) joint à une lésion des bàtonnels et de la couche des fibres du nerf optique. Ici la lésion est plus simple.
Cette figure correspond à une des causes des infilti'ations blanches périvasculaires si fréquentes à l'ophlbalmoscope.