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Begamey dehn
VARIETES PHYSIOLOGIQUES
BecqueL cliTomoIilli
G.Massoii Ji(Ji.Lcar Pnri
Figure 1.
Choroïde disséminée. — Le champ de la choroïde est irrégulièrement parsemé de petites taches jaunâtres plus ou moins arrondies. La plus étendue se trouve dans la région de la macula. La plupart d'entre elles semblent surgir de l'épaisseur du stroma choroïdien, dont la couleur rouge les entoure ou les recouvre encore. On dirait des granulations miliaires. Certaines d'entre elles plus développées ont une teinte plus franchement jaune : elles sont entourées d'un liséré de pigment noir. Quelques-unes ont une petite masse pigmentaire vers leur centre. D'autres masses de pigment noir sont disséminées sur la surface de l'image. Le parenchyme choroïdien est d'un rouge plus intense qu'tà l'état normal.
Sujet de 30 ans sans antécédents syphilitiques avoués ou reconnus. — Les troubles visuels remontent à deux années; ils ont suivi une marche progressive, sans réaction locale ni signe extérieur quelconque. A l'époque où l'œil fut dessiné, le malade ne voyait plus à se conduire; la vision centrale était abolie ; la vision périphérique était encore assez satisfaisante, mais elle était renfermée dans des limites Irès-restreintes. Nous avons constaté chez ce malade, à diverses reprises, une persistance très-grande des images rétiniennes. Ainsi l'imagR de la main, placée de façon à être vue distinctement, persiste assez pour empêcher le patient d'indiquer le moment ou elle disparaît.
Fig. 2.
Kétino-choroïdite. — L'altération est représentée principalement par trois larges plaques saillantes situées deux en dehors de la papille et la troisième au niveau de la tache jaune ; ces taches affectent une disposition uniforme ; elles sont comme .stratifiées par couches concentriques qui circonscrivent un espace central dans lequel la choroïde parait relativement saine. On dirait la disposition annulaire de certaines manifestations syphilitiques. La tache jaune est envahie par une masse noire qui, en raison de son volume et de sa couleur, ne peut être attribuée qu'à un petit épanchement sanguin . On peut voir que sur deux points les vaisseaux rétiniens sont envahis; l'un d'eux est même complètement couvert par une masse de pigment charbonneux. — Le champ choroïdien est en outre parsemé de petites masses jaunâtres semblables aux altérations de la figure précédente .
Sujet de 31 ans, nrarié, sans antécédent syphilitique. Le début des accidents remonte à trois ans. Le malade, qui est chef de musique, raconte qu'après s'être fatigué à jouer du cornet à piston, il fut pris subitement de vertiges accompagnés de phantasmes lumineux et suivis de perte de connaissance. Cet accident, qui ressemble beaucoup à une syncope, n'eut aucune suite, mais à partir de ce moment la vue se serait progressivement affaiblie sans réaction appréciable. Aujourd'hui la vision centrale est abolie; l'angle nasal, l'angle frontal et l'angle jugal sont à peu près nuls; l'angle temporal résiste encore. Ue ce côté le malade peut voir nettement une lampe Carcel.
Rétino-choroïdite. — L'altération principale est représentée par de longues et étroites traînées blanchâtres qui divisent de part en part l'image ophlhalmoscopique ; les vaisseaux rétiniens passent manifestement au devant. En dehors de ces bandes atrophiques on remarque, surtout vers la région delà macula, d'abondants dépôts pigmentaires; plusieurs
d'entre eux couvrent les vaisseaux rétiniens, ce qui permet d'établir que la rétine est ellemême envahie.
Sujet de 30 ans. S = ^- Angle nasal réduit à quelques degrés; angle temporal mieux conservé. Pas d'antécédents syphilitiques ou autres. Celte affection remonte à treize mois; elle a suivi progressivement son cours sans réaction locale.
Fig. 4.
Choroïdile chronique. - Staphylôme postérieur. Myopie = ^. La région delamacu/a est envahie par un certain nombre de petites masses jaunâtres arrondies. Le reste du champ choroïdien ne parait pas altéré.
Sujet de 25 ans. S = ^ : angle nasal réduit à G» : angle temporal à peu près intact. Cet état amblyopique, qui remonte à deux ans, a suivi une mfection syphilitique. - Traitement par les onctions mercurielles : vision améliorée. S = Traitement interrompu ; les accidents reparaissent et sont rebelles à toute médication.
Fig. 5.
Dégénérescence profonde de la choroïde. - Les venœ vorticosœ vivement accusées sont représentées par un système de vaisseaux rectilignes et diriges en rayonnant ^ers a papille; les uns sont rouges ; les autres sont jaunes et envahis par la esenerescen athéromateuse. L'anneau choroïdien complètement alroph.e a m.s à nu le cere^^e sclérotical de la papille. De grosses masses pigmentaires sont d,ssemme ^^^l ^^^^ choroïdien, principalement vers Vora serrata. La retine est visiblement ^l'^ree. on y remarque deux plaques grisâtres d'apparence graisseuse : les vaisseaux ont mue de volume, contrairement à ce qu'indique la chromolitliographie ; leur nombre est nolablementrestreint, et ce qui reste paraît appartenir au système veineux. - Amblyopie.grave. Voit à peine à se conduire.
Fig. 6.
Même altération que dans le cas précédent. - En examinant ^^«^^f ^r'E ""les retrouve toutes les formes et tous les degrés de l'atroph.e du si orna '^^'^ couches pigmentaires ont disparu ; les plans vascula.res sont nus a ' '"^^^^^ seaux accessibles à la circulation, forment un réseau rouge orangé; d autres ne on
r'reprSntés que par des stries jaunes et brillantes. ^^^^^J^^ de constater le travail de dégénérescence granulo-gra.sseuse ; y ^^^^^^^^^ son caUbre ré"ulier, il présente des espèces d'étranglement; en cei tains points il est reLl d sa ; da s d'autres et au niveau des étranglements il est rempli de mat.e e
une rSéZsLa Vivement la lumière. Sur toute l'-tendue de ^^^^^^^l^ et nombreuses masses pigmentaires, des exsudais entoures d'une boidure noire qui envahissent à la fois la choroïde et la réline.
Perle absolue de la vision.
D'^Maunce Perrin
OPHTHALMOSCOPIE