Procès-oihaire dont lo gonHement n'est pas exagéré
22! — Lame anhyste continuant l'insertion du ligament suspenseur du cristallin. La disposition que nous avons représentée par cette coupe, provient d'un œil atteint d'excavation papillaire glaucomateuse très-prononcée : elle donnerait donc raison à la théorie qui considère comme une cause de pression, au centre du NO, cette oblitération de la voie de sortie des humeurs de l'œil, par l'angle de l'espace de Fontana et le canal de Schlemm. Il est possible, en effet, de rencontrer cette lésion de la région ciliaire dans beaucoup de glaucomes ; elle n'indique après tout qu'une inflammation de l'iris et de la région ciliaire. Mais nous pensons qu'elle n'est pas l'unique condition, suffisante et nécessaire, pour produire l'excavation du NO. Nous l'avons souvent rencontrée sans glaucome, et sur une pièce de notre collection, nous avons môme constaté une synéchie circulaire périphérique, complète, ancienne, de l'angle iridien, avec une névrite œdémateuse, congesLive et en saillie, de la papille.
Nous pensons que le décollement spontané, ati'ophique de la rétine, se conforme beaucoup mieux aux remarques de Kniess et de Wecker. La tension a tergo existe surtout dans l'espace lymphatique de Schwalbe ; son premier effet est une exsudation anté-choroïdienne, un léger décollement de la rétine. Sur les pièces qni présentent cette affection, même au début, il est alors aisé devoir le liquide séreux arriver sous la sclérotique, près de l'insertion antérieure du muscle ciliaire. La théorie de la cicatrice à filtration lente dans l'iridectomie est assurément exacte, mais le résultat immédiat de cette opération, ainsi que nous l'avons dit en 1814, à la Société de biologie (1), c'est un large dèbridement qui met en communication l'espace supra-choroïdien et la chambre antérieure, amenant de suite un rapide écoulement de l'hypersécrétion séreuse postérieure.
(1) Mémoire sur les décollemenls de la réline.
Nerf optique
ANATOMIE PATHOLOGIQUE DE L'ŒIL
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G.MassoB Editeur, Pans.
Planche XXVIII. — Nerf optique.
Névrite optique. - Œdème de la papille dans un cas de tumeur cérébrale.
La forme de cette papille est tout à fait caractéristique, c'est celle qui a été désignée sous le nom de papille en bouton; c'est l'image d'une tête d'insecte : les prolongements rétiniens formant les antennes. Mais en dehors de ces comparaisons, il faut remarquer que celte turgescence, ce gonflement si proéminent delà papille entraînent aussi un élargissement transversal important. Cette saillie générale des fibres nerveuses amène un décollement des parties de la rétine qui touchent à l'entrée du nerf à travers la choroïde : de là des changements de structure pour cette partie de la membrane nerveuse. 1 - Faisceaux des fibres du nerf optique dans la papille. Ces faisceaux sont très-élargis, et entre les premières fibres un grossissement plus fort, montre déjà des vésicules d'œdème.
<9 — Espaces entre les faisceaux occupés par les vésicules œdémateuses, sans * noyaux, incolores, fins à contours et granuleuses. Ces vésicules sont la cause essentielle de la forme delà papille, elles dissocient les faisceaux entre eux, et les fibres mêmes des faisceaux. Très-abondantes dans la partie antérieure de la papille où elles peuvent se développer sans pression trop énergique, elles deviennent beaucoup plus rares au passage du nerf à travers l'ouverture scleroticale a la lame criblée. Sur cette pièce, l'espace compris entre les enveloppes du N. U., n'était pas renflé immédiatement derrière la sclérotique.
3 - La coupe antero-postérieure de la papille a sectionné un très-grand nombre de petits vaisseaux, très-développés et gorgés de sang. Cette vascularisation anormale, celte congestion exagérée des capillaires constituent deux facteurs importants dans cette œdème de la papille.
4 — Gros vaisseaux de la rétine dont la gaîne est aussi œdémateuse. ^
5' - Renflements latéraux et inférieurs de la papille, constants dans cette névrite œdémateuse. Leur formation s'explique par le décollement de la partie la plus centrale de la rétine d'avec la choroïde. En ce point, peu de résistance et par conséquent dilatation œdémateuse, plus prononcée.
6. - Portion la plus interne de la rétine dont les couches sont profondément
Immédiatement près de l'émergence du nerf, nous ne rencontrons plus de bâtonnets, et plus en dehors, ni les cellules sympathiques, ni les couches moUeculaires ne peuvent être reconnues. Trois bandelettes de grains réunis par des libres perpendiculaires remplacent la structure normale : il n'en existe que deux a l'état normal. Mais ces trois bandelettes de grains doivent être envisagées comme n'en formant que deux en réalité ; c'est la partie médiane de chaque zone quia disparu, les deux portions externes avec le centre, persistent; et entre elles les fibres de soutien. La réunion des deux zones des grains est visible au cote gauche de la figure (6).