Sclérotique
11, — Lame criblée.
Cette figure est un exemple remarquable de ces hémorrhagies interstitielles, étudiées expérimentalement sur les animaux. L'opacité qui se produit immédiatement en avant de la rétine par la partie séreuse de l'épanchement, suffirait pour expliquer des troubles que la rupture des fibres, dans la partie centrale, fait aussi naître à la macula. Ici, les fibres périphériques étaient dissociées par l'hémorrhagie; la zone périphérique où elles se distribuent, devait donc avoir aussi perdu une partie de son acuité visuelle.
ANATOMIE PATHOLOGIQUE DE L'ŒIL
H£MÛKRHAÛ1K LF; I,A RKTINE.DE LA PAPII.LF ET DU M.O.
Planche XXXIX. — Rétine.
FiouRK L — G. = 350 D.
Hémorrhagie dans rèpaisteiir de la rétine avec destniction d'une partie
des éléments.
(Coupe perpendiculaire à la direction des fibres du N. 0.)
i . — Limitante interne de la rétine.
2. — Travées de Muller, épaissies, et descendant vers les couches externes. La couche des fibres du nerf optique comprises normalement entre cçs travées a complètement disparu, et les arcades ne contiennent que des globules sanguins.
3. — Région des cellules sympathiques. Quelques travées de Muller séparent les vésicules colloïdes, remplaçant les éléments ganglionnaires détruits et comprimés par rhémorrhagie.
4. — Bandelette granuleuse qui sépare la zone primitive des fibres du nerf optique d'avec les cellules sympathiques : elle est ici très- hypertrophiée, épaissie.
5« — Vésicules d'œdème distendant les espaces entre les fibres de Muller, et formant des loges limitées par ces travées.
6« — Cette zone est celle des grains internes ; mais ici elle est modifiée par rhémorrhagie : au lieu de former une bande non interrompue de noyaux, ceux-ci sont d'abord séparés en séries verticales, et restent rares dans une môme bandelette perpendiculaire. En un mot ces éléments endothéliaux sont tombés en partie et dans les travées qu'ils recouvrent encore, ils sont largement espacés. Le sang épanché dans cette zone est refoulé par Pœdème contre les deux bandelettes moléculaires. Ces bandes moléculaires n'existent pour ainsi dire plus, et sont réduites à deux lignes très-précises qui séparent les grains.
7 . — Bande occupée par les travées connectives de Muller hypertrophiées. Cette portion ne porte plus aucun grain sur ces fibres, les globules sanguins dissocient la trame de la rétine jusqu'à la portion supérieure de la zone des grains externes. L'hémorrhagie dans ce cas n'a pas fusé plus loin, mais il est fréquent de voir les hématies traverser toute l'épaisseur de la membrane nerveuse et former une nappe épaisse de décollement entre la rétine et la choroïde.
8. — Grains externes sains. Il est facile de suivre dans cette rangée les prolongements des fibres de Muller.